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Archives de la note mensuelle de conjoncture

2017


N°76 - Février 2017

Données de décembre 2016 et janvier 2017

Une croissance modérée de l’activité industrielle
Une baisse des défaillances d’entreprises

Selon les chefs d’entreprises interrogés par la Banque de France, l’activité industrielle régionale a enregistré une croissance modérée en 2016 (+1,3 % de chiffre d’affaires sur un an). Tous les secteurs sont en progression, excepté dans les équipements électriques, électroniques et autres machines. Les perspectives pour l’année 2017 sont favorables (+2,4 % de chiffre d’affaires). L’effort d’investissement devrait s’amplifier. Les prévisions d’emploi resteraient cependant modérées.

Dans les services marchands, le chiffre d’affaires enregistre une croissance de 3,2 % entre 2015 et 2016. Cette augmentation est portée en premier lieu par les performances favorables dans les services de transport à l’export puis par les nombreux acteurs du numérique. Néanmoins, les investissements sont en retrait compte tenu d’un fort recul dans les activités spécialisées.

L’activité du bâtiment en région a cessé de diminuer après quatre années de recul. Le chiffre d’affaires du secteur s’élève à 7,2 milliards d’euros, soit une croissance de 1,2 % par rapport à 2015. Les estimations effectuées par la Cellule Économique Régionale de la Construction des Pays de la Loire prévoient une poursuite du redressement pour 2017.

En 2016, 23 500 mises en chantier de logements ont été enregistrées en région, soit +3,5 % sur un an. L’évolution est positive en raison de la progression des constructions de logements individuels (+15,2 %). Selon la Banque de France, les professionnels anticipent une accélération de l’activité dans les travaux publics et dans une moindre mesure au sein du bâtiment. Les prévisions d’investissement sont favorablement orientées pour 2017.

À l’échelle nationale, l’année 2016 a été marquée par une baisse des défaillances d’entreprises, principalement en raison de la progression des marges des entreprises (baisse du prix du pétrole, faiblesse des taux d’intérêt, CICE). Ainsi, selon le cabinet d’études Altares, le nombre d’entreprises ayant fait l’objet d’une procédure judiciaire l’an passé a reculé de 8,3 % par rapport à 2015.

Cette tendance se confirme en région. Les défaillances d’entreprises ont diminué de 15,1 % entre 2015 et 2016, soit la seconde plus forte baisse enregistrée après la région Centre-Val de Loire (-18,9 %).

 

 

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2016


N°75 - Décembre 2016

Données d'octobre et novembre 2016

Progression de l’activité économique
Croissance de l’emploi intérimaire

Selon les professionnels interrogés par la Banque de France, au mois de novembre, la production industrielle repart à la hausse après deux mois mitigés. Le taux d’utilisation des capacités de production s’apprécie favorablement, soutenu par le dynamisme des secteurs de la fabrication de matériels de transport et de l’agroalimentaire.

Au niveau des services marchands, l’activité poursuit sa progression à un rythme soutenu. L’indicateur du climat des affaires s’avère notamment supérieur à sa moyenne de longue période. Les prévisions des professionnels sont favorables pour les prochains mois et pourraient même s’accompagner de créations d’emplois.

Dans le secteur du bâtiment, l’amélioration de l’activité tend à se confirmer. Les Pays de la Loire enregistrent ainsi 24 400 mises en chantier en cumul entre novembre 2015 et octobre 2016, soit une hausse de 18,4 % sur un an (+10,4 % en France métropolitaine). Cette croissance est entretenue tant par le logement individuel (+14,5 %) que par le collectif (+21,8 %).

À l’échelle départementale, la situation est globalement bien orientée. Les cinq départements enregistrent une croissance sur un an, avec une progression importante pour le Maine-et-Loire et la Sarthe. À noter par ailleurs que pour la première fois depuis fin 2013, la Mayenne enregistre une croissance des mises en chantier.

Sur le marché du travail, l’emploi intérimaire enregistre une croissance de 3,1 % sur un mois, soit 1 750 postes supplémentaires. Tous les secteurs d’activités participent à cette hausse, même si l’industrie et la construction affichent la progression la plus marquée (plus de 4 %). Sur un an, l’emploi intérimaire est en nette augmentation (+16 %). Ce niveau d’activité est supérieur à celui observé avant le début de la crise de 2008.

Par ailleurs, conformément à la tendance nationale, le nombre de demandeurs d’emploi continue de diminuer en région. Ainsi, fin novembre 2016, les Pays de la Loire comptent 165 070 inscrits sans aucune activité (catégorie A), soit une diminution de 5,2 % sur trois mois. Leur nombre diminue de 7 % sur un an. La baisse profite plus particulièrement aux chômeurs de moins de 25 ans (-10,6 % sur trois mois). Plus globalement, la situation régionale s’avère mieux orientée que celle de la France où la demande d’emploi (catégorie A) diminue de 3,1 % sur trois mois (-0,9 % sur un mois). Selon les dernières prévisions de l’Insee, en France métropolitaine, l’amélioration va se poursuivre sur le marché du travail : le taux de chômage devrait reculer pour atteindre 9,5 % de la population active à la mi-2017.

 

 

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N°74 - Octobre 2016

Données d'août et septembre 2016

Des signaux favorables sur le marché du travail
Un tassement de l’activité industrielle

Au second trimestre, l’emploi salarié marchand affiche une croissance de 0,3 % par rapport au trimestre précédent, soit une création de 2 540 postes en région.

Parallèlement, conformément à la tendance nationale, la situation sur le marché du travail s’améliore. À la fin du mois de septembre, le nombre de demandeurs d’emploi sans activité en Pays de la Loire (169 600 inscrits) est en diminution de 1,8 % sur trois mois. La baisse est plus marquée qu’en France métropolitaine (-1 %).

Le taux de chômage en région s’établit à 8,4 % de la population active au deuxième trimestre, soit le plus bas niveau enregistré depuis 2012. Sur un trimestre, la baisse s’avère significative (-0,4 point), une tendance à mettre en lien direct avec la croissance de l’emploi.

La TVA collectée au mois de septembre est supérieure de 25 millions d’euros par rapport à celle de septembre 2015. Cela représente une progression de 5,6 % sur un an. Les immatriculations de voitures neuves pour les particuliers en cumul sur neuf mois ont par ailleurs enregistré une progression de 2,7 % par rapport à la même période de 2015. À l’échelle nationale, la consommation devrait progresser à court terme. Selon l’Insee, les ménages français au mois d’octobre, sont un peu plus optimistes sur leur situation financière à venir.

Selon les professionnels interrogés par la Banque de France, la production industrielle régionale a progressé entre août et septembre mais à un rythme moins soutenu qu’en 2015. L’agroalimentaire est dynamique tandis que la fabrication de matériels de transport décélère. Les perspectives d’activités sont globalement positives pour les prochains mois.

Dans les services marchands, l’activité se maintient à un niveau soutenu. Les prévisions de recrutement sont favorables et les perspectives d’activité bien orientées pour les prochains mois.

De janvier à septembre, le nombre de procédures de redressements judiciaires a enregistré une diminution de 13 % sur un an.

Par ailleurs, selon l’Insee, au second trimestre 2016, les créations d’entreprises en région se stabilisent après deux trimestres successifs de croissance. Les créations sont en augmentation dans l’industrie mais diminuent dans le commerce, les transports et l’hébergement – restauration.

 

 

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N°73 - Août 2016

Données de juin et juillet 2016

Fléchissement de l’activité industrielle
Des signaux positifs dans le secteur de la construction

Selon la Banque de France, au mois de juillet, la production industrielle régionale est en léger retrait. Cette tendance se confirme pour une majorité de secteurs dont l’agroalimentaire. Néanmoins, globalement, les carnets de commandes progressent, dynamisés par le secteur de la fabrication de matériels de transport. Les professionnels anticipent par ailleurs un net rebond de la production à court terme.

Dans les services marchands, l’activité et la demande globale poursuivent leur croissance. La tendance est à l’augmentation des ressources humaines dans les activités de services administratifs et de soutien. Globalement, les prévisions d’activité sont stables pour les prochains mois.

Concernant le secteur du bâtiment, selon les dernières prévisions, l’année 2016 devrait être marquée par une inversion de tendance de l’activité. Ainsi, le chiffre d’affaires du secteur cesserait de se dégrader pour se redresser légèrement, avec une croissance de 0,4 % sur un an. Avec cette prévision, la région des Pays de la Loire se positionne parmi les quatre régions dont l’activité, devrait se traduire par une évolution positive du chiffre d’affaires en 2016.

Parallèlement à ces estimations, au niveau de l’emploi, la situation tend à s’améliorer. L’emploi salarié marchand dans la construction se redresse très légèrement au premier trimestre 2016 (+0,2 %, soit +140 postes), après une baisse ininterrompue depuis la fin de l’année 2011.

Sur le marché du travail, à la fin du mois de juillet, 172 380 demandeurs d’emploi de catégorie A sont inscrits à pôle emploi, soit une diminution de 2,4 % sur un an. La tendance est ainsi mieux orientée par rapport à la France métropolitaine (-0,9 %). Cette baisse est la plus marquée avec la Corse (-3,7 %) et l’Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine (-2,4 %). Néanmoins sur une période de trois mois, le nombre de demandeurs d’emploi affiche une légère progression (+0,1 %, soit 240 personnes supplémentaires).

Le taux de chômage ligérien est stable au premier trimestre en comparaison au trimestre précédent. Il s’établit à 8,8 % (9,9 % en France métropolitaine). Dans ce contexte, le territoire affiche le taux le plus modéré de l’ensemble des régions avec la Bretagne, l’Auvergne-Rhône-Alpes et l’Île-de-France.

Selon les prévisions de l’INSEE, le taux de chômage devrait s’établir à 9,5 % de la population active en France métropolitaine d’ici fin 2016. Cette baisse du chômage résulterait d’une accélération des créations d’emplois salariés dans le secteur marchand.

 

 

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N°72 - Juin 2016

Données d'avril et mai 2016

Stabilité de l’activité industrielle
Amélioration de l’investissement des entreprises

Selon les chefs d’entreprises interrogés par la Banque de France, au mois de mai, la production industrielle régionale s’est stabilisée. L’agroalimentaire est le seul secteur à avoir subi une baisse de son activité, principalement en raison d’un fléchissement des commandes. Plus globalement, les perspectives à court terme sont favorables. Dans les services marchands, l’activité est toujours en progression, excepté dans la réparation d’automobiles. La demande est stimulée par une expansion des exportations. Les professionnels du secteur anticipent néanmoins une stabilisation de l’activité. Dans le bâtiment, la tendance est à l’amélioration de l’activité tant sur le plan national que régional. Les Pays de la Loire enregistrent le troisième meilleur taux d’évolution des mises en chantier de logements derrière l’Île-de-France et la Corse.

Sur le marché du travail, le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité a légèrement augmenté au mois de mai 2016 en Pays de la Loire (+0,1 % sur un mois, soit 90 personnes en plus). La situation régionale est néanmoins mieux orientée que celle de la France où la demande d’emploi progresse de 0,3 %. L’ensemble des demandeurs d’emploi en région (catégories A, B et C) est en hausse de 0,6 % sur un mois, soit 1 970 demandeurs d’emploi supplémentaires.

La consommation des ménages reste dynamique. Le nombre d’immatriculations de voitures neuves enregistre une croissance de 7,2 % de janvier à mai 2016 par rapport à la même période de 2015. Par ailleurs, le montant de la TVA collectée en région augmente de 10 millions d’euros par rapport au mois de mai 2015, soit +1,9 % sur un an. À l’échelle nationale, l’investissement des entreprises tend à s’améliorer. Ainsi, depuis le mois de mars, les encours de crédits à l’équipement sont en augmentation en glissement annuel (+6,5 % entre avril 2015 et 2016). Par ailleurs, selon les prévisions de l’INSEE, les investissements progresseraient de 4,7 % en 2016 ,soit le plus haut niveau depuis 2007. La baisse du prix de l’énergie et les taux d’intérêt historiquement bas offriraient un contexte plus favorable aux entreprises. L’investissement devrait ainsi soutenir la croissance économique, estimée à 1,6 % en 2016 par l’INSEE.

 

 

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N°71 - Avril 2016

Données de février et mars 2016

Baisse du nombre de demandeurs d’emploi
Des perspectives d’activité favorables

Selon l’Insee, conformément à la tendance nationale, l’économie ligérienne montre quelques signes de reprise. Ainsi, au quatrième trimestre 2015, l’emploi salarié marchand non agricole progresse de 0,4 % (soit +3 580 postes) après être resté stable au dernier trimestre.

Par ailleurs, fin mars 2016, le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité (catégorie A) est à la baisse. Il représente 172 200 inscrits, soit une diminution de 3,8 % sur un mois (-6 780 chômeurs). La situation régionale est ainsi mieux orientée que celle de la France métropolitaine (-1,7 %).

Pour les professionnels interrogés par la Banque de France, l’activité au sein de l’industrie régionale se stabilise au mois de mars. Globalement, les carnets de commandes restent bien étoffés, excepté dans la fabrication de machines et équipements. La production devrait s’intensifier dans la navale et l’aéronautique avec des renforts d’effectifs permanents et intérimaires. Dans les services marchands, l’activité est en progression, sauf dans l’informatique. Elle est en forte amélioration particulièrement dans le secteur de la réparation automobile. Les prévisions sont favorablement orientées tant dans l’industrie que dans les services marchands.

Une tendance à l’amélioration apparaît dans le secteur du BTP. Au mois de février, la région des Pays de la Loire fait état de 22 800 mises en chantier de logements sur un an, soit une évolution significative de 10,9 %. Toutefois, ce niveau reste toujours inférieur à la moyenne de longue période. Selon la Banque de France, les effectifs du secteur restent en diminution au mois de mars. Une amélioration de l’activité est attendue dans le bâtiment mais pas dans les travaux publics.

En Pays de la Loire, au premier trimestre 2016, les redressements et les liquidations judiciaires sont en diminution, respectivement de 21,5 % et 19,8 % par rapport à la même période de 2015.

Cette tendance se confirme également à l’échelle nationale. Selon la société Altares, les procédures collectives (sauvegardes, redressement et liquidations) ont reculé de façon significative en France au premier trimestre 2016 par rapport à la même période de 2015. Le cabinet observe parallèlement une amélioration sensible de la capacité d’autofinancement des entreprises.

 

 

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N°70 - Février 2016

Données de décembre 2015 et janvier 2016

Légère progression de l’activité industrielle
Des signaux positifs sur le marché du travail

Selon l’enquête annuelle de la Banque de France, l’activité industrielle régionale progresse légèrement en 2015. La majorité des secteurs est en croissance. La fabrication de matériels de transports est en net rebond, tirée par les constructions navale et aéronautique. Dans les services marchands, l’activité est également en légère hausse en 2015. La progression est significative dans les transports ainsi que dans le secteur information communication. Les prévisions d’activité et d’investissement sont favorablement orientées dans l’industrie et les services marchands.

Le secteur de la construction reste en difficulté. Pour la Banque de France, la baisse de production entre 2014 et 2015 est estimée à plus de 4 %. Toutefois, la tendance est à l’amélioration. Les mises en chantier de logements sont en hausse de 7,6 % par rapport à 2014 même si elles restent toujours inférieures à la moyenne de longue période sur 25 ans.

Les professionnels interrogés par la Banque de France anticipent un redémarrage de l’activité pour 2016 qui resterait sans effet pour l’emploi. Les investissements devraient également repartir à la hausse (+7,5 % contre -9,6 % en 2015).

La situation sur le marché du travail tend à s’améliorer en ce début d’année 2016. Fin janvier, le nombre de demandeurs d’emploi de la catégorie A s’établit à 176 180, soit une baisse de 0,4 % sur un mois (-0,7 % sur trois mois). La baisse profite plus particulièrement aux chômeurs de moins de 25 ans (-2,1 % sur un mois et -2,9 % sur un trois mois).

Selon l’Insee, au niveau national, les dépenses de consommation des ménages en biens ont progressé de 1,6 % en 2015 après une baisse de 0,2 % en 2014. Plusieurs indicateurs confirment la tendance à l’échelle régionale. Le nombre d’immatriculations de voitures neuves pour particuliers est ainsi en augmentation de 3,5 % sur un an. De plus, le montant de la TVA collectée progresse de 4,4 % sur un an. Plus globalement, les perspectives économiques s’avèrent encourageantes pour 2016. Dans sa dernière étude sur la France, la Commission européenne juge que “la chute brutale des prix pétroliers devrait améliorer la situation financière des ménages et des entreprises, et donc stimuler la croissance de l’activité en 2016 et 2017”. Dans ce contexte, l’Insee anticipe une croissance du PIB de 0,4 % au premier trimestre 2016.

