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Évolution démographique

Dernière mise à jour : juillet 2017

Une croissance démographique soutenue et durable

La population régionale augmente d'environ 30 000 habitants par an. Territoire à la démographie dynamique, les Pays de la Loire font partie des rares régions où excédent naturel et excédent migratoire contribuent de façon équilibrée à la hausse de la population. La Loire-Atlantique et la Vendée sont les deux premiers bénéficiaires de la croissance. Leur population augmente de plus de 1 % par an. En Mayenne, le nombre d'habitants ne fait que se maintenir.

30 300 habitants supplémentaires chaque année

Les Pays de la Loire comptent environ 152 000 habitants de plus en 2014 qu’en 2009 : 3 690 833 habitants contre 3 539 048 habitants cinq ans plus tôt. La hausse, de 0,8 % en moyenne annuelle, est plus soutenue qu’au niveau national (+ 0,5 %). La région se place au 3e rang en France pour son dynamisme démographique, après la Corse et l'Occitanie.

Les deux moteurs de la croissance démographique sont équilibrés. La hausse de population résulte pour moitié du solde naturel (+ 0,4 % par an) : la différence entre nombre de naissances et nombre de décès est largement positive. L’excédent migratoire explique le reste (+ 0,4 % par an) : les arrivées dans la région sont plus nombreuses que les départs.

Tableau : Nombre d'habitants, densité et variation de la population en Pays de la Loire
  Année
Indicateurs 1990 1999 2009 2014
Population* (nombre d'habitants) 3 059 112 3 222 061 3 539 048
3 690 833
Densité (hab./km²) 95 100 110 115
Variation annuelle moyenne de la population + 0,5 % + 0,6 % + 0,9 % + 0,8 %
due au solde naturel + 0,5 % + 0,4 % + 0,4 % + 0,4 %
due au solde migratoire + 0,0 % + 0,2 % + 0,5 % + 0,4 %
Source : Insee, recensement de la population
* sans double compte ou municipale

Les départements littoraux, plus dynamiques

Les cinq départements des Pays de la Loire voient leur population augmenter entre 2009 et 2014. La hausse est particulièrement rapide en Loire-Atlantique (+1,3 % par an) et en Vendée (+1,1 %), qui figurent respectivement au 5e rang et au 8e rang des départements français pour leur dynamisme démographique. Dans les autres départements ligériens, la hausse est plus mesurée : similaire à celle enregistrée au niveau national dans le Maine-et-Loire (+0,6 % par an) et faible en Sarthe (+0,3 %). En Mayenne, la population se stabilise (+0,1 %).

La Loire-Atlantique et la Vendée absorbent respectivement 54 % et 24 % de la hausse de population. Les ressorts de la croissance ne sont cependant pas tout à fait les mêmes sur ces deux territoires littoraux. Alors qu’en Vendée, l’excédent migratoire explique l’essentiel de la hausse de population, solde naturel et solde migratoire contribuent dans des proportions presque équivalentes à la croissance en Loire-Atlantique. Dans les trois départements non littoraux, l’excédent naturel participe seul, ou presque seul, à l'augmentation ou au maintien de la population. Le solde migratoire est faible dans le Maine-et-Loire, nul en Sarthe, négatif en Mayenne.

Télécharger les données démographiques par département

Deux siècles de démographie en Pays de la Loire

La hausse de population observée en Pays de la Loire sur la période récente prolonge plus d’un demi-siècle de croissance démographique. Rétrospective...

Après une forte hausse durant la première moitié du XIXe siècle, la population stagne ensuite aux environs de 2,3 millions d’habitants. La saignée de la Grande Guerre et ses conséquences (classes creuses) conjuguées à l’exode rural, entraînent une chute de la population (- 8,5 %) entre 1911 et 1931. Le redémarrage est d’abord lent puis s’accélère avec le baby-boom à partir de 1945. Pendant 30 ans, la variation annuelle moyenne de la population s’élève à + 0,8 %. Durant la période 1975-1999, on observe un ralentissement de la croissance de la population, moins soutenue par le solde naturel qui reste positif mais diminue continuellement depuis 1962, tandis que le solde migratoire redevient légèrement positif. Depuis 1999, un solde migratoire nettement positif participe largement à l’accroissement de la population, tandis que la contribution du solde naturel se maintient. Au cours des 50 dernières années la population a ainsi augmenté de 50 %. Elle pourrait atteindre 4,5 millions d’individus en 2050.

