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Intentions de recrutement (Besoins en main-d'oeuvre)

Dernière mise à jour : septembre 2018


L’enquête Besoins en Main-d’œuvre (BMO) réalisée par Pôle emploi en collaboration avec le CRÉDOC recense les projets de recrutements déclarés par les employeurs en région. Un projet d’embauche correspond à un recrutement envisagé durant l’année. Il s’agit éventuellement de créer un poste ou de remplacer une personne quittant l’entreprise pour différents motifs : retraite, démission et congé maternité. Cet outil d’aide à la décision permet notamment d’ajuster l’offre de formation destinée aux demandeurs d’emploi.

En 2018, 86 700 établissements ont été interrogés sur leurs intentions d’embauche en Pays de la Loire. Conformément aux éditions précédentes, l’enquête repose sur trois indicateurs visant à identifier les besoins des entreprises :

  • Les intentions de recrutement par métier
  • Les recrutements prévus considérés comme difficiles
  • Les recrutements à caractère saisonnier

Les Pays de la Loire affichent l’une des meilleures dynamiques de recrutement de France

À l’échelle nationale, l’enquête révèle une hausse inédite de 18,7 % du nombre de projets de recrutement (+370 000 projets par rapport à 2017) dans les 405 bassins d’emploi français (Métropole et DOM) et les 24 secteurs d’activité économique recensés. Près de 2,35 millions de projets de recrutement sont ainsi anticipés pour l’année 2018. Si on exclut les recrutements de saisonniers, les entreprises françaises envisagent 1,53 million d’embauches, soit une progression de 27,8 % sur un an.

Une frontière assez nette se dessine entre le nord et le sud de la France s’agissant des dynamiques de recrutement. Ainsi, excepté la Nouvelle-Aquitaine, toutes les régions affichant une hausse des projets de recrutement supérieure à 25 % sont localisées dans le nord du pays. Avec plus de 93 000 projets, les Pays de la Loire se positionnent au second rang des régions françaises où la croissance est la plus dynamique : +46 % entre 2017 et 2018. Tous les départements ligériens voient leur nombre de projets augmenter plus rapidement qu’en moyenne en France.

Ce dynamisme régional des Pays de la Loire entraîne cependant de véritables tensions de recrutement dans certaines parties du territoire régional en particulier dans les zones où les taux de chômage sont faibles (Ancenis, Cholet, Les Herbiers…). Les tensions sur le marché du travail sont susceptibles de s’accroître durant l’année compte tenu d’une tendance à la baisse du taux de chômage.

Tableau 1 : Nombre de projets de recrutement hors emplois saisonniers entre 2017 et 2018

 

Régions
2018  2017Variation
Normandie
65 396 41 650
57 %
Pays de la Loire
93 264 63 750
46 %
Bretagne 75 586 54 936
38 %
Hauts-de-France 118 399 91 107
30 %
Nouvelle-Aquitaine
 122 034
95 124
 28 %
Centre-Val de Loire
45 852 36 345
26 %
Île-de-France 356 947 286 513
25 %
Occitanie
114 767 92 313
24 %
Provence-Alpes-Côte d'Azur 144 208 116 190
24 %
Grand Est
103 778 85 892
21 %
Auvergne-Rhône-Alpes
296 546 255 028
16 %
Bourgogne-Franche-Comté
68 661 78 757
-13 %
Total France
1 605 438
 1 297 60524 %
   Source : Pôle emploi / CRÉDOC
Tableau 2 : Les projets de recrutement hors emplois saisonniers par département en 2018

 

  Nombre de projets
Part nombre de projets
 Part emploi salarié
Loire-Atlantique
38 397 41,2 % 40,6 %
Maine-et-Loire
18 704 20,1 %  20,7 %
Sarthe 12 213 13,1 %  14,1 %
Vendée
 16 226
 17,4 %
 16,9 %
Mayenne
7 724 8,3 %  7,7 %
Pays de la Loire
93 264
100,0 %
 100,0 %
   Source : Pôle emploi / CRÉDOC

Une forte proportion des projets de recrutement (environ 41 %) est concentrée en Loire-Atlantique, ce qui reste relativement conforme au poids global du département dans l’économie. La Sarthe et le Maine-et-Loire enregistrent des parts de projets légèrement inférieures à leur poids dans l’économie, mesuré sous l’angle de l’emploi salarié.