 

 

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2015


N°69 - Décembre 2015

Données d'octobre et novembre 2015

Progression de l’activité industrielle
Des signaux positifs sur le marché du travail

Selon les chefs d’entreprises interrogés par la Banque de France, en novembre 2015, la production industrielle régionale est en augmentation après deux mois de stabilité. L’activité est principalement portée par l’industrie agroalimentaire et les matériels de transport. Les carnets de commandes sont stables et les perspectives d’activités s’avèrent favorables sur le court terme.

Cette tendance est confirmée à l’échelle nationale. Selon l’enquête mensuelle de conjoncture de l’INSEE publiée au mois de décembre, les décideurs industriels apparaissent en effet plus optimistes sur leurs carnets de commandes et leurs prévisions de production.

Dans les services marchands, l’activité se stabilise en novembre même s’il existe de nombreux contrastes sectoriels. L’activité dans les services administratifs et de soutien s’est amplifiée tandis qu’elle est en repli dans le secteur de la réparation automobile. Les prévisions pour les prochains mois sont cependant orientées à la hausse tous secteurs confondus.

Le rythme des créations d’entreprises s’accélère en Pays de la Loire. 6 121 créations ont été enregistrées au registre du commerce et des sociétés de janvier à novembre 2015, soit une hausse de 4,8 % sur un an. Sur la même période, les créations d’entreprises artisanales ont progressé de 9,9 % sur un an.

La situation reste cependant contrastée sur le marché du travail. Fin novembre 2015, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) s’établit à 177 929 en région. Il est en progression de 0,3 % sur un mois, soit 527 demandeurs d’emploi supplémentaires. Ces résultats sont moins bien orientés que la tendance nationale (-0,4 %). La catégorie des 50 ans et plus s’avère davantage concernée par la hausse du chômage que les autres classes d’âge (+0,8 % sur un mois).

L’emploi intérimaire en région suit néanmoins une tendance favorable. Il enregistre une croissance de 3,8 % sur un mois, soit 1 900 postes en plus. Tous les secteurs d’activités participent à cette croissance sur un mois. L’industrie et la construction affichent la progression la plus marquée, supérieure à 4 %. Cette hausse intervient dans un contexte de reprise de l’emploi intérimaire à l’échelle nationale après trois ans de chute. Selon Pôle emploi, les effectifs intérimaires ont progressé de 62 800 sur les 12 derniers mois en France. Pour le mois d’octobre 2015, leur nombre enregistre une hausse de 1,6 % par rapport à septembre 2015.

 

 

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N°68 - Octobre 2015

Données d'août et septembre 2015

Baisse significative du chômage
Maintien de la consommation des ménages

Comme au niveau national, au mois de septembre, le chômage a diminué en Pays de la Loire. Ainsi, le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité (catégorie A) a enregistré une baisse de 2 % (- 0,7 % en France) par rapport à août 2015. Ce sont 3 650 demandeurs d’emploi en moins. Cette tendance intervient dans un contexte d’amélioration du « moral des chefs d’entreprises ». Selon l’INSEE, l’indicateur national du climat des affaires au mois d’octobre est en effet à son plus haut niveau depuis août 2011.

Par ailleurs, l’emploi salarié régional affiche une tendance favorable. Les effectifs sont en effet en progression de 0,2 % sur un trimestre, soit un résultat équivalent au niveau national. L’augmentation concerne le tertiaire marchand (activités scientifiques et techniques, services administratifs et de soutien). À l’inverse, l’emploi salarié est en baisse dans l’industrie et la construction.

Selon les chefs d’entreprises interrogés par la Banque de France, l’activité industrielle s’est stabilisée au mois de septembre. La production dans le secteur de la fabrication de matériels de transport est néanmoins en léger retrait. Cette tendance est liée à une demande moins dynamique tant sur le marché national qu’étranger. Plus globalement, les perspectives à court terme restent bien orientées.

Dans les services marchands, l’activité s’est caractérisée par une hausse pour le septième mois consécutif.

Au niveau de la construction, selon la DREAL, la situation économique et sociale reste préoccupante. Dans ce contexte fragile, les mises en chantier se sont néanmoins stabilisées entre août 2014 et septembre 2015 par rapport aux 12 mois précédents. La tendance reste à la baisse à l’échelle nationale (- 4,1 %).

Selon les prévisions de l’INSEE, au second semestre, la consommation des ménages retrouverait une croissance en phase avec la progression du pouvoir d’achat (baisse du prix du pétrole, faible inflation). Plusieurs indicateurs confirment cette tendance à l’échelle de la région. Le nombre d’immatriculations de voitures neuves pour particuliers au mois de septembre est en augmentation de 2,5 % en glissement annuel. Par ailleurs, le montant de la TVA collectée sur le troisième trimestre 2015 progresse de 9,4 % par rapport à la même période de l’année 2014. Enfin, dans un contexte de faibles taux d’intérêt, les encours de crédit à l’habitat en août 2015 progressent de 2,8 % en glissement annuel.

 

 

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N°67 - Août 2015

Données de juin et juillet 2015

Progression de l’activité économique
Stabilité du chômage

Selon les chefs d’entreprises interrogés par la Banque de France, l’activité dans les services marchands évolue favorablement au mois de juillet 2015. Cette tendance est principalement portée par le dynamisme du secteur des transports et dans une moindre mesure l’hôtellerie / restauration et les services administratifs. Plus globalement, les perspectives à court terme sont favorables.

Par ailleurs, l’industrie enregistre une croissance de son activité au mois de juillet. Cette tendance est particulièrement marquée dans le secteur de l’agroalimentaire où le taux d’utilisation des capacités de production s’avère largement supérieur à la moyenne régionale. Les carnets de commandes sont importants, tout comme dans la fabrication de matériels de transport.

Néanmoins, la progression de l’activité économique ne se traduit pas encore par une reprise de l’investissement. Selon l’enquête nationale dans l’industrie (juillet 2015) réalisée par l’INSEE, les investissements progresseraient « légèrement » en France par rapport à 2014. Les chefs d’entreprises interrogés anticipent une augmentation de seulement 2 % de leurs investissements par rapport à 2014. Un chiffre significativement inférieur à celui qu’ils projetaient au mois d’avril (+7 %).

En région, la TVA déductible sur les immobilisations a reculé de près de 5 % entre le 1er semestre 2014 et le 1er semestre 2015, traduisant ainsi un recul des investissements.

Sur le marché du travail, 176 241 demandeurs d’emploi de catégorie A ont été enregistrés à la fin du mois de juillet 2015. La tendance est à la stabilité sur un mois (-0,1 % en France). Le nombre de jeunes de moins de 25 ans au chômage a notamment diminué de 0,7 % sur un mois.

Par ailleurs, l’emploi intérimaire progresse en région sur un mois (+0,8 %) alors que la tendance est à la baisse à l’échelle nationale (-0,4 %). Cette hausse porte sur le secteur de la construction (+0,9 %) et l’industrie (+2,4 %). À l’inverse le tertiaire enregistre une baisse (-2,5 %).

Enfin, les Pays de la Loire restent l’une des régions les plus dynamiques de France en termes de créations nettes d’emplois. Selon une étude du cabinet Trendeo (juin 2015), le territoire se positionne au quatrième rang des régions les plus créatrices d’emplois par rapport à sa population active. Ce dynamisme repose sur plusieurs filières diversifiées, tant dans l’industrie que dans les services, constituant un atout incontestable dans un contexte économique national difficile.

 

 

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N°66 - Juin 2015

Données d'avril et mai 2015

Fléchissement limité de l’activité industrielle
Situation contrastée sur le marché du travail

Selon les chefs d’entreprises interrogés par la Banque de France, l’activité industrielle est en retrait en Pays de la Loire au mois de mai 2015. Cette tendance est notamment liée à une diminution de la production dans les secteurs des équipements électriques, électroniques et informatiques.

Toutefois, l’activité dans la fabrication de matériels de transport reste importante. Les carnets de commandes sont élevés dans la construction navale et l’aéronautique. Plus globalement, dans l’industrie, les prévisions d’activités à court terme sont bien orientées.

Concernant les services marchands, l’activité s’est caractérisée par une hausse pour le troisième mois consécutif. Cette évolution est principalement portée par les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration. Par ailleurs, dans les transports, l’activité s’avère dynamique dans un contexte de forte demande tant nationale qu’étrangère. Plus globalement, les perspectives à court terme sont bien orientées.

Néanmoins, la région des Pays de la Loire affiche en mai, une dégradation de la situation du marché du travail. Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A s’établit à 178 298 en région, soit une hausse de 1,7 % sur un mois. La situation régionale est ainsi moins favorable que celle de la France métropolitaine où la hausse atteint 0,5 %.

Quelques tendances positives sont néanmoins à souligner. L’emploi intérimaire est notamment en progression. Au mois d’avril 2015, les effectifs sont en augmentation de 2,5 % sur un mois (+2,3 % en France métropolitaine). Ce résultat mensuel est porté par les trois grands secteurs. La construction augmente ses effectifs de 4,7 %. Le tertiaire progresse de 2,8 % tandis que l’industrie affiche une hausse de 1,7 %. La région continue par ailleurs à créer des emplois malgré la crise. Une récente étude réalisée par France Industrie et Emploi fait ainsi figurer les Pays de la Loire au palmarès des régions les plus créatrices d’emplois en 2014. Selon cette analyse, le territoire bénéficie de grands donneurs d’ordre dans l’industrie, autour desquels de nombreux sous-traitants se sont développés et surtout diversifiés, notamment dans les services et le conseil.

 

 

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N°65 - Avril 2015

Données de février et mars 2015

Légère progression de l’activité industrielle
Hausse du chômage

Selon l’enquête mensuelle de la Banque de France, l’activité industrielle a légèrement progressé en Pays de la Loire au mois de mars 2015. La production dans la fabrication de matériels de transport a davantage augmenté que pour les autres secteurs en raison d’une demande plus dynamique. Dans l’industrie en général, les carnets de commandes peinent à retrouver un niveau normal. Le taux d’utilisation des capacités de production est stable mais se situe à un niveau sensiblement inférieur à sa moyenne de longue période.

Dans les services marchands, l’activité s’est améliorée après plusieurs mois de baisse. Elle est notamment en progression dans les transports, l’hébergement - restauration et les services administratifs. Les prévisions d’activité sont par ailleurs bien orientées.

Ce léger regain d’activité se traduit par une progression du nombre d’intérimaires en mission. Ainsi, au mois de janvier 2015, la région des Pays de la Loire affiche une augmentation de ses effectifs de 2,1 % par rapport au mois de décembre 2014. À titre de comparaison, ce taux est en diminution de 0,9 % en France métropolitaine. L’industrie contribue favorablement à cette progression en région : 4,2 %. La construction et le tertiaire affichent chacun une diminution de 0,4 %. Néanmoins, le chômage progresse en région : 175 486 demandeurs d’emploi de catégorie A étaient enregistrés à la fin du premier trimestre, soit une augmentation de 0,2 % en comparaison au trimestre précédent. Le taux de chômage est par ailleurs estimé à 9,0 % au quatrième trimestre 2014 (soit un point inférieur au taux de France métropolitaine).

Malgré un contexte difficile sur le marché du travail, la consommation tend à progresser. Ainsi, selon l’INSEE, au premier trimestre 2015, les dépenses de consommation des ménages en biens augmentent significativement (+1,6 % par rapport au trimestre précédent). Il s’agit de la plus forte hausse depuis le quatrième trimestre 2009. Dans ce contexte, et conformément à la tendance nationale, le nombre d’immatriculations de voitures neuves pour particuliers est, au premier trimestre 2015, en progression de 4,3 % en glissement annuel. Par ailleurs, de janvier à mars 2015, le montant de la collecte de la TVA est supérieur de 2,3 % par rapport à la même période de l’année 2014.

 

 

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N°64 - Février 2015

Données de décembre 2014 et de janvier 2015

Perspectives d’activité plutôt favorables
Légère baisse du chômage

Selon les chefs d’entreprises, l’activité industrielle a très légèrement progressé sur l’année 2014. La majorité des secteurs connaît une stagnation à l’exception des équipements électriques, électroniques, autres machines qui sont un peu mieux orientés. Les professionnels de l’industrie prévoient néanmoins un redressement global de l’activité à court terme. Cette évolution concernerait toutes les branches et s’accompagnerait d’une hausse des investissements.

Dans les services marchands, la production a augmenté modérément sur un an. Les chefs d’entreprises font part de perspectives favorables pour les prochains mois.

Toutefois, pour les entreprises du BTP, l’année 2014 aura été particulièrement difficile. La production de béton prêt à l’emploi a notamment diminué de 8,5 % en un an. De plus, selon la DREAL, le nombre des autorisations de logements est faible et a diminué de 3 % par rapport à 2013.

Cette tendance semble se poursuivre en 2015. En effet, selon l’enquête de la Banque de France, les chefs d’entreprises prévoient un nouveau recul de l’activité.

Malgré un contexte économique fragile, les défaillances d’entreprises sont en diminution en 2014. Les liquidations (-6 %) et les redressements judiciaires (-11 %) reculent de manière conjointe sur un an. Les créations d’entreprises inscrites au registre du commerce et des sociétés sont en progression sur la période (+6 %).

Par ailleurs, le marché du travail connaît une amélioration, comme au niveau national. Entre novembre et décembre 2014, l’emploi intérimaire a notamment progressé de 4 %. En outre, fin janvier 2015, le nombre de demandeurs d’emploi sans activité (catégorie A) diminue de 0,2 % sur un mois. Il reste toutefois en augmentation sur une période d’un an : +6,7 %.

À l’échelle nationale, la région continue de se distinguer favorablement. Selon l’Observatoire de l’Emploi et de l’Investissement du cabinet Trendeo, entre 2009 et 2014, les Pays de la Loire se positionnent au deuxième rang des régions françaises (découpage 2016) en termes de dynamisme économique régional. Le taux de créations nettes d’emplois est en effet estimé à 0,74 % de la population active sur cette période. 

 

 

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2014


N°63 - Décembre 2014

Données d'octobre-novembre 2014

Maintien de la consommation
Hausse du chômage

Le dynamisme démographique de la région tend à soutenir la consommation des ménages. En premier lieu, le nombre d’immatriculations de voiture neuves pour particuliers est, au troisième trimestre 2014, supérieur de 1 % à celui du troisième trimestre 2013. Sur les onze premiers mois de l’année 2014, le montant de la collecte de la TVA est supérieur de 6,2 % par rapport à la même période de l’année 2013. Même si une partie de cette augmentation peut être imputable à la hausse des taux du début d’année, cette évolution reste significative. Par ailleurs, probablement en raison de la faiblesse des taux d’intérêt, les encours de crédit à l’habitat en octobre 2014 sont supérieurs de 1,9 % à ceux d’octobre 2013.

La baisse d’activité se répercute sur l’emploi, notamment l’emploi intérimaire. Selon Pôle emploi, le nombre d’intérimaires en Pays de la Loire a baissé entre septembre et octobre dans tous les secteurs : construction (-3,5 %), tertiaire (-2,2 %) et industrie (-1,9 %).

Par ailleurs, en novembre 2014, le nombre de demandeurs d’emplois sans activité (catégorie A) a augmenté de 2,2 % entre octobre et novembre 2014 pour s’établir à 174 770.

Dans ce secteur, la production a légèrement augmenté en novembre et les perspectives d’activités sont favorables. Cette tendance est particulièrement marquée dans la fabrication de produits laitiers où le taux d’utilisation des capacités de production reste très élevé. A l’inverse, les productions ont diminué dans le secteur des équipements électriques électroniques et autres machines. Selon les chefs d’entreprises, le niveau des carnets de commandes reste insuffisant.

Plus globalement, certains signaux laissent présager une amélioration de l’activité économique pour l’année 2015. La conjoncture internationale, marquée par des taux d’intérêt historiquement bas, une reprise de la croissance aux États-Unis et une diminution du prix du pétrole, pourrait bénéficier à l’économie française et se répercuter sur l’activité et l’emploi en région.

 

 

 

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N°62 - Octobre 2014

Données d'août-septembre 2014

Activité soutenue dans l’agroalimentaire
Maintien de la consommation

Dans l’industrie, les chefs d’entreprises estiment que les carnets de commandes sont à un niveau normal. Toutefois, les perspectives d’activités varient suivant les secteurs. Dans l’agroalimentaire, la demande en provenance de l’étranger soutient la production et les perspectives d’activité sont favorables. En revanche, le niveau des carnets de commande est jugé insuffisant dans les équipements électriques et autres machines ainsi que dans le textile et l’industrie du bois–papier. Selon la Banque de France, l’activité est en repli dans des services tels que l’intérim, l’édition et l’information communication en raison d’un tassement de la demande. Elle est soutenue en revanche dans les services techniques (juridiques, gestion, ingénierie, architecture…).

