Vous êtes ici : Accueil > Conjoncture > Zoom > L'industrie électronique en Pays de la Loire (ORCI/CARIFOREF)

Votre barre d'outils Augmenter la taille de la police (moyenne).Diminuer la taille de la police (très petite).Augmenter les contrastes en inversant les couleurs.Supprimer l'ensemble de la personnalisation Pour imprimer le document, utilisez les fonctionnalités de votre navigateur. Pour ajouter le document à vos favoris, utilisez les fonctionnalités de votre navigateur.

L'industrie électronique en Pays de la Loire

L’Observatoire Régional des Compétences Industrielles (ORCI) est un outil partenarial d’observation et de réflexion prospective. Il produit des études pour alimenter les réflexions et les prises de décisions des acteurs de l’emploi et de la formation. Sa dernière publication coréalisée avec le CARIFOREF, porte sur l’industrie électronique en région.

État des lieux du secteur de l’électronique en région

Au 1er janvier 2014, les Pays de la Loire comptaient 308 établissements dans le secteur de l’industrie électronique. L’activité est ainsi représentée sur l’ensemble de la région mais avec des spécialisations différentes selon les territoires. Les départements de la Mayenne, du Maine-et-Loire et de la Loire-Atlantique ont notamment une spécialité dans la fabrication de cartes électroniques.

Depuis 2000, les effectifs dans le secteur (-47 %) ont davantage diminué en comparaison à la moyenne nationale. Les salariés du secteur de l’électronique sont estimés à 8 400 en 2015. Cette évolution découle essentiellement de la fermeture d’établissements de certains grands fabricants d’ordinateurs et de produits électroniques grand public, notamment en Sarthe. À l’opposé, le secteur de la fabrication des cartes électroniques assemblées s’est stabilisé tout au long des dernières années et occupe aujourd’hui un rôle central. Tronico, Lacroix electronics et Eolane Combree figurent parmi les principaux employeurs.

Au-delà de l'industrie électronique en tant que telle, 19 000 actifs exerceraient plus globalement une profession spécifique en lien avec l’électronique. Ils sont notamment présents dans les secteurs du BTP, les services informatiques, ou encore l’ingénierie.

Une offre de formation professionnelle initiale diversifiée

L’offre de formation professionnelle initiale dans le domaine électronique repose sur un ensemble de formations dédiées du niveau IV (Diplômes type bac pro) au niveau I (Diplômes type Ingénieur, Master II, Doctorat), réparties sur l’ensemble du territoire régional.

Globalement, plus de 7 000 jeunes suivent une formation en lien avec l’électronique en 2015, dont près de 2 300 en dernière année de cursus. Elles sont notamment assurées au sein d’écoles d’ingénieures spécialisées (ESEO, ESIEA, Polytech’Nantes). La formation professionnelle continue des demandeurs d'emploi revêt par ailleurs d'une importance capitale en complément des parcours de formation initiale.

Un marché du travail favorable à l’emploi

Sur le marché du travail, en 2015, le nombre d’offres d’emploi en région concernant les métiers spécifiques de l’électronique ont progressé de 7 % sur un an. À titre de comparaison, le nombre d’offres d’emploi sur l’ensemble des métiers recherchés en 2015 a augmenté à un rythme plus faible (+4 %). En outre, les conditions d’emploi proposées par les entreprises sont globalement plus favorables que le reste du marché du travail. La quasi-totalité des offres portaient sur des temps plein, contre 74 % des offres de la région. Si le contexte est globalement favorable aux employeurs, cela n’exclut pas certaines difficultés de recrutement, principalement pour les métiers "d’ouvriers qualifiés de la maintenance en électricité et en électronique", "techniciens en électricité et en électronique", "ouvriers qualifiés de l’électricité et de l’électronique".

Dans ce contexte plutôt favorable, la durée d’inscription des demandeurs d’emploi tend à baisser. Ainsi, la part des inscrits de longue durée (soit plus d’un an) a cru de 9 % entre décembre 2014 et décembre 2015 dans la région, alors qu’elle a chuté de 6 % pour l’électronique sur la même période.

En termes de perspectives d'emploi, les ingénieurs devraient continuer à profiter de la diffusion de l'électronique dans tous les secteurs. À l'inverse, la population des opérateurs de production devrait être affectée par la concurrence internationale, de plus en plus forte.

Sources : www.orci-pdl.fr/etudes

www.orientation-paysdelaloire.fr