La stagnation globale de la population observée durant la seconde moitié du XIXe siècle masque en fait d’importantes disparités. La Mayenne et la Sarthe voient leur population baisser, sans doute en raison de la crise agricole qu’a connue cette période : le retard technique et les progrès des transports ont alors entraîné un accroissement de la concurrence étrangère et des importations massives de produits agricoles. Ce repli ne prendra fin qu’après la Seconde Guerre mondiale.

À l’opposé, à partir de 1850 la Loire-Inférieure de l’époque connaît une forte croissance démographique, liée à l’industrialisation et à l’activité portuaire. La Vendée voit également sa population croître tandis que celle du Maine-et-Loire reste stable : la proto-industrie textile du Choletais, à cheval sur les deux départements, contribue au maintien d’une importante population rurale.

Le baby-boom permet aux cinq départements de connaître une croissance démographique, plus ou moins marquée. Vers 1970, ce mouvement se ralentit. En revanche, ces dernières décennies, la Loire-Atlantique et la Vendée bénéficient d’un solde migratoire positif, attirant à la fois des actifs dans les centres urbains et leur périphérie, ainsi que des retraités sur le littoral. 

 

 La population régionale en 2050

Les présentes projections sont une déclinaison locale des projections pour la France entière diffusées par l’Insee en novembre 2016. Le modèle Omphale permet de réaliser des projections infra nationales en projetant d’année en année les pyramides des âges des différents territoires. L’évolution de la population par sexe et âge repose sur des hypothèses d’évolution de trois composantes : la fécondité, la mortalité et les migrations (flux internes à la France et solde migratoire avec l’étranger). Ces hypothèses sont appliquées aux quotients observés initialement sur la zone d’intérêt. Le point de départ des projections est le recensement de la population 2013.

(Source : Insee)

4,5 millions de Ligériens en 2050, soit 840 000 habitants de plus qu'en 2013

Selon les nouvelles projections de population réalisées par l’Insee (voir encadré ci-dessus), la croissance de la population d’ici 2050 en Pays de la Loire serait plus dynamique que celle de la France, quel que soit le scénario retenu. En Pays de la Loire, entre 2013 et 2050, la progression du nombre d’habitants devrait être comprise entre 15 % (scénario bas) et 32 % (scénario haut). Le scénario central prévoit une augmentation de 23 %, soit presque le double de celle prévue pour la France (+12 %).

Le scénario central laisse entrevoir des évolutions différentes pour les 5 départements de la région

Globalement, le rythme de croissance de la population devrait ralentir dans les cinq départements de la région. Mais c’est en Vendée que ce ralentissement serait le plus marqué. Pour cet indicateur, les projections 2013-2050 le classent derrière la Loire-Atlantique et surtout derrière le Maine-et-Loire. En Mayenne comme en Sarthe, la croissance de la population serait plus faible, en-deçà de la moyenne nationale.

En 2050, la part des aînés (65 ans et plus) sera particulièrement élevée

C’est en Vendée que la part des aînés sera la plus importante en 2050 : 36 % de la population contre une moyenne de 27 % en France métropolitaine. La Vendée serait d’ailleurs le seul département de la région à connaître un solde naturel négatif : les décès seront plus nombreux que les naissances. Les Pays de la Loire se diviseraient en deux groupes :

  • d’une part la Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire avec une présence des aînés moins marquée qu’au niveau national : respectivement 25,0 % et 26,1 %,
  • et un second groupe où la part des aînés sera plus importante : 29,5 % en Mayenne, 29,8 % en Sarthe et 35,7 % en Vendée.

Accès aux soins et aux équipements, adaptation de l’habitat, développement des portages de repas… autant de problématiques liées à l’âge qui se poseront donc avec plus ou moins d’acuité selon les départements de la région, avec des opportunités en termes de développement de l’économie résidentielle et d’innovation.