L’abondance de l’offre ainsi qu’une demande peu dynamique conduisent à une baisse de prix de l’ensemble des produits agricoles. Dans le secteur de la construction l’activité est atone et les effectifs sont en diminution de 2,7 % sur un an. Dans ce secteur, les tarifs sont revus à la baisse.

Selon Pôle emploi, le nombre de demandeurs d’emplois n’exerçant aucune activité (catégorie A) a légèrement diminué (-0,2 %) entre août et septembre 2014 alors qu’il a augmenté en France sur la même période (+0,8 %). En région, l’emploi salarié au deuxième trimestre 2014 (896 000 emplois) augmente de 0,4 % par rapport au deuxième trimestre 2013. Au plan national, ce même indicateur est en légère diminution.

La hausse de la population (+0,9 % en moyenne annuelle) stimule l’économie présentielle et entraîne une légère hausse de la consommation. Cela se traduit par une augmentation du nombre d’immatriculations de voitures neuves, de la consommation alimentaire et in fine du montant de la TVA collectée. La fréquentation touristique de l’été dernier a également soutenu cette dynamique.

À la fin de cette note figure une nouvelle rubrique intitulée « l’innovation des filières ». Elle présente des projets innovants développés par des entreprises en région.

 

 

 

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N°61 - Août 2014

Données de juin-juillet 2014

Des prévisions d’activité en baisse
malgré une hausse de l’intérim

Selon la Banque de France, l’outil industriel en région est sous utilisé et les perspectives d’activité pour la fin de l’année 2014 sont mauvaises. Les chefs d’entreprise estiment que les carnets de commandes sont insuffisants.

L’activité est également en retrait dans la construction : au premier semestre 2014, la production de béton prêt à l’emploi est inférieure de 4 % à celle du premier semestre 2013. La baisse d’activité est particulièrement sensible dans le gros oeuvre.

Selon Pôle emploi, le nombre d’intérimaires en mission a augmenté de 5,4 % entre mai et juin 2014 soit une hausse nettement plus forte qu’au niveau national (+0,9 %).

L’emploi intérimaire a fortement augmenté dans l’agroalimentaire, l’industrie manufacturière et certains secteurs de l’économie présentielle tels que la construction, le commerce, l’hébergement et la restauration.

Une partie de ces contrats d’intérim a probablement permis à des demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité (catégorie A) d’obtenir un emploi et d’être ainsi désormais classés en catégorie B et C par Pôle emploi. Entre juin et juillet 2014, le nombre de chômeurs de catégorie A a diminué de 1,2 % en Pays de la Loire. Dans le même temps, celui des demandeurs d’emploi exerçant une activité réduite (catégories B et C) a augmenté de 3,3 %.

Par ailleurs, l’enquête de conjoncture de la Chambre Régionale de Métiers et de l’Artisanat nous informe que l’activité est soutenue dans les soins à la personne et que des embauches sont prévues dans les secteurs de l’alimentation et la chaudronnerie.

 

 

 

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N°60 - Juin 2014

Données de mai 2014

Activité soutenue dans les services marchands
Hausse du chômage

En mai, la demande a légèrement progressé dans les services marchands et l’opinion des chefs d’entreprise sur l’activité dans les mois à venir est bonne. Les prévisions sont particulièrement bien orientées dans le secteur des transports et de l’informatique.

La production industrielle en région a, en revanche, fortement diminué au mois de mai entraînant une baisse du taux d’utilisation des capacités de production. À l‘exception de l’agroalimentaire où les carnets de commandes sont jugés satisfaisants, les perspectives d’activité à moyen terme sont mitigées dans l’industrie.

L’activité dans le secteur de la construction reste atone : le nombre d’emplois salariés est en repli de 3,2 % sur un an. En outre, sur le premier quadrimestre de l’année 2014, la production de béton prêt à l’emploi est inférieure de 2,4 % par rapport au premier quadrimestre 2013.

Le climat économique morose se répercute sur le marché du travail. Le nombre d’offres d’emploi déposées à Pôle emploi, entre mars et mai 2014, est inférieur de 7 % à celui des offres d’emploi déposées au cours des trois mois précédents.

En mai 2014, le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité (catégorie A) s’établit à 168 397 en région. Ce nombre est en augmentation de 1,2 % par rapport à avril soit 2 000 chômeurs supplémentaires.

Le premier semestre de l’année 2014 est marqué par une baisse des défaillances d’entreprises en région : sur les cinq premiers mois de l’année 2014, le nombre de jugements de procédures de redressement judiciaire est inférieur de 12 % à celui des cinq premiers mois de l’année 2013.

Enfin, selon la Banque de France (cf. zoom page 8), l’accès au crédit des entreprises ligériennes est meilleur que la moyenne française.

 

 

 

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N°59 - Mai 2014

Données d'avril 2014

Perspectives d’activité favorables dans l’industrie
Maintien de la consommation

En avril, la production industrielle est stable. Les prévisions de productions à court terme sont mieux orientées et l’opinion des chefs d’entreprises sur les carnets de commandes est plutôt favorable. Les industries soustraitantes bénéficient de commandes en provenance des industries agroalimentaire, navale et aéronautique.

Dans la boulangerie-pâtisserie, l’automobile et le textile-habillement-cuir, la production a en revanche fléchi et le niveau des carnets de commande est inférieur à la moyenne. Selon l’observatoire du BTP, la situation se dégrade dans les travaux publics et pourrait entraîner une diminution des effectifs intérimaires.

Le mois d’avril 2014 a été marqué par une légère hausse de l’activité dans l’ensemble des services marchands même si le niveau des prix se maintient difficilement. Les perspectives d’activité à court terme sont également bien orientées.

Dans les transports, les flux internes de transport routier de marchandises, au quatrième trimestre 2013, sont supérieurs à ceux du quatrième trimestre 2012 (+5 %).

Sur les quatre premiers mois de l’année 2014, le montant de la collecte de la TVA ainsi que le nombre d’immatriculations de voitures neuves pour particuliers sont, tous deux, supérieurs de 8 % par rapport aux quatre premiers mois de 2013. Les encours de crédits à l’habitat ainsi que les achats alimentaires dans les grandes surfaces commerciales sont également en hausse.

Entre février et mars 2014, le nombre d’intérimaires en région, souvent considéré comme un indicateur avancé sur la situation économique, a diminué de 3 %.

Entre mars et avril 2014, le nombre de demandeurs d’emploi, toutes catégories comprises, a quant à lui augmenté de 1,5 %. Sur un an, la hausse est de 5,8 %.

Seuls les demandeurs d’emploi âgés de moins de 25 ans semblent être épargnés par cette hausse.

 

 

 

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N°58 - Avril 2014

Données de mars 2014

Perspectives favorables dans l’industrie
Marché du travail moins bien orienté début 2014

En mars 2014, la demande a été soutenue dans toutes les branches de l’agroalimentaire entraînant des hausses de production et une diminution des stocks de produits finis. Selon les chefs d’entreprise, les perspectives de production à moyen terme sont favorables.

Elles sont également bien orientées dans l’aéronautique, le textile-habillement-cuir et le bois-papier.

Selon la Banque de France, la demande reste faible dans le bâtiment et les conditions météorologiques au premier trimestre 2014 ont ralenti l’activité. Dans les travaux publics, même si les contrats sont négociés à des prix assez faibles, la demande de travaux en voirie et réseaux est en légère augmentation.

Le mois de mars a été marqué par une stabilité de l’activité dans les services marchands. Néanmoins, les perspectives d’activité à court terme sont, dans l’ensemble, plutôt favorables.

Le nombre d’offres d’emploi déposées à Pôle emploi diminue de 7,9 % entre le quatrième trimestre 2013 et le premier trimestre 2014. Par ailleurs, le nombre d’intérimaires a légèrement baissé entre janvier et février 2014 dans la construction et l’agroalimentaire.

En mars 2014, la région compte 280 000 demandeurs d’emploi toutes catégories confondues. Ce nombre a augmenté de 0,5 % entre février et mars 2014, soit une hausse de 1 320 chômeurs. Cette augmentation porte principalement sur les demandeurs d’emploi âgés de plus de 50 ans et les chômeurs de longue durée.

Après une année morose pour l’emploi des cadres en région, les entreprises régionales interrogées par l’Apec prévoient de recruter en 2014 entre 5 330 et 6 110 cadres, soit une hausse pouvant atteindre +10 % par rapport à 2013.

 

 

 

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N° 57 - Mars 2014

Données de février 2014

Perspectives d’activité plutôt favorables
Des effets mitigés sur le marché du travail

Entre décembre 2013 et janvier 2014, le prix des céréales a baissé de 4,6 % en prévision d’une récolte mondiale exceptionnelle.

Néanmoins, depuis le début du mois de mars 2014, la situation en Ukraine génère des tensions sur les marchés financiers des céréales qui se traduisent par un rebond des cours.

Par ailleurs, le prix du porc diminue de 7 % en raison de l’embargo russe sur les produits porcins d’origine européenne.

Même si l’indicateur du climat des affaires en région reste inférieur à celui observé au niveau national, les chefs d’entreprises prévoient des hausses d’activité à court terme.

La production devrait augmenter fortement dans les produits laitiers et le bois-papier, secteur dans lequel des recrutements sont envisagés. Dans les services marchands, même si l’environnement économique reste incertain, les chefs d’entreprises s’attendent à une légère hausse de l’activité à court terme.

Ce regain d’activité se traduit par une légère augmentation des offres d’emploi et par une hausse sensible du nombre d’intérimaires en mission. Entre décembre 2013 et janvier 2014, ce nombre a augmenté de 5 %, soit la hausse la plus forte observée depuis 3 ans.

Toutefois, le nombre de demandeurs d’emploi en région n’exerçant aucune activité (catég. A) a augmenté de 1,3 % entre janvier et février 2014. Sur un an, la hausse est de 7 %.

Le montant de la TVA collectée en région a augmenté de 8 % sur un an. Outre la hausse des taux de TVA appliqués en début d’année et l’inflation, cette hausse de la collecte s’explique aussi en partie par une augmentation du nombre d’immatriculations de voitures neuves pour particuliers : en janvier 2014, ce nombre est supérieur de 5 % par rapport à janvier 2013.

 

 

 

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N°56 - Février 2014

Données de janvier 2014

Perspectives d’activité favorables
Des signaux contrastés sur le marché du travail

Selon la Banque de France, l’année 2013 a été marquée par une baisse d’activité pour l’industrie en Pays de la Loire. Les prévisions pour 2014 sont en revanche légèrement plus optimistes : les chiffres d’affaires devraient augmenter. Un fort développement à l’export est prévu pour la fabrication de matériels de transport et dans une moindre mesure pour les équipements électriques et autres machines.

Les perspectives dans les services pour l’année 2014 sont également favorables avec une légère hausse du chiffre d’affaires et de l’emploi. Dans l’information, la communication et les activités de support, la hausse d’activité devrait être supérieure à 5 %.

Même si la production de béton prêt à l’emploi en 2013 est supérieure de 2,7 % par rapport à 2012, les perspectives d’activité pour 2014 sont défavorables. Les autorisations de logements en 2013 sont inférieures de 26 % à celles de 2012. Selon l’enquête de la Banque de France, la production, l’emploi et les investissements devraient diminuer en 2014 dans ce secteur.

Le léger regain d’activité en début d’année observé dans l’industrie et les services s’est traduit par une hausse de l’emploi intérimaire. Entre novembre et décembre 2013, le nombre d’intérimaires en région a augmenté de 7 % soit une hausse nettement plus forte qu’au niveau national.

En revanche, le nombre de demandeurs d’emploi en région, toutes catégories comprises, a augmenté de 0,5 % entre décembre 2013 et janvier 2014. La hausse du nombre de demandeurs d’emploi porte principalement sur les chômeurs inscrits à Pôle emploi depuis plus d’un an ainsi que sur ceux âgés de plus de 50 ans.

La hausse du nombre des créations d’entreprises se poursuit en ce début d’année. En janvier 2014, le nombre d’entreprises inscrites au registre du commerce et des sociétés est supérieur de 24 % à celui de janvier 2013, tandis que le nombre d’entreprises liquidées a diminué de 12 %.

 

 

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N°55 - Janvier 2014

Données de décembre 2013

Perspectives d’activité plutôt favorables
Des signes positifs pour l’emploi

Les secteurs du nautisme, de l’aéronautique et de la navale bénéficient d’une demande étrangère soutenue. La croissance de la demande domestique devrait entraîner une hausse de la production dans le textile-cuir et l’industrie du bois-papier-imprimerie.

Les carnets de commandes sont toujours très élevés pour les produits laitiers. Des recrutements ont été enregistrés dans le caoutchouc-plastique en anticipation des hausses de production.

Dans les services marchands, les perspectives d’activité sont jugées normales. Des embauches de personnels qualifiés sont prévues à court terme dans l’édition et la publicité.

Selon la Banque de France, l’activité dans les travaux publics s’est légèrement redressée à la fin de l’année 2013 même si elle reste globalement inférieure à celle de 2012. Dans le bâtiment, l’activité est toujours atone pour le gros oeuvre et les perspectives restent mauvaises : le nombre de logements autorisés est en net recul sur l’année 2013.

L’année 2013 est marquée par une hausse sensible des créations d’entreprises qu’elles soient artisanales ou inscrites au registre du commerce et des sociétés. Dans le même temps, le nombre de liquidations judiciaires en 2013 est supérieur de 9 % à celui de 2012.

Entre novembre et décembre 2013, le nombre de demandeurs d’emploi sans activité (catégorie A) a augmenté de 0,3 %, soit 429 demandeurs d’emplois supplémentaires. Celui des demandeurs d’emploi âgés de moins de 25 ans, a en revanche diminué de 0,2 % sur la même période.

Au troisième trimestre 2013, la région compte 891 412 emplois salariés dans le secteur marchand. Ce nombre est en hausse de 0,1 % par rapport au trimestre précédent. Dans le même temps, le taux de chômage a diminué de 0,3 point et s’élève à 9,1 %, soit le taux le plus faible des régions françaises.

 

 

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2013


N°54 - Décembre 2013

Données de novembre 2013

Un marché du travail ambivalent
Légère hausse de la consommation

Les prévisions d’activité restent bonnes dans la fabrication de produits laitiers et de produits informatiques et électroniques. En raison d’une hausse de la demande domestique, la production a été un peu plus soutenue dans l’industrie des caoutchouc-plastiques.

Dans l’automobile, le taux d’utilisation des capacités de production reste faible mais l’activité s’est redressée en novembre entraînant un recours au personnel intérimaire.

Dans la construction, les perspectives d’activités demeurent incertaines. Le nombre de logements autorisés entre janvier et octobre 2013 est inférieur de 26 % à celui de la même période de 2012.

L’activité a été stable dans les services marchands. Même si les trésoreries restent tendues dans l’édition, la publicité et l’informatique bénéficient d’une hausse de la demande.

Entre octobre et novembre 2013, le nombre d’intérimaires en région a légèrement augmenté (+0,9 %) principalement en raison d’une hausse des recrutements dans le secteur industriel. Toutefois, le nombre d’offres d’emploi déposées à Pôle emploi a diminué, sur la même période, de 2,8 %.

Toutes catégories comprises, le nombre de demandeurs d’emploi en région a diminué de 0,3 % entre octobre et novembre 2013. Seul le nombre de demandeurs d’emploi exerçant une activité (catégories B et C) a baissé (-1,4 %). Le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité (catégorie A) a quant à lui augmenté de 0,5 %, soit une hausse identique à celle observée au niveau national.

En octobre 2013, le volume des achats alimentaires dans les grandes surfaces de la région est supérieur de 2 % par rapport à octobre 2012.

Par ailleurs, le montant de la TVA collectée de septembre à novembre 2013, augmente de 3 % par rapport à la même période de 2012.

 

 

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N°53 - Novembre 2013

Données d'octobre 2013

Légère progression de l’activité
Fléchissement du chômage

Selon la Banque de France, la production industrielle et l’activité dans les services marchands ont été plus soutenues au mois d’octobre. Le secteur informatique prévoit ainsi de recruter à moyen terme du personnel qualifié pour répondre à ce surcroît d’activité.

Les perspectives d’activité sont bonnes en raison d’une hausse des commandes à l’export pour l’industrie du lait et l’aéronautique. Ce dernier secteur devrait recruter à moyen terme.

La baisse de la demande domestique a toutefois pénalisé l’activité dans la transformation de la viande, la fabrication de produits de boulangerie-pâtisserie. C’est également le cas dans l’hôtellerierestauration où les chefs d’entreprise déclarent qu’il sera difficile de répercuter la hausse de la TVA sur les produits finis.

