Vous êtes ici : Accueil > Conjoncture > Synthèse trimestrielle

Votre barre d'outils Augmenter la taille de la police (grande).Diminuer la taille de la police (petite).Augmenter les contrastes en inversant les couleurs.La mise en forme courante correspond à celle par défaut. Pour imprimer le document, utilisez les fonctionnalités de votre navigateur. Pour ajouter le document à vos favoris, utilisez les fonctionnalités de votre navigateur.

Synthèse trimestrielle de la conjoncture régionale

 

Abonnement à la note de conjoncture pour la recevoir directement 

N°89 - Janvier 2020

Une stabilité de l'activité industrielle
Des créations d'entreprises dynamiques

Le ralentissement de l'économie dans la plupart des économies avancées est aujourd'hui clairement engagé. En Union européenne, l’Italie et l'Allemagne sont les plus touchées. En particulier, les constructeurs automobiles sont désormais confrontés aux évolutions structurelles nécessaires de leurs moteurs mais également au ralentissement du marché chinois, largement impacté par sa guerre commerciale avec les États-Unis.

En France, la croissance se maintient à un niveau faible. Elle devrait atteindre 1,3 % en 2019 contre 1,7 % l'an passé. Le climat des affaires dans l'industrie se dégrade et passe désormais tout juste sous sa moyenne de longue période, indicateur d'une baisse d'activité envisagée par les chefs d'entreprises. En revanche, dans les services et le bâtiment, les tendances demeurent bien orientées. En effet, la consommation des ménages resterait le principal soutien de la croissance française ces prochains mois.

Dans ce contexte international compliqué, le secteur automobile régional qui compte beaucoup d'équipementiers associés au moteur diesel, est aussi impacté. Plus généralement, le tassement de la production dans certaines activités industrielles avec une baisse des effectifs intérimaires est en cours.

Symbole de ce contexte un peu plus complexe, la demande de chômage partiel est désormais plus élevée dans l'industrie, notamment chez les sous-traitants de l'automobile et dans la métallurgie, signe que l'attentisme est de mise chez certains chefs d'entreprises.

Pour autant, tous les secteurs industriels ne sont pas touchés par ce ralentissement. La diversité industrielle de la région permet une fois encore de limiter les à-coups conjoncturels.

Installée en Sarthe, Fémilux, désormais plutôt tournée vers la maroquinerie de luxe, prévoit 150 embauches dans les prochaines années. En Maine-et-Loire, 2021 devrait voir la création du nouveau site de Lacroix Électronique, intégrant les exigences de l'industrie 4.0. En Vendée, Océa, le spécialiste des bateaux en aluminium prévoit l’ouverture d'un hall supplémentaire avec de nouveaux emplois à la clé. En Loire-Atlantique, le spécialiste du "velcro", Applix, va s'installer dans son extension de près de 20 000 m². Enfin en Mayenne, Rapido, le fabricant de camping-cars se développe également à l'international (Canada).

En Pays de la Loire, au 3e trimestre 2019, le taux de chômage demeure ainsi particulièrement bas, très en deçà de la moyenne nationale. L'emploi salarié se stabilise et progresse même toujours dans l'industrie. De même, l'investissement des entreprises de la région continue de s'accroître. Les chiffres d'affaires sont en hausse dans l'industrie manufacturière comme dans le commerce. Sur le marché du travail, les déclarations d'embauche en CDI sont plus dynamiques que celles en CDD, en baisse. La région affiche donc un ensemble de signaux encourageants pour la croissance future des Pays de la Loire.

 

 

 

L'Ores propose également sur le site web Observer les Pays de la Loire une veille sur les études publiées par des organismes d'observation en région.

  Suivant
 Archives >>