Tous départements confondus, hors emplois saisonniers, les projets de recrutement les plus nombreux concernent les postes suivants :

  • Agents d’entretien de locaux : 5 727 projets
  • Aides-soignants : 3 162 projets
  • Aides à domicile et aide-ménagères : 3 040 projets
  • Conducteurs routiers : 2 511 projets
  • Aides et apprentis de cuisine, employés polyvalents de la restauration : 2 411 projets

Un dynamisme porté par des secteurs représentatifs du tissu économique régional

En Pays de la Loire, ce dynamisme économique est largement porté par le tissu productif. Les secteurs qui voient leurs intentions d’embauche progresser le plus sensiblement entre 2017 et 2018 sont l’agriculture (+60 %), l’industrie (+55 %), les services aux entreprises (+51 %) et la construction (+33 %).

Dans l’industrie, les chefs d’entreprises interrogés par Pôle emploi estiment leurs besoins en main-d’œuvre à plus de 16 700 postes pour 2018 (saisonniers exclus), soit 18 % des projets de recrutement de la région (10 % en France). Les postes proposés se répartissent dans de nombreux secteurs, à l’image de la diversité du tissu industriel régional. L’agroalimentaire (28 %) se classe en tête suivi par la métallurgie (14 %) et les équipements électriques et électroniques (13 %).

Dans la construction, les intentions d’embauche sont en hausse, signe que la reprise économique gagne enfin ce secteur fortement impacté par la crise de 2008-2009. 7 600 projets sont prévus cette année contre 5 000 l’an passé. Selon la Banque de France, des disparités existent selon les activités : les projets devraient progresser à un rythme moins soutenu dans le bâtiment que dans les travaux publics.

De fortes disparités territoriales face aux tensions de recrutement

Parmi l’ensemble des projets de recrutement recensés par l’enquête, la part des projets qualifiés de difficiles s’élève à 48,3 % en 2018 contre 40,9 % en 2017. Cette progression est principalement portée par la construction dont la part de projets qualifiés de « difficiles » a augmenté de 7,3 % sur un an. Les difficultés de recrutement passent de 61,0 % à 73,5 % en un an, soit une progression de 12,5 points. La deuxième plus forte progression concerne le commerce : 10,7 points de plus qu’en 2017.

Dans le secteur des services, les chefs d’entreprises prévoient des difficultés de recrutement pour 49,3 % des projets, soit une hausse de 7,2 points. Plus de 40 % des intentions d’embauche dans l’industrie agroalimentaire et l’agriculture sont associées à des difficultés de recrutement (41,1 % contre 34,8 % en 2017).

Signe du dynamisme retrouvé de l’industrie, les recrutements sont jugés plus difficiles dans le secteur de l’industrie que dans l’agriculture, le commerce et même les services. Ainsi, un projet d’embauche sur deux devrait être délicat dans l’industrie en Pays de la Loire.

 

Tableau 3 : Les projets de recrutement par bassin d'emploi en 2018

Bassin d'emploi Projets de recrutement Part de recrutements jugés difficiles
Les Herbiers
5 533 69,4 %
Châteaubriant 1 499 59,1%
Clisson
2 158
58,4 %
Cholet 5 228 57,2 %
Ancenis 2 858
 54,5 %
Laval
6 274 53,8 %
Challans
5 130 53,1 %
Les Sables d'Olonne
5 039 50,8 %
Nantes
29 067 50,2 %
Pornic
4 906 49,6 %
La Baule
5 690 48,8 %
Segré 2 228 48,4 %
Blain
 1 409 48,2 %
La Roche-sur-Yon
 8 212 47,9 %
Sablé-sur-Sarthe  1 542 47,6 %
Redon (partiel)
 234 46,3 %
Saint-Nazaire
 6 414 45,5 %
Beaupreau
 4 642 44,5 %
Angers
 14 510 43,5 %
Château-Gontier
 1 562 43,4 %
Le Mans
 10 315 42,8 %
La Flèche
 2 735 42,7 %
Fontenay-le-Comte
 4 681 42,5 %
Saumur
 6 676 41,5 %
Mayenne
 2 769 40,6 %
La Ferté-Bernard 1 586 36,1 %
Mamers
 1 481 18,8 %
     
   Source : Pôle emploi / CRÉDOC

 

À l’échelle des bassins d’emploi, les situations se révèlent contrastées. Neuf bassins sur vingt-sept affichent un taux de tension supérieur ou égal à 50 % cette année. Ils étaient seulement deux l’an passé. Une nouvelle fois, le bassin des Herbiers affiche la plus forte proportion de recrutements qualifiés de « difficiles ». Les bassins d’emploi de Châteaubriant (59,1 %) et Clisson (58,4 %) enregistrent des niveaux relativement proches. Malgré un taux de tension très élevé dans le secteur de la construction, le bassin de Mamers (72) affiche le taux de tension au sens des employeurs le plus bas de la région, soit 18,8 %.

 

Source : Observatoire régional de l'emploi/rubrique Les besoins en main-dœuvre

 

 

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