Dans le secteur de la construction, l’emploi salarié a diminué de 2,9 % au cours du premier semestre 2013. Les perspectives d’activité demeurent ternes : le nombre de logements autorisés entre janvier et septembre 2013 est inférieur de 24 % à celui de la même période de 2012.

Sur un mois, le nombre d’offres d’emploi déposées à Pôle emploi a augmenté de 7,6 %. Cette hausse est due principalement à une augmentation des offres d’emploi non durable (inférieures à 6 mois).

Le nombre de demandeurs d’emplois, toutes catégories incluses, est supérieur de 8,4 % par rapport à octobre 2013. Toutefois, celui des demandeurs d’emplois n’exerçant aucune activité (catégorie A) a diminué de 1,6 % sur un mois et cette baisse est plus forte qu’au niveau national (-0,6 %). En région, cette diminution récente du chômage concerne d’abord les chômeurs de moins de 25 ans et les demandeurs d’emploi inscrits depuis moins d’un an.

 

 

 

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N°52 - Octobre 2013

Données de septembre 2013

Hausse de la consommation
Baisse de l’emploi salarié

Dans l’industrie, les prévisions de production pour le mois d’octobre sont bonnes et selon les professionnels, les carnets de commandes retrouvent un niveau normal qui devrait consolider la production à moyen terme. Les prévisions d’activité sont favorables dans la fabrication de composants informatiques, électroniques et équipements électriques comme dans les services marchands à l’exception de l’hôtellerie-restauration où les trésoreries demeurent tendues.

La création d’entreprises artisanales connaît également un certain dynamisme. Sur les neuf premiers mois de l’année 2013, le nombre de créations d’entreprises artisanales est supérieur de 14 % par rapport à la même période en 2012.

Plusieurs indicateurs soulignent une bonne tenue de la consommation des ménages en ce début d’automne. Le nombre d’immatriculations de voitures neuves pour les particuliers est supérieur de 2 % en septembre 2013 par rapport à septembre 2012. Sur la même période, la TVA collectée a augmenté de 1,2 % soit un niveau supérieur à celui de l’inflation. Par ailleurs, en août 2013, les ventes de produits alimentaires dans les grandes surfaces de la région sont supérieures de 2 % par rapport à août 2012.

L’emploi salarié marchand a diminué de 0,6 %, entre le premier et le deuxième trimestre 2013, ce qui représente une perte de 5 500 salariés. Dans le même temps, le taux de chômage en région a augmenté de 0,4 point pour s’établir à 9,4 % au deuxième trimestre 2013. En septembre 2013, le nombre de demandeurs d’emploi en région n’exerçant aucune activité (catégorie A) est supérieur de 9,5 % à celui de septembre 2012.

Seul l’emploi intéri­maire semble profiter du léger sursaut d’activité. Entre juin et août 2013, le nombre d’intérimaires en mis­sion a augmen­té de 2,3 % (1 120 intérimaires en plus).

 

 

 

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N°51 - Septembre 2013

Données d'août 2013

Des prévisions d’activité en hausse
Une situation sociale toujours difficile

Selon la Banque de France, les prévisions de production à court terme dans l’industrie sont favorables. Cette hausse d’activité s’explique suivant les secteurs soit par la nécessité de reconstituer les stocks de produits finis soit en raison d’une demande dynamique à l’export.

L’opinion des chefs d’entreprises dans les services marchands sur l’activité à court terme est aussi favorable.

L’ensoleillement important au cours de l’été a bénéficié aux professionnels du tourisme. La clientèle française qui représente 80 % des nuitées marchandes en région, s’est maintenue pendant la saison d’été. La fréquentation britannique et néerlandaise a été soutenue dans les campings.

Dans la construction, les perspectives d’activité sont faibles pour les entreprises du bâtiment comme l’indique la baisse prononcée du nombre de logements autorisés. En revanche, l’enquête de l’observatoire du BTP souligne que l’activité dans les travaux publics se redresse un peu au deuxième trimestre 2013.

Au mois de juillet 2013, le nombre d’offres d’emploi déposées à Pôle emploi est supérieur de 6 % par rapport à juillet 2012. Entre juillet et août 2013, le nombre de demandeurs d’emploi, toutes catégories confondues, a diminué de 1,7 %, soit une diminution de 4 600 chômeurs dans la région. Celle-ci concerne principalement des demandeurs d’emploi âgés de moins de 25 ans et des chômeurs inscrits depuis moins d’un an.

Au premier trimestre 2013, l’emploi salarié marchand est inférieur de 0,7 % par rapport au premier trimestre 2012. Le nombre de foyers bénéficiaires du RSA a augmenté, sur la même période, de 6 %. Par ailleurs, le nombre d’entreprises placées en liquidations judiciaires en 2013, de mai à juillet, est supérieur de 20 % par rapport à 2012.

 

 

 

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N°50 - Août 2013

Données de juin-juillet 2013

Des niveaux d’activités contrastés
Baisse du chômage sur un mois

Selon les chefs d’entreprise, la production industrielle a été plus soutenue au mois de juillet, ce qui a entraîné un léger redressement du taux d’utilisation des capacités de production.

L’activité est contrastée dans le secteur de la construction. Selon la Banque de France, elle baisse de façon notable dans le gros oeuvre et les travaux publics, mais progresse dans le second oeuvre.

Au premier semestre 2013, la baisse d’activité qui touche les entreprises artisanales dégrade les trésoreries et pénalise l’investissement. Toutefois, le nombre de créations d’entreprises artisanales est supérieur de 10 % par rapport au premier semestre 2012.

Dans cet environnement économique incertain, les entreprises hésitent à investir et les ménages limitent leurs dépenses.

Le taux d’évolution des encours de crédits à l’équipement (+0,1 % sur un an) est à son plus bas niveau depuis 2008. En juin 2013, le volume des achats alimentaires dans les grandes surfaces est en légère baisse par rapport à juin 2012. Les achats des ménages sur les produits de droguerie et d’hygiène-cosmétique sont quant à eux inférieurs de 4 % sur un an.

Par ailleurs, le montant de la collecte de la Taxe Intérieure sur la Consommation de Produits Énergétiques (TICPE) a diminué de 3,4 % depuis le début de l’année 2013.

Malgré ces difficultés, le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité (catégorie A) a diminué de 2,6 % entre juin et juillet 2013 en région, soit la baisse mensuelle la plus forte observée depuis janvier 2009. En outre, cette diminution récente du chômage concerne toutes les tranches d’âge.

 

 

 

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N°49 - Juin 2013

Données de mai 2013

Baisse de la consommation
Dégradation des résultats financiers dans la construction

Au mois d’avril 2013, le volume des achats alimentaires en grandes surfaces est inférieur de 6 % par rapport à celui d’avril 2012 : il s’agit de la baisse la plus prononcée depuis 2009. Les immatriculations de voitures neuves pour les particuliers sont en baisse de 12 % sur un an et le montant de la collecte de la Taxe Intérieure sur la Consommation de Produits Énergétiques (TICPE) a diminué de 3 % sur les cinq premiers mois de l’année.

Le secteur de la construction connaît depuis 2007 des difficultés financières. Selon la Banque de France, pour 100 € de production, les entreprises du secteur de la construction réalisaient en moyenne 3 € de bénéfice en 2011 contre 6 € en 2007 (cf. zoom construction). En avril 2013, le nombre de logements autorisés est à son plus bas niveau depuis deux ans.

Par ailleurs, on observe depuis un an une forte hausse du nombre de défaillances d’entreprises et une baisse continue des créations d’entreprises inscrites au registre du commerce.

Dans l’industrie, le niveau des carnets de commandes est jugé en dessous de la normale par les chefs d’entreprises, ce qui laisse peu de visibilité sur l’activité à moyen terme et pénalise l’investissement. La croissance des encours de crédits à l’équipement est à son plus bas niveau depuis 2009.

Malgré ces difficultés, l’activité industrielle reste soutenue, en particulier grâce à l’export, dans quatre secteurs industriels : l’aéronautique, la fabrication de produits laitiers, de produits informatiques et de machines-équipements.

En avril 2013, le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité est supérieur de 17 % par rapport à celui d’avril 2012. Toutes catégories confondues, on dénombre 3 000 demandeurs d’emploi supplémentaires chaque mois depuis février 2013.

 

 

 

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N°48 - Mai 2013

Données d'avril 2013

Hausse continue du chômage
Baisse d’activité dans la construction

Au quatrième trimestre 2012, le taux de chômage en Pays de la Loire atteint 9 % soit le niveau le plus élevé observé en Pays de la Loire depuis le premier trimestre 1999. En mars 2013, le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité est supérieur de 15 % par rapport à mars 2012. Parmi eux, on compte plus de 30 000 jeunes demandeurs d’emploi.

Les offres d’emploi sont, quant à elles, inférieures de 15 % sur la même période.

Ces difficultés sur le marché de l’emploi ont des répercussions sur la consommation des ménages. Sur un an, les montants collectés de la TVA ainsi que les immatriculations de voitures neuves pour particuliers sont en baisse. Les volumes d’achats alimentaires dans les grandes surfaces sont stables malgré une hausse régulière de la population. La croissance des encours de crédits à l’habitat est à son plus bas niveau depuis 2009.

Dans ce secteur, les effectifs ont été réduits et la production de béton prêt à l’emploi continue de diminuer. Les logements autorisés sont en baisse de 6 %.

Dans l’industrie, l’opinion des chefs d’entreprise sur le niveau des carnets de commande demeure légèrement en dessous de la moyenne de longue période. Elle se dégrade dans l’agroalimentaire.

Si la demande domestique est atone, certains secteurs exportateurs connaissent de meilleures perspectives de croissance. C’est le cas par exemple de l’industrie aéronautique, de la fabrication de produits laitiers et de la fabrication de machines.

Concernant le marché local, l’augmentation des créations d’entreprises artisanales se confirme.

 

 

 

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N°47 - Avril 2013

Données de mars 2013

Activité soutenue dans deux secteurs exportateurs
Mais baisse de la consommation et hausse du chômage

En ce début d’année, l’opinion des chefs d’entreprise sur le niveau des carnets de commande dans l’industrie reste inférieure à la normale et offre peu de perspectives de développement à moyen terme. L’industrie laitière et l’aéronautique, deux fleurons régionaux, semblent échapper néanmoins à ces difficultés. Pour ces deux secteurs, ce sont les exportations vers l’Asie qui soutiennent l’activité. Des recrutements importants sont en cours pour l’aéronautique, afin de répondre au plan de charge.

Dans les travaux publics, l’activité au premier trimestre 2013 est très inférieure à celle du premier trimestre 2012 ce qui a entraîné une baisse des effectifs.

Depuis trois mois, les montants collectés de la TVA et de la Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Énergétiques (TICPE) sont en baisse. Le nombre d’immatriculations de voitures neuves pour les particuliers diminue de 23 % sur an et la croissance des encours de crédits à l’équipement et à l’habitat est à son plus bas niveau depuis 2009.

En février 2013, la région compte 153 000 demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité (catégorie A) soit une augmentation de 13 % sur un an. Le nombre total de demandeurs d’emplois (catégories A, B et C) est, en février 2013, supérieur de 10 % par rapport à février 2012.

Selon l’APEC, les perspectives de recrutements de cadres pour l’année 2013 se maintiennent aux niveaux de ceux observés en 2011 et 2012. Ces recrutements devraient porter en priorité sur des cadres ayant entre un et cinq ans d’expérience, principalement dans des fonctions commerciales ou d’études et de R&D.

 

 

 

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N°46 - Mars 2013

Données de février 2013

Activité soutenue dans l’aéronautique,
chômage des jeunes à un niveau élevé

 

Dans l’aéronautique, la production a été soutenue en février et le niveau actuel des carnets de commandes offre des perspectives de croissance à long terme.

Dans l’industrie de la viande, la baisse des abattages de porcs et de vaches de réforme entraîne des difficultés d’approvisionnement et une hausse des cotations. En revanche, l’activité est soutenue dans l’industrie laitière, en particulier à l’export.

Selon la Chambre de métiers, 32 % des artisans ont déclaré une baisse d’activité au second semestre 2012. Cette part a augmenté de 7 points depuis le second semestre 2011, ce qui témoigne d’une forte baisse de la demande. La dégradation de l’activité est plus marquée dans les métiers de la production artisanale (mécanique et sous-traitance pour l’industrie, métallurgie, meubles, imprimerie…).

Pour le début de l’année 2013, les prévisions des artisans sont pessimistes : 36 % craignent une baisse d’activité.

En janvier 2013, le nombre de demandeurs d’emploi âgés de moins de 25 ans est supérieur de 11 % par rapport à celui de janvier 2012. Le chômage des jeunes n’a jamais été aussi élevé depuis la crise financière de 2008.

En février, les ventes de produits alimentaires en grandes surfaces diminuent de 3,4 % sur un an. La croissance des encours de crédits à l’habitat et à l’équipement est à son plus bas niveau depuis la crise économique de 2009 : en glissement annuel, 2,2 % pour les encours de crédit à l’habitat, 2,5 % pour les encours de crédit à l’équipement, soit juste au-dessus de l’inflation.

 

 

 

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N°45 - Février 2013

Données de janvier 2013

Maintien prévu de la production industrielle
Activité en baisse dans la construction

La production industrielle s’est maintenue au mois de janvier et, à court terme, les prévisions d’activité sont correctes. Les perspectives de production sont bonnes dans l’industrie laitière en raison d’une demande dynamique à l’export. La hausse du prix des produits finis a augmenté les marges dans la fabrication d’équipements électriques. La situation reste difficile dans l’automobile alors que les prévisions d’activité sont bonnes pour la plaisance et l’aéronautique.

Les chefs d’entreprise prévoient une activité soutenue à court terme dans l’ensemble des services marchands et particulièrement dans le conseil aux entreprises (informatique, ingénierie, juridique et financier, marketing…) et l’édition.

Au mois de décembre 2012, moins de 2 000 autorisations de logement ont été délivrées, chiffre le plus faible depuis trois ans. La Banque de France prévoit pour 2013 une baisse de 2 % du chiffre d’affaires et des effectifs salariés dans ce secteur.

Le nombre d’offres d’emploi enregistrées est au plus bas niveau depuis 10 ans. Sur l’année 2012, le nombre d’inscrits supplémentaires au chômage est évalué à 1 760 par mois. On n’observe aucun mois de baisse du nombre de demandeurs d’emploi, contrairement aux quatre années précédentes.

Sur l’année 2012, les achats alimentaires dans les grandes surfaces de la région n’ont augmenté que de 0,4 % par rapport à 2011, soit un rythme inférieur à celui de la croissance de la population. D’autres indicateurs soulignent le ralentissement de la consommation : baisse du nombre d’immatriculations de voitures pour les particuliers, diminution du montant de la TVA collectée et de la TICPE, croissance des crédits à l’habitat à son plus bas niveau depuis quatre ans.

 

 

 

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N°44 - Janvier 2013

Données de décembre 2012

Forte baisse du travail intérimaire
et des offres d’emploi

La production a diminué au mois de décembre 2012 mais les perspectives pour le début de l’année 2013 semblent favorables. La situation est contrastée dans la fabrication de matériel de transport : le niveau d’activité reste très bas dans l’automobile, les perspectives de production se maintiennent pour l’aéronautique et s’améliorent pour l’industrie navale avec la commande du paquebot géant aux chantiers navals STX France.

Selon les chefs d’entreprise, l’activité est stable dans le bâtiment et augmente légèrement dans les travaux publics. Néanmoins, les prix des devis continuent de subir d’importantes pressions à la baisse. La diminution de 7 % du nombre de logements autorisés sur les onze premiers mois de l’année 2012, laisse augurer une activité en retrait dans le bâtiment.

Les difficultés économiques actuelles ont entraîné une baisse de 20 % du nombre d’intérimaires en mission sur un an. Les offres d’emplois ont également diminué de 30 % sur la même période.

En novembre 2012, l’indice du prix des céréales atteint son niveau le plus élevé depuis 5 ans. Cela a entraîné une hausse du coût des matières premières pour les éleveurs dont certains connaissent également des difficultés liées à la baisse du prix du lait.

La hausse du prix des céréales affecte l’industrie de la viande et la fabrication de produits de boulangerie-pâtisserie.

En 2012, la collecte de la TVA a augmenté de 4,5 % par rapport à 2011. Néanmoins, les achats alimentaires par habitant sont stables. La baisse des immatriculations de voitures neuves et la moindre croissance des encours de crédit à l’habitat attestent d’une diminution des dépenses sur les biens durables et l’immobilier.

