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Parc de logements

Mise à jour : novembre 2020

Un parc de logements récent, avec une prédominance de la maison individuelle

Le parc des Pays de la Loire se compose de plus de 2 millions de logements, dont 1,6 million sont occupés à titre de résidences principales. Près de deux ménages ligériens sur trois sont propriétaires de leur habitation, une maison le plus souvent. Les Pays de la Loire sont en effet la région française où l’habitat individuel est le plus développé. Ils affichent par ailleurs un taux de vacance parmi les plus bas, traduisant à la fois une tension sur certains marchés locaux et des constructions relativement plus récentes qu'ailleurs en France.

Une majorité de maisons individuelles occupées par leur propriétaire

Les Pays de la Loire comptent plus de 2 millions de logements en 2017. Le parc est constitué à 83 % de résidences principales, majoritairement occupées par leur propriétaire. Les ménages ligériens sont en effet particulièrement nombreux à posséder le logement qu’ils occupent : 64,2 %, contre 57,6 % au niveau national. Pour une grande part d’entre-eux, l’accession à la propriété va de pair avec le choix d’occuper une maison. Plus de 7 ménages ligériens sur 10 résident ainsi dans un logement individuel, taux le plus élevé parmi les régions françaises.

 

Nombre de logements en Pays de la Loire (2017)
  Pays de la Loire France*
  Nombre % %
Résidences principales 1 658 198
82,7 % 82,1 %
Résidences secondaires et logements occasionnels 214 188
10,7 % 9,8 %
Logements vacants 132 4976,6 % 8,1 %
Total logements 2 004 883 100,0 % 100,0 %
Source : Insee - RP 2017 - exploitation principale
*France métropolitaine

Près de 215 000 résidences secondaires, principalement le long du littoral

La région compte par ailleurs près de 215 000 résidences secondaires, représentant 10,6 % du parc de logements, taux supérieur à la moyenne nationale. Le long du littoral, des résidences secondaires parfois plus nombreuses que les résidences principales. En Pays de la Loire, les départements de la Loire-Atlantique et de la Vendée sont ceux qui abritent la plus forte proportion de résidences secondaires, essentiellement le long de la côte Atlantique. Près de la moitié des résidences secondaires de la région se trouvent en Vendée (47 %). Dans certains EPCI, le nombre de résidences secondaires excède même celui des résidences principales, en particulier sur les îles de Noirmoutier et d'Yeu ou bien encore la CC Océan Marais de Monts. Plus globalement en Pays de la Loire, on note également une présence des résidences secondaires plus marquée au nord de la Mayenne et le long de la frontière est de la région, principalement en Sarthe, du fait de la proximité de la région parisienne.

La prédominance des résidences secondaires sur un territoire soulève de nombreuses questions :
Ce poids des résidences secondaires peut être un facteur de tension sur le marché des résidences principales en provoquant une raréfaction de l'offre de logements, et une augmentation des prix de location ou d'achat. Ce phénomène couplé au fait que les ménages originaires du territoire disposent parfois de revenus modestes pose la question de l'exclusion à l'accession à la propriété des plus modestes en particulier le long du littoral. Cette prédominance des résidences secondaires sur certaines parties du territoire soulève aussi la question de la vacance des logements du littoral en basse saison. Elle impacte aussi les questions de collecte et de traitement des déchets comme les besoins en eaux et en retraitement.

 

Les résidences secondaires en Pays de la Loire en 2017

 


 

Peu de logements non-occupés en Pays de la Loire

Avec près de 132 500 logements inoccupés, les Pays de la Loire présentent un taux de vacance parmi les plus faibles de France, avec la Corse et l'Île-de-France : 6,6 % (8,1 % au niveau national). Cette inoccupation modérée du parc peut traduire une tension sur certains marchés locaux (métropoles régionales et périphéries, littoral...), où la demande est forte au regard de l'offre disponible. Le poids plus important de l'accession à la propriété en région, induisant une moindre fréquence des rotations, et l'ancienneté plus faible du parc de logements ligérien, en Vendée et Loire-Atlantique, sont également des explications possibles.

Il est communément admis qu'un taux de vacance de 6 % à 7 % est nécessaire au bon fonctionnement du marché, afin de garantir à la fois la fluidité des parcours résidentiels et l'entretien du parc de logements. En Vendée (5,3 %) et en Loire-Atlantique (5,7 %), le taux de vacance est inférieur à ce seuil. Il reste contenu en Maine-et-Loire (7,0 %). En revanche, la vacance est importante en Mayenne (9,1 %) et en Sarthe (9,1 %) et constitue un sujet de vigilance. Cette vacance est plus marquée en zone rurale et concerne souvent des logements déqualifiés. Elle tend de plus à augmenter, traduisant parfois le dépeuplement des centres-bourgs au profit d'une offre de logements plus récents en lotissement.

 

Les logements vacants en Pays de la Loire en 2017

 

Des constructions récentes, en réponse à la hausse de la population et à la baisse de la taille des ménages

Les Pays de la Loire abritent des constructions généralement plus récentes que le parc de logements français : les logements construits avant 1970 représentent 36,5 % des résidences principales de la région (44,4 % en France). De la même manière, les Pays de la Loire comptent 19,5 % d'habitations datant d'avant 1945, alors que ce taux atteint 22,7 % en France.

Sur les quelque 1,6 million de résidences principales de la région (construites avant 2015), 33,2 % ont été achevées après 1990, contre 26,3 % au niveau national. Toutefois les disparités sont importantes au sein de la région avec des proportions de logements récents plus élevées en Loire-Atlantique et en Vendée que dans les départements du Maine-et-Loire, de la Mayenne et plus encore de la Sarthe.
La Sarthe dispose ainsi du plus ancien parc de logements de la région. Les résidences construites avant 1945 représentent près de 27 % de l'ensemble du parc. C'est beaucoup plus qu'à l'échelle régionale et même qu'à l'échelle nationale. Parallèlement, la proportion de logements récents, construits après 1990, ne totalise que 25,1 % du total des logements contre 36 % en Loire-Atlantique et même 40,2 % en Vendée.

Part des logements construits après 1990
  Part
Loire-Atlantique 36,0 %
Maine-et-Loire 29,8 %
Mayenne 28,1 %
Sarthe 25,1 %
Vendée
 40,2 %
Pays de la Loire
 33,2 %
France métropolitaine
26,3 %
   Source : Insee, RP 2017

Au cours de la dernière décennie, le parc de logement s'est développé plus rapidement en Pays de la Loire qu'en France, en raison d'une croissance démographique plus vive. Sur la période 2007-2017, le nombre de logements a ainsi progressé de 1,2 % en moyenne chaque année en Pays de la Loire contre 1,1 % en France métropolitaine. 

Les Pays de la Loire bénéficient d'une double attractivité : résidentielle, surtout le long de la côte Atlantique, et économique avec la présence d'un tissu de PME-PMI dense et de grandes entreprises dynamiques. En région, comme à l'échelle nationale, le parc de résidences principales (+1,2 %) croît plus vite que la population (+0,8 %). Comme ailleurs en France, la taille des ménages continue de diminuer sous l'effet du vieillissement de la population et d'une évolution des modes de vie favorisant la décohabitation : en Pays de la Loire, une résidence principale compte en moyenne 2,2 occupants en 2017 contre 2,4 en 1999 et 3,3 en 1968. Toutefois, ces constats génériques ne doivent pas occulter des caractéristiques locales qui peuvent être bien différentes.