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Exportations & Importations

Dernière mise à jour : novembre 2019

Des flux commerciaux diversifiés

Les Pays de la Loire ont exporté pour 22 milliards d'euros de marchandises en 2018. Malgré le poids important de son industrie et de son agriculture, secteurs généralement exportateurs, la région réalise 4,6 % des exportations françaises alors qu'elle produit 5,1 % de la richesse nationale. Elle se place au 9rang des régions exportatrices françaises. 

Les échanges commerciaux des Pays de la Loire avec l'extérieur reflètent bien la diversité du tissu productif régional. Les exportations ligériennes sont tirées par quelques productions phares : les dix premiers produits exportés représentent ainsi près de la moitié des exportations totales de la région en 2018 (49 %).

Le montant des importations s'élève à 27 milliards d'euros, soit 4,8 % du total national. Il se compose à 18 % d'importations d'hydrocarbures, très majoritairement du pétrole brut, alimentant la raffinerie de Donges, deuxième raffinerie française du Groupe Total, dont la capacité annuelle de traitement atteint 11 millions de tonnes.

Flux commerciaux en Pays de la Loire, en 2018
  Montant (millions d'€)
Exportations 22 024
Importations 26 952
Importations hors hydrocarbures*     
22 110
*hydrocarbures naturels (pétrole brut, gaz naturel)  Source : Douanes
 

Les industries navale, nautique et aéronautique, principaux moteurs
des ventes à l'étranger 

Les activités qui tirent les ventes à l'extérieur sont principalement les industries navales et nautiques, l'aéronautique, l'automobile, les machines et équipements comme les matériels de levage et de manutention. L'agroalimentaire complète cet inventaire.

La présence d'entreprises leaders dans ces secteurs expliquent les performances de la région : Airbus, Armor, Beneteau, Chantiers de l'Atlantique, Charal, Class, Defontaine, Fleury Michon, General Electric, Kuhn, Lactalis, Manitou, Renault, Scania, Terrena, Toyota Material Handling, etc. 

En 2018, les Pays de la Loire occupent ainsi la première place du classement des régions françaises pour différents flux :

  • les navires, 95 % des exportations nationales
  • les bateaux de plaisance, 44 % des exportations nationales
  • les matériels de levage et de manutention, 31 % des exportations nationales
  • les cuirs et peaux tannés et apprêtés, 27 % des exportations nationales
  • les huiles et graisses, 15 % des exportations nationales
 Principaux produits exportés des Pays de la Loire, en 2018 (en millions d'euros)
Produit (CPF 4) Montant %
Navires et structures flottantes 2 042 9,3 %
Aéronefs et engins spatiaux 1 910
8,7 %
Véhicules automobiles
1 486 6,7 %
Produits du raffinage du pétrole
1 322 6,0 %
Matériel de levage et de manutention
1 095
5,0 %
Machines agricoles et forestières
806 3,7 %
Autres parties et accessoires pour automobiles
740 3,4 %
Produits laitiers et fromages
590 2,7 %
Bateaux de plaisance 424 1,9 %
Viandes de boucherie et produits d'abattage 396 1,8 %
Total des exportations
22 024 100,0 %
     
  Source : Douanes

Les importations dominées par les hydrocarbures et les consommations intermédiaires

Parmi les principaux produits importés en région, les hydrocarbures (pétrole brut et gaz naturel) et les produits pétroliers transformés sont largement présents. Ces résultats s'expliquent par les présences de la raffinerie Total de Donges et du terminal méthanier de Montoir-de-Bretagne, où 7,2 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié ont transité en 2018.

A côté de cette prédominance des flux liés à l'énergie, les importations de produits sont également liées à la structure productive de la région : automobile, aéronautique, matériel de levage et de manutention. 

Ainsi, dans les secteurs industriels où la production s'organise à l'échelle mondiale, comme l'automobile ou l'aéronautique, les importations, sont aussi vraisemblablement composées de biens intermédiaires destinés à être réintroduits dans un processus de production (cf. encadré à droite). La région possède un tissu dense d'équipementiers automobiles, parties prenantes d'un processus de production souvent organisé à l'échelle européenne voire mondiale. De même, la fabrication des Airbus se répartit entre les différentes unités européennes du groupe et leurs sous-traitants qui échangent matériaux et composants. Manitou dispose d'unités de production au Brésil, aux Etats-Unis, en Italie ou en Inde. Toyota Material Handling abrite des unités de production en Suède et en Italie.