 

 

 

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2012


N°43 - Décembre 2012

Données de novembre 2012

Dégradation continue de l’emploi
Baisse de la consommation

En octobre 2012, la région compte 250 000 demandeurs d’emplois, toutes catégories confondues, soit 10 % de plus qu’en octobre 2011. Depuis le début de l’année, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi augmente en moyenne de 2 000 chaque mois. Cette hausse affecte toutes les catégories de chômeurs. Les difficultés de l’emploi ont des répercussions, en cette fin d’année, sur la consommation des ménages.

Pour la première fois depuis quatre ans, les achats alimentaires dans les grandes surfaces diminuent de 3 % sur un an alors que dans le même temps, la population augmente chaque année de 1 % en moyenne. La baisse des immatriculations de voitures neuves pour les particuliers se poursuit : en novembre 2012, ces dernières sont inférieures de 20 % par rapport à novembre 2011. Parallèlement, la moindre croissance des encours de crédits à l’habitat indique que les ménages sont moins nombreux à investir dans l’immobilier.

Dans l’industrie, le taux d’utilisation des capacités de production est, selon les chefs d’entreprise, très en dessous de la moyenne. La baisse de la production au mois de novembre touche désormais une partie de l’agroalimentaire et de la fabrication d’équipements électriques et électroniques, secteurs qui avaient bénéficié jusqu’à présent d’une activité soutenue.

Dans les services marchands, les perspectives sont bonnes dans l’édition et la réparation automobile. Le trafic aéroportuaire est en augmentation de 20 % sur un an pour les vols réguliers nationaux. La production augmente significativement dans les secteurs de la fabrication de produits laitiers, de composants électroniques ainsi que dans l’aéronautique en raison d’une hausse de la demande.

 

 

 

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N°42 - Novembre 2012

Données d'octobre 2012

Industrie : les écarts s’accroissent
Construction : les difficultés s’amplifient

Selon leur activité, les chefs d’entreprises ont une opinion très diversifiée sur l’état de leurs stocks et de leurs carnets de commande. Dans les équipements électriques et électroniques, la production augmente pour la fabrication de produits informatiques mais recule pour la fabrication de machines. Dans l’agroalimentaire, la fabrication de produits laitiers est soutenue alors que la transformation de la viande est en légère baisse.

La production de béton prêt à l’emploi est en baisse de 14 % sur un an. La croissance des encours de crédit à l’habitat est à son plus bas niveau depuis 2008 et sur les neuf premiers mois de l’année, les autorisations de logement diminuent par rapport à 2011. Un tiers des défaillances enregistrées en avril 2012 concerne des entreprises du secteur de la construction.

Ces difficultés se répercutent sur les activités en partie liées à la construction telles que la menuiserie et l’industrie du meuble. Comme le montre la veille sur les entreprises, l’activité est en retrait pour quelques sociétés importantes dans ces secteurs.

Dans cette situation difficile, les entreprises tentent de dynamiser leurs ventes et font appel aux services du marketing et de la publicité. L’activité de ce secteur est soutenue.

Sur le marché de l’emploi, le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité (catégorie A) est en hausse et atteint 150 000 personnes. Une partie de cette augmentation s’explique par le non renouvellement des contrats de travail à temps partiel. Il s’agit des demandeurs d’emploi qui exerçaient une activité réduite (catégories B et C) et qui passent dans la catégorie A. Au second trimestre, le taux de chômage atteint désormais 8,3 %. Ce taux reste néanmoins le plus bas des régions de France.

 

 

 

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N°41 - Octobre 2012

Données de septembre 2012

De nombreux secteurs concernés par la baisse des carnets de commandes
Accroissement du chômage

Plusieurs indicateurs montrent que la consommation des ménages est moins dynamique. En septembre, le nombre d’immatriculations de voitures neuves pour les particuliers est inférieur de 24 % par rapport au mois de septembre 2011. La croissance des encours de crédits à l’habitat ralentit depuis le début de l’année et les autorisations de logement sont en baisse au mois de juillet 2012.

Sur les trois derniers mois, les achats alimentaires dans les grandes surfaces sont stables par rapport à 2011, alors qu’ils augmentaient régulièrement auparavant au rythme de la croissance démographique. Les recettes fiscales (TVA, taxes sur les carburants et impôts sur les sociétés) ont toutefois augmenté au troisième trimestre de 2012.

Cette consommation moins soutenue pénalise l’activité dans les secteurs de la construction, le commerce de gros en biens domestiques et l’industrie automobile. Dans ce dernier secteur, les réductions d’effectif se poursuivent.

Dans l’industrie, les stocks se sont alourdis au mois de septembre. Le niveau des carnets de commandes est en baisse et les perspectives sont incertaines pour les secteurs industriels tels que la navale, le textile, l’habillement, le travail du bois et l’industrie du meuble.

Dans les services, l’activité de l’édition et de la publicité est en revanche très soutenue. En production agricole, la forte hausse du prix des céréales contribue à augmenter le coût des productions animales.

Le nombre total de demandeurs d’emplois (250 000 en août 2012) est en hausse de 8 % sur un an.

Le nombre de demandeurs d’emploi, exerçant une activité réduite (catégories B et C), après s’être stabilisé au niveau de 100 000 depuis un an, augmente à nouveau pour atteindre 105 000 au mois d’août. Par ailleurs, on compte en région plus de 30 000 personnes exerçant une activité professionnelle et néanmoins bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA).

 

 

 

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N°40 - Septembre 2012

Données d'août 2012

Tendance à la baisse de la production industrielle, prévisions d’activité en diminution dans la construction

L’outil de production a été sous utilisé cet été. Selon les chefs d’entreprise, le taux d’utilisation des capacités de production a atteint un bas niveau au cours de l’été. Les stocks ont diminué pour satisfaire la demande et les industriels prévoient une hausse de la production en septembre contribuant ainsi à les reconstituer. Néanmoins, les perspectives d’activité sont mauvaises à moyen terme comme en témoigne le niveau des carnets de commande, toujours très en deçà de la moyenne de longue période.

La production pourrait stagner dans les secteurs de l’habillement, de la chaussure, du meuble et de la plasturgie en raison d’une baisse de la demande domestique. Le niveau des commandes reste soutenu dans l’aéronautique.

Dans le bâtiment, la baisse du nombre de projets de logements ainsi que la moindre croissance des encours de crédits à l’habitat laissent prévoir une réduction de la production d’ici la fin de l’année.

Ces difficultés économiques ont des effets sur le marché de l’emploi en région. Les offres d’emploi dans le BTP et l’industrie diminuent respectivement de 22 % et 11 % sur un an. Le nombre d’offres d’emploi dans le tertiaire est stable.

L’effectif des demandeurs d’emploi inscrits depuis moins d’un an à Pôle emploi augmente de 10 % sur un an et les jeunes sont particulièrement touchés avec une hausse de 12 % sur la même période.

En production agricole, la hausse du prix des céréales est favorable aux producteurs en grande culture mais contribue à une hausse des coûts de production pour les éleveurs et se répercute sur l’industrie de la viande. Malgré cela, les perspectives de production demeurent bonnes pour l’agroalimentaire qui bénéficie d’une demande intérieure soutenue.

 

 

 

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N°39 - Août 2012

Données de juin - juillet 2012

Baisse des carnets de commande, forte hausse du chômage

Selon les enquêtes de la Banque de France, l’indicateur du climat des affaires qui était reparti à la hausse pendant les années 2009-2010, se dégrade à nouveau depuis début 2011. Il revient en juillet 2012 au niveau observé en juillet 2008. Dans l’industrie, l’opinion des chefs d’entreprises sur les carnets de commande se dégrade également depuis l’été dernier.

Dans cette situation difficile, trois secteurs progressent néanmoins : l’aéronautique, les équipements électriques et électroniques ainsi que les activités laitières et la boulangerie-pâtisserie dans l’agroalimentaire. En revanche, l’élevage et l’industrie de la viande font face à une augmentation du prix des matières premières. Une réduction des productions est attendue dans les secteurs du textile-cuir et des caoutchoucs-plastiques.

Le solde commercial régional - calculé hors hydrocarbures, dont la majorité est redistribuée dans les autres régions de l’ouest - était déficitaire depuis un an et demi, il est à nouveau légèrement excédentaire. Cet excédent est le résultat de deux effets qui s’ajoutent : les exportations ont augmenté avec la livraison d’un paquebot en mai dernier et les importations ont diminué du fait du ralentissement de l’activité économique.

On compte désormais plus de 150 000 demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi depuis moins d’un an, chiffre le plus élevé depuis 2008. L’augmentation touche à nouveau les jeunes tandis que le chômage des seniors poursuit sa hausse. La baisse du nombre d’intérimaires s’accentue depuis trois mois et laisse envisager une nouvelle dégradation de l’emploi. Au premier trimestre 2012, le taux de chômage atteint 8,2 %, niveau le plus bas des régions françaises.

 

 

 

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N°38 - Juin 2012

Données de mai 2012

L'activité économique orientée à la baisse

Les encours de crédit de trésorerie diminuent depuis deux mois. En parallèle, la croissance des encours de crédit s’amoindrie depuis le début de l’année. Cela résulte probablement de la conjonction d’une baisse de l’activité et d’un accès plus difficile aux crédits.

L’activité baisse à nouveau dans la fabrication de matériel de transport en raison d’une diminution des commandes. Les difficultés de ces industries se répercutent sur les sous-traitants régionaux. Le secteur caoutchouc-plastiques est pénalisé non seulement par la baisse des ventes à l’export, mais aussi par une chute des commandes en provenance du secteur automobile.

La production du secteur de l’agroalimentaire a été forte au mois de mai et les perspectives d’activité sont bonnes en raison d’une demande intérieure soutenue. Toutefois, les difficultés récentes du groupe Doux risquent de peser sur le secteur de la volaille.

Le trafic du port baisse de 13 % sur un an en raison d’une diminution des importations de gaz naturel et des exportations de produits agricoles. Au mois de mai 2012, le nombre de créations d’entreprises est inférieur de 30 % par rapport à mai 2011.

Ces difficultés affectent le marché de l’emploi. Le nombre de demandeurs d’emploi en avril 2012 est supérieur de 6 % à celui d’avril 2011. La hausse touche particulièrement les demandeurs d’emploi seniors : leur nombre a augmenté de 15 % en un an. Autre fait marquant, le nombre d’offres d’emploi déposées à Pôle emploi est en forte baisse.

Les pluies d’avril ont permis d’améliorer la situation des cours d’eau mais ont pénalisé la fréquentation touristique. Selon l’Observatoire Régional du Tourisme, plusieurs éléments peuvent expliquer le difficile début de saison touristique : météo maussade, difficultés économiques des ménages… La baisse d’activité est particulièrement sensible sur le littoral.

 

 

 

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N°37 - Mai 2012

Données d'avril 2012

Accentuation du déficit commercial, hausse continue du chômage

Dans l’industrie, les carnets de commandes sont jugés un peu en dessous de la normale et le niveau des stocks légèrement audessus des besoins d’exploitation.

La baisse d’activité est sensible dans l’industrie automobile en raison d’une diminution de la demande intérieure. La production est en baisse depuis trois mois et les effectifs ont été réduits. Dans le secteur de la chaussure, du chômage partiel et des plans de licenciement sont prévus. Dans celui du bois papier, la demande se réduit en raison d’une diminution des exportations et entraîne une baisse du prix des produits fabriqués. En revanche, la production continue de se développer dans le secteur de la fabrication de machines et dans l’aéronautique.

Le solde commercial (hors hydrocarbures) de la région qui était structurellement excédentaire depuis l’année 2000, s’est dégradé à partir de 2009 et devient déficitaire en 2011. Au premier trimestre 2012, ce déficit s’accentue en raison d’une hausse des importations.

Les difficultés économiques ont des répercussions sur l’emploi. Le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 5,7 % en un an. Cette hausse touche particulièrement les demandeurs d’emploi inscrits depuis moins d’un an ainsi que les seniors.

Malgré ces difficultés, la consommation est toujours soutenue comme l’indique la hausse de la collecte de TVA. L’enquête réalisée par Pôle emploi auprès des professionnels, sur les besoins en main d’oeuvre, montre que les projets de recrutement augmentent. Selon cette étude, l’inadéquation entre les attentes des employeurs et celle des candidats demeure, en particulier dans l’industrie et la construction.

 

 

 

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N°36 - Avril 2012

Données de mars 2012

La situation de l’emploi continue de se dégrader, l’industrie traditionnelle en manque de perspectives

Les difficultés économiques actuelles pénalisent l’emploi : le nombre de demandeurs d’emploi est en hausse continue et les recrutements sont limités comme en témoigne la baisse du nombre d’offres enregistrées par Pôle emploi. Selon l’Apec, les recrutements de cadres diminueraient en 2012, tandis que les promotions internes se maintiendraient. L’insertion des jeunes diplômés pourrait devenir encore plus difficile.

L’activité diminue sensiblement dans l’industrie navale et automobile, secteurs traditionnels, pour lesquels la demande diminue. Les effectifs d’intérimaires sont en diminution et du chômage partiel est prévu dans les mois qui viennent.

Toutefois, la production industrielle a augmenté en mars. Mais, certains secteurs tels que la boulangerie, la plasturgie, la fabrication de matériels électriques et électroniques ont subi une hausse du prix des matières premières qui n’a été que partiellement compensée par la hausse du prix des produits finis.

Par ailleurs, l’activité est soutenue pour la fabrication de produits laitiers en raison de meilleures relations commerciales entre les entreprises et la grande distribution.

Les gelées du mois de février ont pénalisé la production de légumes entraînant une hausse de leurs prix de 20 %. Elles ont également freiné l’activité du secteur de la construction et conduit à une réduction des effectifs. Au mois de mars 2012, les débits des cours d’eau de la région sont comparables à ceux observés habituellement au mois de juin. Des arrêtés de restriction d’usage de l’eau ont déjà été pris en Loire-Atlantique menaçant ainsi les productions agricoles.

Malgré ces difficultés, le nombre de créations d’entreprises en région est en nette augmentation et atteint un niveau record au mois de mars.

 

 

 

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N°35 - Mars 2012

Données de février 2012

Une consommation soutenue, des tensions sur le prix des matières premières

Au quatrième trimestre 2011, le nombre d’emplois salariés privés augmente de 0,5 % et atteint 966 000, niveau le plus élevé jamais observé en Pays de la Loire. Malgré cette hausse, le taux de chômage augmente légèrement, probablement en raison d’une croissance des actifs sans emploi supérieure à celle de l’emploi salarié.

En début d’année 2012, la collecte de la TVA atteint un niveau record, signe du dynamisme de la consommation des ménages. Les créations d’entreprises artisanales sont en hausse.

Sur l’année 2011, la collecte de l’impôt sur les sociétés s’élève à 1,4 milliard d’euros. Elle est en légère hausse par rapport à 2010 mais reste très en-dessous du montant collecté en 2008. Les crédits de trésorerie, qui financent les besoins d’exploitation des entreprises, diminuent sensiblement. Cela est en partie dû à un manque de dynamisme de l’activité.

Dans les équipements électroniques, électriques et informatiques ainsi que pour les autres produits industriels, le niveau des commandes est en augmentation.

Pour le secteur de la fabrication de matériels de transports, les effectifs salariés sont en légère diminution et les stocks augmentent suite à une baisse de la demande. Dans la fabrication du meuble, la demande des particuliers est en baisse.

Des inquiétudes sont à relever dans l’agroalimentaire où les marges tendent à diminuer du fait de prix en hausse pour les matières premières et stables pour les produits finis. En revanche, ces marges augmentent dans la métallurgie.

La production agricole pourrait être pénalisée par le faible niveau des réserves en eau. La veille sur les entreprises recense un nombre élevé d’entreprises placées en liquidation ou en redressement judiciaire, particulièrement dans le secteur de l’imprimerie. Les effectifs en intérim diminuent en ce début d’année.

 

 

 

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N°34 - Février 2012

Données de janvier 2012

Des perspectives d'activité incertaines qui pénalisent l'emploi et l'investissement

Dans les services, la situation est très contrastée selon les secteurs. L’hôtellerie-restauration a réalisé une bonne année 2011 et, selon les professionnels, les perspectives sont favorables pour 2012. En revanche, l’informatique et la communication montrent des signes de fragilité en raison d’une baisse de la demande.

Dans l’industrie, les stocks de produits finis se situent au dessus des besoins d’exploitation et le taux d’utilisation des capacités de production reste inférieur à son niveau de longue période. Après une forte baisse depuis l’été 2011, les carnets de commande se stabilisent à un niveau inférieur à la normale. Les chefs d’entreprise manquent de visibilité sur leur activité et les prévisions d’investissements sont à la baisse.

Dans le secteur des travaux publics, les perspectives d’activité sont là aussi pessimistes : 62 % des chefs d’entreprises enquêtés par la Fédération nationale des travaux publics prévoient une baisse d’activité pour le premier semestre de l’année.

Le manque de dynamisme de l’activité économique pénalise l’emploi. Sur le marché du travail, les indicateurs sont inquiétants. Le nombre d’offres d’emploi a diminué dans tous les secteurs et particulièrement dans l’industrie. Depuis le début de l’année 2011, le nombre de demandeurs d’emploi augmente de façon continue. Cette hausse touche particulièrement les demandeurs d’emploi âgés de moins de 25 ans et de plus de 50 ans.

Dans ce contexte morose, le Comité de développement de la métallurgie identifie des marchés qui devraient générer de l’activité et de l’emploi dans les années à venir. Il cite notamment l’éolien off-shore, les activités liées à la maintenance du ferroviaire ou la construction de bâtiments économes en énergie…

 

 

 

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N°33 - Janvier 2012

Données de décembre 2011

Des prévisions de production à la hausse pour janvier sur une tendance de baisse d’activité

Le nombre de demandeurs d’emploi croît régulièrement au second semestre 2011, en particulier pour les plus de 50 ans. Le taux de chômage en Pays de la Loire, même s’il reste le plus bas des régions françaises, a augmenté au troisième trimestre 2011.

Dans l’industrie, le taux d’utilisation des capacités de production est faible. Par ailleurs, l’opinion des chefs d’entreprise sur les carnets de commandes se dégrade de manière continue au second semestre de l’année 2011. Depuis le mois d’août, les encours de crédits de trésorerie sont en diminution, signe d’une réduction du besoin en fonds de roulement des entreprises liée à une moindre activité.

Les encours de crédits à l’habitat diminuent depuis un trimestre. Sur l’année 2011, la collecte de TVA reste inférieure à celle de 2008.

Les prévisions de production sont favorables pour le mois de janvier au regard de la stagnation du mois de décembre, dans tous les secteurs industriels. Les offres d’emploi sont supérieures de 19 % par rapport à l’an dernier.

Selon la Fédération régionale des travaux publics, les entreprises affichent des résultats financiers en baisse du fait de l’augmentation du coût des matières premières et du carburant ainsi que de la forte concurrence sur les prix.

L’industrie agroalimentaire, à l’exception des produits laitiers, connaît une forte dégradation de son activité. C’est pourtant un secteur qui avait été relativement épargné par la crise de 2008.

Signe de fragilité du secteur de l’automobile, les immatriculations de voitures neuves sont en chute de 19 % par rapport à décembre 2010.

 

 

 

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2011


N°32 - Décembre 2011

Données de novembre 2011

Hausse du chômage, des prévisions d'investissement en baisse

Au mois de novembre, l’opinion sur les carnets de commande de l’industrie est globalement en baisse. Le taux d’utilisation des capacités de production reste inférieur à la moyenne de longue période et les stocks sont stables. La situation est très contrastée au sein de chaque grand secteur industriel. La production est en hausse pour les produits agroalimentaires de première transformation (viande, lait) mais en baisse pour les produits plus élaborés. L’aéronautique connaît un niveau d’activité élevé tandis que les prévisions de production sont en baisse pour l’automobile et la navale.

Dans les mois à venir, les secteurs en croissance pourront-ils soutenir l’ensemble de l’activité ?

L’emploi salarié privé a augmenté légèrement au 3e trimestre 2011, atteignant 964 000 salariés, mais reste inférieur au niveau maximum atteint au premier trimestre 2008 (967 000 salariés).

Le nombre d’offres d’emploi est inférieur de 7 % par rapport à octobre 2010. Le nombre de demandeurs d’emploi de moins d’un an augmente plus rapidement que celui des demandeurs de plus d’un an, signe possible d’une nouvelle dégradation du marché de l’emploi. Les demandeurs d’emploi âgés de plus de 50 ans sont désormais plus nombreux que les jeunes.

Le rythme d’augmentation des encours de crédits ralentit (0,3 % sur un mois). La collecte de TVA est stable par rapport à celle de l’an dernier mais les ventes de voitures neuves sont en forte baisse (-8 % par rapport à novembre 2010).

Les enquêtes locales confirment ces évolutions. Selon l’enquête de la CCI de Nantes Saint-Nazaire, 45 % des chefs d’entreprise prévoient de diminuer leurs investissements et 22 % se déclarent dans l’incapacité de faire des prévisions. En Vendée, la part des ménages envisageant de réduire leurs dépenses augmente.

 

 

 

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N°31 - Novembre 2011

Données d'octobre 2011

Des prévisions d’activité économique très contrastées, des tensions sur la trésorerie

La consommation intérieure continue de soutenir l’activité. La consommation alimentaire en grandes surfaces augmente de 2 % sur un an en volume et nettement plus en valeur. Les immatriculations de voitures neuves se maintiennent jusqu’à présent grâce aux ventes de voitures de société qui représentent 40 % du volume des ventes.

En revanche les exportations ne sont plus un moteur de croissance : elles diminuent depuis trois trimestres et le déficit commercial reste élevé, de l’ordre de 500 M€ par trimestre. Globalement l’activité industrielle montre des signes de fragilité, l’opinion des chefs d’entreprise sur les carnets de commande se dégrade progressivement depuis plusieurs mois, les stocks deviennent plus lourds.

Les récoltes de céréales ont été assez bonnes grâce aux pluies de l’été, les prix des productions animales augmentent. Mais le débit des cours d’eau montre un fort déficit après un automne plus sec : dans plus de la moitié des bassins de la région il est inférieur au quart de sa valeur moyenne. Les semis se font donc sur des sols secs.

Les encours de crédits de trésorerie à court terme atteignent un niveau record de 7,8 milliards d’euros en août, en augmentation de 8 % par rapport à août 2010. Sur un an, la TVA collectée, qui donne une indication de la production et de la consommation globale, a augmenté de 3 %. Le taux d’utilisation des capacités de production industrielle se situe à 82 %, inférieur de 4 points au niveau atteint en début d’année.

La forte augmentation des besoins de trésorerie, non directement corrélée à l’activité, pourrait indiquer des difficultés de recouvrement ou des baisses de commandes.

Les offres d’emploi augmentent alors que le nombre de demandeurs d’emploi reste très élevé (plus de 125 000 demandeurs d’emploi de catégorie A) et que le taux de chômage (7,8 %) est à son plus haut niveau depuis dix ans.

 

 

 

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N°30 - Octobre 2011

Données de septembre 2011

Incertitudes sur l’activité économique, des difficultés à l’export

L’opinion des chefs d’entreprises sur les carnets de commande demeure à un niveau considéré comme satisfaisant mais se dégrade progressivement depuis le début de l’année, avec des variations assez irrégulières depuis quatre mois. Le seul secteur pour lequel les carnets de commande sont déclarés en hausse est celui du matériel de transport, plus spécialement pour l’aéronautique et l’industrie automobile (malgré une baisse du nombre d’immatriculations de voitures neuves en France).

La situation de la métallurgie est difficile : il y a selon les chefs d’entreprise une diminution des prix de vente et un repli des commandes à l’export. L’annonce par Arcelor de chômage partiel en Loire-Atlantique et la fermeture de sites en Belgique, la situation précaire de l’activité fonderies dans la région illustre ces difficultés.

La croissance des encours de crédit à l’équipement demeure atone. Ces encours augmentent mais de manière moins forte qu’avant la crise : en rythme annuel, l’augmentation est de 5 % depuis 18 mois alors que celle-ci s’élevait à 15 % à l’été 2008. Selon les chiffres de juillet, les encours de crédit à l’habitat ont repris à un rythme plus fort (7 % à 8 % de progression en rythme annuel depuis le début de l’année).

Les marchés à l’export sont partiellement déstabilisés par la crise financière. Les récoltes agricoles apparaissent satisfaisantes grâce à une fin d’été favorable, mais le nombre d’abattages des jeunes bovins (en majeure partie destinés à l’export vers l’Italie et la Grèce) n’a jamais été aussi bas depuis 10 ans. Le trafic du port de Nantes Saint-Nazaire passe au-dessous des 800 000 tonnes (hors énergie), soit moins qu’en septembre 2007 et 2008.

Les offres d’emploi et l’intérim sont de nouveau en augmentation ainsi que les créations d’entreprises. Le nombre des jeunes demandeurs d’emploi est en diminution. En revanche, le chômage reste très élevé et continue d’augmenter pour les plus de 50 ans.

 

 

 

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N°29 - Septembre 2011

Données d'août 2011

Prévisions de croissance de l’activité industrielle
Un marché de l'emploi atone

Après un ralentissement de l’activité économique à la fin du deuxième trimestre, les chefs d’entreprise ont une appréciation plus positive de leurs carnets de commande et prévoient une augmentation assez nette de leur production pour le mois de septembre. Dans le BTP, la production de béton et de granulats se maintient.

L’augmentation de l’activité, compte tenu des capacités de production disponibles, ne se traduit pas par une augmentation des embauches. L’emploi salarié privé stagne à 960 000 salariés (7 000 de moins qu’au plus haut niveau atteint au 1er trimestre 2008) alors que la population en âge de travailler augmente. L’intérim se stabilise autour de 50 000 postes depuis le début de l’année (55 000 début 2008).

Depuis deux mois, le nombre d’offres d’emploi est inférieur à celui des mêmes mois de l’année précédente. Sur la même période, le nombre de demandeurs d’emploi n’ayant aucune activité augmente et le nombre de demandeurs d’emploi déclarant une activité réduite diminue.

À ce jour, la crise financière n’aurait pas d’impact fort sur l’activité. Quelques signes de ralentissement perceptibles le mois dernier se confirment néanmoins. Dans plusieurs secteurs, les commandes à l’export diminuent. La collecte de TVA stagne, après avoir crû au 1er trimestre. Les ventes de voitures neuves, après avoir chuté aux mois d’avril et juin (fin des effets de la prime à la casse), seraient soutenues par le renouvellement des flottes d’entreprise, mais pour combien de temps ?

La conjoncture dépend également des aléas météorologiques : les pluies du début de l’été ont favorisé les cultures mais ont pénalisé la fréquentation touristique sur le littoral.

 

 

 

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N°28 - Août 2011

Données de juin-juillet 2011

Ralentissement de l’activité industrielle
Haut niveau des encours de crédits

La reprise d’activité du début d’année a entraîné une augmentation du trafic routier de marchandise, une baisse du taux de chômage (qui bénéficie aussi aux jeunes), mais aussi une forte augmentation des importations, qui accentue le déficit commercial de la région.

Les perspectives de l’artisanat sont favorables, en particulier dans le secteur de la production (mécanique, imprimerie…). La consommation alimentaire continue d’augmenter.

L’activité économique est en partie soutenue par l’augmentation continue des crédits aux particuliers et aux entreprises. Les encours de crédits atteignent 86 milliards d’euros. Ils représentent 90 % du PIB régional contre 76 % en 2007. Au niveau national, ce même indicateur équivaut à 85 % du PIB.

Le ralentissement économique a précédé la crise financière de l’été. Comme en 2008 l’indice de l’opinion des chefs d’entreprise sur les carnets de commande redevient inférieur à l’indice de leur opinion sur les stocks. L’activité du bâtiment semble ralentir (la production de béton diminue en juin), les ventes de voitures neuves continuent de décroître.

La situation est contrastée dans l’industrie : plutôt positive pour le secteur des équipements électriques et électroniques et l’aéronautique, difficile dans l’agroalimentaire (sauf les produits laitiers), l’ameublement et la plasturgie. Le nombre d’intérimaires diminue depuis fin 2010. Le nombre d’offres d’emploi enregistrées en juin 2011 est inférieur au nombre d’offres enregistrées en juin 2010 et le chômage reste à un niveau élevé. Dans cette conjoncture incertaine, les industriels de la métallurgie recensent des opportunités de développement.

  

 

 

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N°27 - Juin 2011

Données de mai 2011

Hausse de l’activité industrielle, difficultés en agriculture

Selon l’enquête menée auprès des chefs d’entreprise, la production industrielle a augmenté dans tous les secteurs tandis que les stocks ont diminué. La situation s’inverse donc par rapport aux deux mois précédents. Le taux d’utilisation des capacités de production s’élève à 87 %, le niveau le plus élevé depuis 3 ans. Les prévisions de production sont à la hausse, sauf pour quelques activités : industrie automobile, produits informatiques, habillement-cuir.

Les réalisations du mois d’avril ont dépassé les prévisions, sauf dans le secteur agroalimentaire qui connaît une évolution positive mais moindre que celle annoncée. Ce secteur connaît de fortes perturbations : si les activités laitières et de boulangerie-pâtisserie sont bien orientées, le marché des produits à base de viande apparaît peu favorable.

Il faut y ajouter la chute des ventes de produits maraîchers, notamment les concombres (20 % de la production nationale est ligérienne) consécutive à la contamination bactérienne en Allemagne. Enfin, la sécheresse va entraîner un renchérissement des aliments pour le bétail.

Les domaines à forte valeur ajoutée (informatique, ingénierie, études de marché) annoncent la poursuite de leur hausse d’activité, tandis que les autres types de services annoncent soit une stabilisation après une baisse (transports, hôtellerie restauration, réparation automobile) soit une stabilisation suivie d’une baisse (intérim).

En Pays de la Loire l’emploi salarié privé augmente sur un trimestre (+ 0,4 %) et sur un an (+ 1,6 %), soit la plus forte hausse régionale avec la Basse-Normandie.

Cette croissance n’empêche pas la hausse de 40 % sur un an des demandeurs d’emploi de plus de deux ans. Cela est à rapprocher de l’évolution du nombre de demandeurs d’emploi (toutes catégories) par classe d’âge : la baisse est de 1,6 % en moyenne sauf pour les plus de 50 ans dont le nombre augmente de 14,6 % sur un an.

  

 

 

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N°26 - Mai 2011

Données d'avril 2011

Bon début de saison touristique, l'agriculture en alerte sécheresse

Selon l’enquête de l’observatoire régional du tourisme, 62 % des professionnels ont constaté en avril 2011 une fréquentation supérieure ou égale à celle du mois d’avril 2010 et les réservations s’annoncent prometteuses pour l’été. En revanche, la situation de l’agriculture inquiète. Les céréales mûrissent en avance, avec des pailles courtes qui vont manquer pour l’élevage. Les prairies sont sèches, le fourrage risque de manquer. Le niveau des cours d’eau est globalement inférieur à 40 % du niveau moyen des dix dernières années.

 La production industrielle est globalement dans une phase de croissance, tirée par la consommation intérieure, l’exportation et la reconstitution des stocks. Les créations d’entreprises repartent à la hausse. La consommation alimentaire continue de progresser (+ 1 % en volume) tandis que les transports et la consommation de carburant ne faiblissent pas, malgré l’augmentation des prix à la pompe. Les ventes d’automobiles diminuent néanmoins de 9 % par rapport à avril 2010 (fin de la prime à la casse). La collecte de TVA est en légère augmentation de 2 millions d’euros par rapport au mois d’avril 2010.

Les exportations ont fortement progressé au premier trimestre 2011, en particulier pour les produits agricoles dont la valeur exportée atteint 300 millions d’euros (le niveau le plus haut depuis 4 ans). La reconstitution des stocks — qui représente 70 % de la croissance du PIB au niveau national — apparaît nettement dans l’enquête auprès des chefs d’entreprise qui déclarent de manière constante depuis 4 mois que les stocks augmentent, malgré des carnets de commande assez hauts. Cela concerne en particulier le secteur des équipements électriques et autres machines, et plus fortement encore le matériel de transport.

La reprise de l’activité entraîne aussi une augmentation des importations, en particulier pour les secteurs des machines, produits métalliques, bois et papier. L’augmentation des prix de vente, répercutant avec un peu de retard l’augmentation du coût des matières premières, va peser sur le pouvoir d’achat.

  

 

 

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N° 25 - Avril 2011

Données de mars 2011

Activité plus soutenue, maintien des déséquilibres

L’opinion des chefs d’entreprises est globalement positive sur la production et les commandes à venir. Le nombre de créations d’entreprises artisanales poursuit sa progression. Comparée à mars 2010, la collecte de TVA a fortement augmenté en mars 2011 (+41 millions d’euros), amplifiant cette tendance amorcée depuis deux mois. De même, le volume des encours de crédits progresse, particulièrement pour les prêts à l’habitat (+6 %).

L’emploi dans le gros œuvre du bâtiment aurait diminué de 5 % à fin décembre 2010 par rapport à fin 2009. Les immatriculations de véhicules neufs atteignent de nouveaux sommets au mois de mars et la demande à l’export soutient le marché de l’industrie automobile. Toutefois des difficultés d’approvisionnement apparaissent pour des pièces importées du Japon. Les carnets de commandes des produits agroalimentaires élaborés (boissons, plats cuisinés) diminuent et les prix demeurent stables malgré des coûts d’approvisionnement en hausse. Bien que la fréquentation des hôtels soit satisfaisante au mois de février (enquête Insee), les professionnels de l’hôtellerie-restauration restent prudents. Les prévisions de recrutement demeurent importantes mais seraient en diminution en 2011 selon l’enquête annuelle de Pôle emploi.