Par ailleurs, les importations d'huiles et de graisses s'expliquent par l'existence du port de Nantes Saint-Nazaire qui est une place d'importation stratégique d'où s'approvisionne le grand Ouest notamment en tourteaux de soja pour l'alimentation animale. Ainsi, la Loire-Atlantique accueille près de 90 % des importations d'huiles et graisses régionales, dont 65 % en provenance du Brésil, un acteur incontournable dans le maïs et les tourteaux de soja.

S'agissant des importations de préparations pharmaceutiques, ces dernières sont à destination des entreprises du Maine-et-Loire (81 %), où de grands acteurs de la santé humaine et animale (MSD Santé animale, Farmea) sont implantés de longue date. De plus, le distributeur de médicaments Giphar a mis en fonction début janvier 2019 une plate-forme logistique à l'ouest d'Angers ce qui devrait contribuer à dynamiser un peu plus ces importations dans les années à venir.

Enfin, la présence de Logista en Sarthe, principal distributeur des buralistes de France, explique la quasi-totalité des importations de produits à base de tabac de la région. Le département est d'ailleurs le 2e plus gros département importateur de ces produits en France. 

Principaux produits importés en Pays de la Loire, en 2018 (en millions d'euros)
Produit (CPF 4) Montant %
Pétrole brut 3 772 14,0 %
Véhicules automobiles 1 662 6,2 %
Aéronefs et engins spatiaux 1 209 4,5 %
Autres parties et accessoires pour véhicules automobiles 1 112 4,1 %
Gaz naturel, liquéfié ou gazeux
1 062 3,9 %
Huiles et graisses 737 2,7 %
Produits du raffinage du pétrole
570 2,1 %
Préparations pharmaceutiques
474 1,8 %
Matériel de levage et de manutention
423 1,6 %
Produits à base de tabac
420 1,6 %
Total des importations 26 952 100,0 %
         
     Source : Douanes

Les échanges commerciaux régionaux : des données à interpréter avec précaution

Les données sur les importations et les exportations publiées par la Direction générale des douanes et droits indirects à l’échelle de la région doivent être interprétées avec précaution, pour plusieurs raisons :

  • Elles portent indifféremment sur des biens d’équipements ou de consommation (consommation finale) et des biens intermédiaires destinés, à être réintroduits dans un processus de production.

Conséquence de la fragmentation des processus de production à l’échelle internationale, les échanges de biens intermédiaires représentent désormais environ la moitié de l’ensemble des échanges commerciaux de la France. Le contenu en importations des exportations augmente au fur et à mesure de l’internationalisation de l’économie et notamment de la croissance des échanges intragroupes.

En Pays de la Loire, une très large part des échanges du secteur aéronautique s'inscrivent dans le cadre d'un processus de fabrication coordonné à l'échelle européenne voire mondiale entre les unités de production du groupe Airbus et leurs fournisseurs et sous-traitants. Les tronçons d’avions produits dans les usines Airbus de Nantes et Saint-Nazaire sont envoyés à Hambourg ou Toulouse pour assemblage final. Dans ce dernier cas, les flux domestiques n’apparaissent pas dans les chiffres régionaux du commerce international.

  • Les échanges sont décrits au lieu de destination ou au lieu de départ des marchandises, qui peuvent respectivement différer des lieux de consommation finale ou de production.

Les résultats à l’échelle régionale dépendent non seulement des caractéristiques de la demande régionale et du tissu productif local mais aussi de la localisation géographique de la région (présence d'un port, région frontalière) ou de choix logistiques des entreprises (plateforme de distribution).

Exemple : si le terminal de Montoir réceptionne à lui seul une grande partie des importations françaises d’aliments pour le bétail, il approvisionne tout l’ouest de la France et, plus largement, le territoire national.

Le solde commercial régional ne peut donc pas être interprété sans tenir compte de l'ensemble de ces éléments. Un déficit commercial n'est donc pas systématiquement lié à des performances médiocres des entreprises locales à l'international.