La consommation alimentaire est soutenue avec une augmentation de 4 % en valeur et de 3 % en volume par rapport à février 2010. Cependant, selon la fédération du commerce et de la distribution, les catégories « moyennes supérieures » ont augmenté leurs achats alimentaires (en volume) de 3,4 % en 2010 par rapport à 2009, alors que les catégories « moyennes inférieures » les ont diminués de 2 %.

Le chômage reste à un niveau élevé et le nombre de bénéficiaires du RSA augmente à nouveau (+3 % au 4e trimestre 2010 par rapport au 3e trimestre 2010) après une pause en milieu d’année. L’augmentation des emplois précaires et la permanence du chômage de longue durée accentuent les inégalités sociales.


  

 

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N° 24 - Mars 2011

Données de février 2011

L’activité progresse en Pays de la Loire, les prix augmentent

La part des chefs d’entreprise prévoyant une hausse d’activité dans le secteur des services est au plus haut depuis trois ans. Dans la plupart des secteurs industriels, sauf l’agroalimentaire, les chefs d’entreprise déclarent des carnets de commande en hausse. Le secteur automobile continue de progresser, toujours porté par les effets de la prime à la casse. Le nombre d’immatriculations de voitures neuves est supérieur à celui de février 2010. Selon le cabinet d’étude Asteres, la croissance du PIB serait de 1,9 % en 2011 en Pays de la Loire, au second rang des régions françaises avec l’Ile-de-F­rance (ap­rès Midi-Pyrénées à 2,3 %).

La stabilisation globale du chômage masque des différences selon les catégories : baisse du nombre de demandeurs d’emploi sans activité mais maintien du nombre de demandeurs d’emploi ayant une activité restreinte (emplois précaires), diminution du nombre d’hommes au chômage (-5 % sur un an) mais un nombre de femmes au chômage en janvier 2011 identique à celui de janvier 2010. L’enquête de l’APEC auprès des chefs d’en- treprise sur leurs prévisions de recrutement de cadres pour 2011 montre une relative stabilisation après la forte hausse de 2010 (30 % par rapport à 2009). Les prévisions de recrutement s’établissent entre 7 000 et 8 000 cadres dans l’année, soit un niveau moyen équivalent à celui de 2010.

Les industriels déclarent avoir pu répercuter une partie de l’augmentation des coûts de matières premières sur les prix de vente dans l’agroalimentaire, le matériel de transport (sauf l’automobile), bois et papier, caoutchouc et plastiques, ainsi que dans les services les plus sollicités (intérim et transport). Les prix agricoles continuent d’augmenter (5 % en un mois, 22 % en un an), fortement tirés par les prix des céréales. Le prix du carburant augmente également mais sans répercussion pour l’instant sur la consommation. En revanche, le montant collecté des droits de mutation sur l’immobilier, qui avait crû de 60 % en 2010, diminue depuis le début de l’année.


  

 

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N° 23 - Février 2011

Données de janvier 2011

Prévisions favorables pour l’investissement, tensions sur le prix des matières premières

Selon l’enquête annuelle de la Banque de France, dans l’industrie les investissements seront en hausse de 31 % en 2011 et le chiffre d’affaire en hausse de 7 %. L’activité industrielle continue, selon l’opinion des chefs d’entreprise, de s’améliorer. La fabrication de matériel de transport est tirée par les commandes de l’aéronautique et du nautisme. L’agroalimentaire est un peu en retrait : l’opinion sur les carnets de commande de janvier se dégrade depuis deux mois, les prévisions d’investissement sont positives mais plus faibles que la moyenne (+5 % mais +21 % en 2010). Le secteur des travaux publics demeure en difficulté, les chefs d’entreprise prévoient un chiffre d’affaires en baisse de 2 % (après –3 % en 2010). Selon les chefs d’entreprise du commerce et de la réparation automobile il y a une diminution d’activité en début d’année et les prix sont plus serrés. Les exportations augmentent de 9 % au 4e trimestre, en raison en particulier de la demande de céréales au niveau mondial. Mais l’activité du Port de Nantes Saint- Nazaire (hors trafic énergétique) est en baisse de 25 % sur un mois, du fait en partie des mouvements sociaux du mois de janvier.

Le nombre d’offres d’emploi est en forte hausse en décembre 2010 par rapport à décembre 2009 (+21 %), en particulier les offres de moins de 6 mois (+26 %). On compte plus de 50 000 intérimaires en fin de mois, soit le même niveau qu’en mai 2008. Le nombre total de demandeurs d’emploi est stable sur le dernier mois mais sur une année le nombre de demandeurs d’emploi de plus d’un an augmente de 22 %.

Deux indicateurs sont au vert : la collecte de TVA augmente, celle des droits de mutation également. Mais la collecte de TIPP est en baisse en ce premier mois de l’année. Le prix des carburants a augmenté fortement en janvier (+4,3 % par rapport à décembre 2010 et +19 % depuis janvier 2010 pour le gazole).


  

 

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N° 22 - Janvier 2011

Données de décembre 2010

Reprise de la production malgré une consommation en baisse

La production industrielle continue d’être tirée par la fabrication de matériels de transport, selon les chefs d’entreprise. Plus de 100 000 voitures neuves ont été immatriculées en 2010 dans la région, soit autant qu’en 2009. Dans ce secteur des entreprises comme Devillé (pièces de sécurité), Gruau (carrosserie industrielle), Rapido (camping-cars) poursuivent leur croissance. La navale et l’aéronautique enregistrent de nouvelles commandes, même si leur activité reste inférieure à leur potentiel de production. Dans l’agroalimentaire la forte hausse du prix des céréales risque d’avoir des conséquences négatives pour les éleveurs d’une part, l’industrie de la boulangerie pâtisserie d’autre part, dont les carnets de commande sont déjà estimés insuffisants.

Par rapport à 2008, le montant de la TVA collectée en 2010 est inférieur de 173 M€ (soit -3,5 %), le montant des recettes de TIPP est inférieur de 120 M€ (-14 %), les droits de mutation sont inférieurs de 3,6 M€ (-6 %). La baisse de la collecte de TVA provient d’une diminution de la consommation finale, principalement des produits manufacturés, tandis que les ventes de produits alimentaires continuent d’augmenter avec toutefois un tassement en novembre. L’évolution de la TIPP correspond à une diminution de la consommation de car­bu­rant. Le recul des droits de mutation est principalement due aux droits relatifs aux fonds de commerce. La baisse de 6 % du nombre de créations d’entreprises au registre du commerce converge avec cette évolution.

Le volume d’emploi est à la hausse, aussi bien l’emploi salarié total que l’emploi intérimaire ou les contrats en alternance. Le taux de chômage (Insee) diminue depuis le début de l’année 2010. Il est de 8,0 % en Pays de la Loire contre 9,3 % au niveau national. Le nombre de demandeurs d’emplois de catégorie A (Pôle emploi) reste à un niveau élevé — plus de 130 000 demandeurs d’emploi inscrits — et le nombre de demandeurs d’emploi en activité réduite augmente de 14 % sur un an.


  

 

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2010


N° 21 - Décembre 2010

Données de novembre 2010

Une sensibilité accrue aux contraintes et opportunités du marché mondial

L'opinion des chefs d'entreprise sur la production et les carnets de commande (enquête Banque de France) est globalement satisfaisante, ce qu'illustre la note de conjoncture du comité de développement de la métallurgie (CDM). Les offres d'emploi ont augmenté de 22 % sur 12 mois, l'intérim de 30 % et le chômage des jeunes diminue de 11 %.

Mais... la hausse de la production reste limitée, ce que montre le taux d'utilisation des capacités de production qui plafonne à 82 %. Dans un marché fortement mondialisé cette hausse s'accompagne d‘une augmentation du prix des matières premières.

Bien que l'emploi privé progresse, le chômage ne diminue pas. Pour les demandeurs d'emploi de plus d'un an il augmente même de 29 % sur 12 mois.

Les ventes de produits alimentaires augmentent assez fortement (+5 % en chiffre d'affaires), les droits de mutation augmentent de 50 % par rapport à novembre 2009.

La collecte de TVA est à nouveau inférieure (-800 k€) à celle de novembre 2009 et la collecte de TIPP est à 8 % au-dessous de son niveau de 2009.

Les signaux relatifs à la consommation sont donc contradictoires. L'exportation, deuxième moteur de la croissance, contribue à la reprise de la production, en particulier dans les secteurs du matériel de transport, des machines pour l'agroalimentaire (VMI), du matériel médical (Girodmédical).

L'inscription des entreprises dans le marché mondial est aussi marquée par l'annonce d'implantations à l'étranger et plus particulièrement en Chine, comme Sogal (menuiserie), Gys (soudure), Orvia (génétique animale).

À plus long terme les projections démographiques récemment publiées par l'Insee confirment le dynamisme et l'attractivité de la région.


 


  

 

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N°20 - Novembre 2010

Données de octobre 2010

Des signaux positifs sur la consommation, mais le chômage reste à un haut niveau

Le maintien de la consommation intérieure se confirme, comme l'indiquent la consommation alimentaire (+2 % des ventes en grandes surfaces) et, plus globalement, la collecte de TVA (+7 millions d'euros par rapport à octobre 2009). La croissance du trafic routier marchandises au 2e trimestre illustre également cette reprise d'activité. Sou­te­nues par le crédit immobilier (+5 % sur 12 mois), les ventes de logements génèrent une hausse des droits de mutation.

Un signal d'alerte : les immatriculations de voitures neuves sont en forte baisse en octobre (-18 %) du fait de la diminution de la prime à la casse.

Pour la première fois depuis 4 ans, au 3e trimestre 2010, le solde commercial est déficitaire (hors hydrocarbures). Il y a toutefois des signes de re­pri­se en particulier dans les secteurs des équi­pe­ments électriques et électroniques, nautisme, transformation viande et lait. La con­fir­ma­tion de cette tendance dépend des évolutions éco­no­mi­ques et financières du marché mondial.

L'emploi reste marqué par la précarité, mais le nombre de jeunes au chômage diminue de 9 % par rapport à octobre 2009.

Pour trois secteurs industriels la production a été moins forte que prévue, et les stocks ont diminué pour les équipements électriques et le matériel de transport. Les effets des mouvements sociaux du mois d'octobre apparaissent ainsi dans les résultats de l'enquête auprès des chefs d'entreprise. Les prévisions de production sont favorables pour le mois de novembre.

Globalement cinq indicateurs ont une valeur identique ou supérieure au plus haut niveau de 2008 : les ventes alimentaires, les trafics aéroportuaire et routier, les offres d'emploi, les droits de mutation. Pour quatre indicateurs la situation est dégradée par rapport à 2008 : l'emploi salarié privé et le chômage, les ventes de véhicules neufs (depuis octobre), la collecte de TIPP.

 


  

 

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N°19 - Octobre 2010

Données de septembre 2010

Un regain d'activité sans création d'emploi

Reprise économique...

Selon l'enquête de la Banque de France, la reprise de la production se confirme dans l'ensemble des secteurs. Les services marchands liés à l'activité à court terme (transport, intérim) sont également en progression, tandis que pour les services relatifs à des projets à plus long terme (architecture, conseil en gestion par exemple) les prévisions sont moins favorables.

Les recettes fiscales confirment le regain de l'activité : pour le deuxième mois consécutif, la collecte de la TVA est en hausse par rapport au mois correspondant de 2009, les droits de mutation du mois de septembre 2010 sont supérieurs à ceux perçus en septembre 2009 et 2008.

Les ventes alimentaires en grande surface sont à un niveau supérieur à celui du mois correspondant de 2009 et de 2008.

...sans création d'emploi

Mais la croissance de l'activité ne se traduit pas par une augmentation de l'emploi. Durant la première période de reprise, de juin 2009 à juin 2010, l'emploi précaire a augmenté (intérim et demandeurs d'emploi ayant une activité réduite).

Depuis trois mois la situation de l'emploi semble se stabiliser, tandis que la production continue de progresser. Cela se traduit donc par une augmentation de la productivité des entreprises (après une forte baisse en 2009) - phénomène classique en phase de reprise - et constaté dans l'ensemble des pays touchés par la crise de 2008.

Plus grave, l'augmentation de la précarité se poursuit et se traduit par la progression du nombre de bénéficiaires du RSA (+2 % au 2e trimestre 2010).

Vigilance sur l'export

Pour les mois à venir, des incertitudes fortes pèsent sur l'export. La hausse de l'euro et l'augmentation des prix des matières premières qui touche l'ensemble des secteurs (à l'exception de l'industrie de la viande), seront des points de vigilance importants.


  


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N°18 - Septembre 2010

 Données d'août 2010

Après une saison touristique satisfaisante, une rentrée économique ambigüe

Recettes fiscales en légère hausse

La collecte de TVA du mois d'août est en hausse de 1 % par rapport à août 2009, pour la première fois depuis 6 mois. Cela peut traduire à la fois les signes de reprise industrielle repérés en juin - juillet et une saison touristique jugée assez satisfaisante par les professionnels. Le trafic aérien régulier est largement audessus du trafic des années précédentes (+25 %), confirmant les données enregistrées en juillet.

Pause estivale dans l'industrie

La baisse saisonnière du mois d'août a été un peu plus accentuée que les années précédentes dans plusieurs secteurs. Le trafic du port (hors énergie) est au plus bas depuis 2007. Le taux d'utilisation des capacités de production a diminué de 5 points. Dans les travaux publics la majorité des chefs d'entreprise prévoit des carnets de commande assez bas pour la fin de l'année.

Des interrogations sur l'emploi

L'emploi salarié du secteur privé a diminué de 0,6 % au second trimestre. L'intérim diminue de 3,5 % en un mois après un an de croissance ininterrompue. Le chômage apparaît stabilisé mais la part des demandeurs d'emploi de longue durée atteint un niveau élevé à 38 % du total des demandeurs d'emploi. Leur part représentait moins de 30 % de 2002 à 2008.

Des marges qui se réduisent

Les coûts d'alimentation qui augmentent et les prix de vente bas mettent l'élevage en difficulté. Dans l'industrie également, selon les chefs d'entreprise, les marges diminuent dans plusieurs secteurs. Les prix des matières premières, métaux et céréales, augmentent. Les prix des produits finis diminuent pour la fabrication de machines, sont stables pour la boulangerie et les produits de l'agroalimentaire, suivent partiellement la hausse des matières premières pour les produits informatiques et électroniques.

  


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N°17 - Août 2010

 Données de juillet 2010

Production industrielle : des opinions positives, mais l'emploi reste précaire.

Les indicateurs de reprise économique se multiplient. En majorité les chefs d'entreprise prévoient une activité en progression et considèrent, pour la première fois depuis septembre 2008, que les carnets de commande sont satisfaisants dans l'ensemble des secteurs.

L'emploi augmente...

Les créations d'entreprises artisanales s'élèvent à 350, pour la première fois depuis avril 2008. On enregistre plus de 19 000 offres d'emploi en juin, soit le niveau le plus élevé depuis juin 2007, l'intérim continue de également.

...mais il est plus précaire

La part des demandeurs d'emploi de plus d'un an représente 36% du total des demandeurs d'emploi, niveau le plus élevé depuis trois ans. Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A diminue de 1 000 personnes mais le nombre de demandeurs d'emploi en activité réduite (catégories B et C) augmente de 2 200 personnes.

Une consommation atone

La dépense intérieure reste faible comme le montre la collecte de TVA inférieure de 20 millions d'euros en juin 2010 par rapport à juin 2009. Selon les données nationales, les investissements des ménages et des entreprises restent nettement inférieurs au niveau de 2008.

Une situation différenciée selon les secteurs.

L'agriculture est en difficulté en particulier dans l'élevage (sécheresse et augmentation du prix des céréales), le vin (excédents dans le muscadet), le lait. L'activité reste faible pour le secteur du meuble.

L'aéronautique revoit ses commandes à la hausse. Les prévisions sont également en hausse dans la fabrication de produits informatiques et électroniques, équipements automobiles, habillement. L'activité de l'industrie automobile et du bâtiment soutient la demande pour les secteurs de la plasturgie et du caoutchouc.

Le faible niveau des stocks, la reprise économique dans de nombreux pays, soutiennent l'activité. Deux facteurs qui pourraient perdurer, mais aussi se retourner rapidement.

  

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N° 16 Juin 2010

Données de mai 2010
Reprise de la production, maintien de la précarité, baisse de la consommation

Selon les chefs d'entreprise, la production a augmenté en avril pour les biens d'équipement et les biens intermédiaires. A contrario le montant de la collecte de la TVA en baisse de 4 % depuis le début d'année montre une baisse de la consommation.

Le niveau des carnets de commande est considéré comme satisfaisant par les chefs d'entreprise, sauf pour les biens de consommation.

Au plan national, le niveau des carnets de commande est à la hausse pour l'ensemble de l'industrie, sauf pour l'industrie automobile qui annonce une baisse.

L'enquête sur les taux d'utilisation des capacités de production indique un niveau remonté à près de 80 % en région (ce qui correspond à la valeur moyenne en longue période). Il est de 76 % au plan national (pour une moyenne longue période de 82 %).

L'intérim a augmenté de 3,8 % par rapport au 4e trimestre 2009, l'emploi salarié de 0,1 % sur la même période. Après un début d'année difficile, les offres d'emploi retrouvent le niveau de 2008 (avant la dernière crise).

Si le chômage reste globalement stable, le nombre de demandeurs d'emploi de plus d'un an a augmenté de 40 % depuis avril 2009. Le nombre de bénéficiaires du RSA continue d'augmenter (+ 10 000 depuis sa mise en place au 2e trimestre 2009).

Les ventes de produits alimentaires en grande surface affichent une baisse de 2 % au mois d'avril, alors que les ventes étaient en croissance depuis le début de l'année. Selon les chefs d'entreprise, les carnets de commande sont en baisse pour les biens d'équipement du foyer, ainsi que pour les boissons et les plats cuisinés.

La reprise de la production mondiale se traduit par des prix des matières premières (métaux, pétrole, bois...) en hausse alors que les prix des produits finis (destinés à la consommation) sont stables. En revanche en agriculture, les prix des produits d'élevage (viande, lait) sont en baisse.

  

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N° 15 Mai 2010

 Données d'avril 2010

Un paysage économique et social contrasté

Les emplois en intérim augmentent depuis un an, les offres d'emploi (surtout de courte durée) dépassent ce mois-ci le niveau d'avant l'été 2008. Mais le nombre de chômeurs de longue durée a augmenté de 40 % en un an.

Les ventes de produits alimentaires en grandes surface alimentaire sont supérieures au niveau de 2009 (+4 % en volume en mars) et l'augmentation de la production de béton prêt à l'emploi peut traduire une amélioration de l'activité du BTP. Dans l'industrie, les chefs d'entreprises considèrent que les carnets de commande continuent de s'améliorer.

Mais certains éléments structurels demeurent préoccupants. Il y a environ deux fois moins de créations d'entreprises par mois par rapport au 1er semestre 2008.
Le chômage de longue durée explique la hausse du nombre de bénéficiaires du RSA. Ceci pèse sur les finances des collectivités locales. Le transport routier est depuis un an inférieur de 20 % au niveau de 2006 et 2007. Depuis le mois de février, la collecte mensuelle de la TVA est inférieure en moyenne de 22 millions d'euros (soit 5 %) par rapport aux mois de l'année précédente : la consommation de biens manufacturés est à la baisse.

Dans le domaine industriel, le comité de développement de la métallurgie souligne les difficultés du secteur des équipements agricoles et agro-alimentaires, des chantiers navals et la fragilité de l'embellie du secteur automobile. En revanche, les cadences de production de l'A320 reprennent et les sous-traitants du secteur ferroviaire bénéficient des commandes de TER.

Cette reprise dans le secteur des biens d'équipement est confortée par l'activité du secteur habillement-cuir-chaussures.

En complément des données mensuelles habituelles, vous trouverez des extraits de trois enquêtes récentes sur les besoins de main d'oeuvre, la métallurgie et le tourisme.

 

  

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N° 14 Avril 2010

 Données de mars 2010

La production industrielle en hausse, la consommation plutôt en baisse

Des signes positifs pour le court terme : selon l'opinion des chefs d'entreprise, les stocks sont relativement faibles, les carnets de commande sont en hausse, et dans trois secteurs (biens intermédiaires, biens de consommation et biens d'équipement) les industriels déclarent avoir augmenté la production en mars et prévoient la poursuite de la hausse en avril.

À moyen terme l'augmentation du prix des matières premières et de l'énergie, ainsi que la pression sur les prix de vente peuvent réduire les marges des entreprises. Les effets sont manifestes en agriculture.

La hausse des crédits bancaires (crédits d'équipement, créances commerciales et crédits à l'habitat), une augmentation des offres d'emplois (surtout précaires) en février, des déplacements automobiles plus nombreux (hausse des recettes de TIPP) et aériens : autant d'indicateurs qui manifestent une certaine reprise d'activité. L'augmentation de la vente de logements entraîne une légère progression des droits de mutation. Des investissements sont annoncés dans les secteurs de l'agroalimentaire, de la mécanique et de la grande distribution.

A contrario le montant de la collecte de la TVA diminue de nouveau en mars (-11 millions d'euros par rapport à mars 2009), en raison de la baisse des achats de biens manufacturés par les ménages. La fréquentation hôtelière recule. Les mises en chantiers dans le bâtiment sont en baisse, (moins de 1 500 logements commencés en février, le plus bas niveau depuis septembre 2008), la production de béton prêt à l'emploi diminue.

En février le niveau des ventes de voitures neuves est élevé (près de 8 000 véhicules immatriculés), mais les immatriculations de voitures d'occasion sont en baisse, et au total la puissance fiscale immatriculée diminue. Les difficultés du secteur des poids lourds et utilitaires touchent fortement les établissements dans la région.

 


  

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N°13 de mars 2010

 Données de février 2010
Le chômage reste élevé, le nombre de bénéficiaires du RSA augmente

En Pays de la Loire le nombre de salariés du secteur privé reste stable autour de 950 000 salariés depuis un an, après la baisse importante observée en 2008.

Le chômage est au même niveau depuis 3 mois, au-dessus de 130 000 personnes. Cette stabilité des salariés en place limite les recrutements. Les offres d'emploi diminuent de 10 % en janvier 2010 par rapport à janvier 2009, et sur la même période, les contrats en alternance diminuent de 8 % et le chômage des jeunes augmente.

Par ailleurs le nombre de bénéficiaires du RSA aug­mente de 6 % en un trimestre.

La production est en hausse dans les secteurs dont les stocks sont jugés faibles, - biens intermédiaires et biens de con­som­ma­tion - alors que le maintien de la production dans les industries agroalimentaires entraîne une hausse des stocks. L'opinion sur les carnets de commande reste à un niveau bas dans l'industrie automobile, les biens de con­som­ma­tion et les biens d'équipement.

La consommation semble ralentir, la collecte de TVA est en baisse de 38 millions d'euros par rapport à février 2009.

Selon l'enquête de l'APEC, les entreprises prévoient une baisse importante des recrutements, en particulier pour les cadres débutants : 700 seraient recrutés dans l‘année, soit le niveau le plus faible depuis 20 ans.

Les prévisions 2010 dans l'artisanat montrent une fragilité croissante du secteur de la production (imprimerie, métaux, ameublement...) et du bâtiment, aussi bien en termes de trésorerie que d'activité. A contrario la veille entreprises dresse un panorama des initiatives de développement, en particulier dans le second œuvre du bâtiment et dans l'électronique avec plusieurs projets en Mayenne.

S'ajoutant aux drames humains, la tempête Xynthia a provoqué des dégâts qui auront des conséquences économiques. La Région a identifié, en collaboration avec l'ensemble des partenaires régionaux, 380 entreprises et activités affectées par la tempête, dans les secteurs de l'artisanat, commerce, tourisme et pêche. De plus 150 exploitations agricoles ont été touchées dont 40 de façon particulièrement importante.


  

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N°12 de février 2010

 Données de janvier 2010
Quelques secteurs en progression

Les ventes de voitures neuves atteignent un nouveau record, plus de 11 000 vendues en décembre 2009 (pour 5 000 à 8 000 en décembre les trois années précédentes), soit plus de 104 000 voitures sur l'année (pour 81 000 par exemple en 2006).

La prime à la casse soutient la remontée progressive des carnets de commande de l'industrie automobile. Le secteur des biens intermédiaires en bénéficie également en particulier pour la plasturgie et les composants électroniques. Mais il s'agit d'une mesure de relance temporaire.

Dans l'agroalimentaire, la remontée est soutenue par les ventes de plats cuisinés et l'industrie laitière. Le trafic aérien régulier intérieur retrouve en janvier le niveau de 2007. Les créations d'entreprises sont en légère progression (hors auto-entrepreneurs).

Une économie au ralenti

Le chômage se maintient avec 130 000 demandeurs d'emploi, et le taux d'utilisation des capacités de production reste faible à 76 %. Les recettes fiscales sont au niveau de janvier 2009.

Les biens d'équipement et les biens de consommation (équipement du foyer, habillement et chaussure) apparaissent plus en difficulté.

Difficultés prévisibles pour 2010

Le nombre de demandeurs d'emploi en situation de fins de droits pourrait s'élever à 49 000 personnes en 2010, avec des conséquences importantes en termes de solidarité et de baisse du pouvoir d'achat, donc d'activité économique.

L'enquête de la Banque de France sur le bilan 2009 et les prévisions 2010 montre une baisse des investissements sur la période 2009 - 2010 de 40 % dans l'industrie automobile et le bâtiment et de 30 % dans les travaux publics. Pour l'ensemble de l'industrie, la diminution du chiffre d'affaires serait de 20 % sur les deux années (- 16 % en 2008 et - 4 % prévu en 2010). L'emploi industriel serait en baisse d'environ 2 % après une diminution de 8 % en 2009.

Selon le baromètre du comité de développement de la métallurgie, les équipementiers comme les constructeurs automobiles pourraient connaître une baisse importante de leurs effectifs d'ici trois ans en France. Ces restructurations menacent de disparition certaines activités de sous-traitance. La tension sur les prix s'accentue dans l'agroalimentaire et le bâtiment. Les marges s'érodent comme le confirment les analyses de la Banque de France.


  

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N°11 du 20 janvier 2010

 Données de décembre 2009

Des indicateurs conjoncturels en amélioration

Les ventes automobiles tirées par la prime à la casse con­ti­nuent leur progression, les ventes de novembre sont de 25 % supérieures à celles de 2007 et de 50 % supérieures à celles de 2008. Ceci explique en partie l'amélioration des carnets de commande et les augmentations de production dans le secteur automobile et des biens intermédiaires. La situation du secteur des biens de consommation con­tinue également de se redresser.

La commercialisation a repris dans le logement avec un dou­ble­ment du nombre de logements neufs vendus au 3e tri­mes­tre 2009 par rapport au 3e trimestre 2008.

Des fragilités persistantes

La construction de logements neufs semble se stabiliser au niveau du début de l'année 2009, ce que confirme la production de béton prêt à l'emploi qui est inférieure de 11 % au mois de novembre 2009 par rapport à novembre 2008.

La production industrielle est globalement en-dessous du niveau jugé souhaitable et le taux d'utilisation des capacités de production reste autour de 74 %. Le transport routier se situe à 42 000 tonnes par trimestre sur les 2e trimestre et 3e trimestres 2009 pour une moyenne de 50 000 tonnes par trimestre en 2007 et 2008. L'encours des crédits de novembre reste à 77,8 milliards d'euros, au niveau de juillet 2009.

Le chômage (catégorie A) se maintient à plus de 131 000 demandeurs d'emploi, le nombre d'offres d'emploi de plus de six mois reste stable. Les offres d'emploi pour des contrats de moins de six mois diminuent de 13 % à 15 %, le chômage des demandeurs d'emploi ayant une activité réduite (catégories B et C) augmente de 1,6 %.

La collecte de TVA de décembre est en baisse de 13 millions d'euros en décembre 2009 par rapport à décembre 2008 et la diminution de la collecte de la TIPP est de 57 millions d'euros sur l'ensemble de l'année 2009.


  


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2009


N°10 du 21 décembre 2009

Données de novembre 2009

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Augmentation conjoncturelle de la production dans trois secteurs : automobile, biens intermédiaires et agroalimentaire

Les deux principaux moteurs de l'activité sont actuellement les ventes d'automobiles et les ventes de produits alimentaires. De ce fait, ces deux secteurs, ainsi que celui des biens intermédiaires (plasturgie et composants électroniques fournisseurs de l'industrie automobile) prévoient des aug­men­tations de production.

En moyenne, les industriels du secteur agroalimentaire considèrent que leurs carnets de commande sont satisfaisants, ce qui est une première depuis un an, tandis que dans tous les autres secteurs ils restent considérés comme insuffisants, ce que confirme la faiblesse du taux d'utilisation des capacités de production (74 %).

La crise économique reste d'actualité. Le secteur des biens d'équipement est en difficulté, en particulier dans l'industrie navale. Dans l'aéronautique les rythmes de production diminuent. Les ventes d'automobiles sont tirées par la prime à la casse. Néanmoins la demande étrangère demeure bien orientée pour les équipements électriques et mécaniques. 

Redressement progressif d’une partie de l’activité

Globalement, l’opinion des chefs d’entreprise est que les carnets de commande s’améliorent, tout en restant en-deçà du souhaitable. La situation est contrastée entre les biens intermédiaires (chimie, plasturgie, composants électroniques) qui s’améliorent nettement, et les biens d’équipement (navale, mécanique) qui sont à leur plus bas niveau depuis 2005. Logiquement, les prévisions de production sont en hausse pour l’agro­alimentaire et les biens intermédiaires, en baisse pour les biens d’équipement.

En volume, le niveau des ventes de produits alimentaires a retrouvé le niveau de 2007.

Les encours de crédit n'augmentent pas

On constate en septembre une légère augmentation des encours pour l'investissement (équipement et habitat) et une diminution pour le fonctionnement (créances commerciales, trésorerie) qui traduit la diminution globale du niveau d'activité. Celle-ci se retrouve dans la collecte de la TVA dont la baisse s'accentue et qui diminue de 2 % par rapport au mois de novembre 2008.

En revanche les droits de mutation sont pour la première fois en novembre au niveau de l'année 2008 (mais restent inférieurs à 2007).

Crise sociale

La hausse du chômage se poursuit. Les jeunes hommes sont les plus touchés avec près de 60 % d'augmentation du chômage en un an. Les licenciements économiques ont été multipliés par deux sur un an. Les offres d'emploi sont majoritairement de courte durée et à un niveau inférieur de 16 % par rapport à octobre 2008.

Le nombre d'allocataires du RSA (revenu de solidarité active) augmente de 11 % sur un trimestre, tandis que les finances des collectivités sont de plus en plus contraintes.

L'emploi diminue légèrement par rapport au 2e trimestre, mais dans une moindre mesure qu'au niveau national et l'intérim augmente, de façon modérée, depuis mars 2009. La revue de presse montre a contrario des exemples d'entreprises qui prévoient de se développer et de recruter en 2010 comme dans les secteurs du bâtiment et des énergies renouvelables.

 

 

N°9 du 20 novembre 2009

Données d'octobre 2009

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Tendances à la hausse du prix des matières premières, à la baisse des produits finis

Selon l’enquête de la Banque de France, les prix des matières premières pour l’industrie gardent une orientation à la hausse alors que les prix des produits finis se contractent, mais dans une moindre mesure : globalement les marges se réduisent. Les prix des matières premières tendent à augmenter pour le secteur chimie et plasturgie, et plus nettement pour les métaux, alors que les prix des produits finis subissent une pression à la baisse. Les prix de la production agricole sont en baisse de 14 % sur un an. Dans l’imprimerie les prix ont significativement baissé au cours des deux derniers mois.

Redressement progressif d’une partie de l’activité

Globalement, l’opinion des chefs d’entreprise est que les carnets de commande s’améliorent, tout en restant en-deçà du souhaitable. La situation est contrastée entre les biens intermédiaires (chimie, plasturgie, composants électroniques) qui s’améliorent nettement, et les biens d’équipement (navale, mécanique) qui sont à leur plus bas niveau depuis 2005.  Logiquement, les prévisions de production sont en hausse pour l’agro­alimentaire et les biens intermédiaires, en baisse pour les biens d’équipement.

En volume, le niveau des ventes de produits alimentaires a retrouvé le niveau de 2007.

Le niveau de l’emploi continue de se dégrader

Le niveau des 130 000 demandeurs d’emploi a été dépassé en septembre. Le nombre d’intérimaires diminue à nouveau. Il y a 760 contrats d’alternance signés de moins en septembre 2009 par rapport à septembre 2008. Malgré des signes de reprise de l‘activité industrielle le chômage augmente. Ceci provient en partie des modes d’ajustement de l’emploi jouant à la fois sur la flexibilité des emplois précaires (baisse de l’intérim) et le maintien d’un volume d’emplois pérennes, comme le reflète la tendance à la baisse de la productivité en 2009.

Recettes fiscales en baisse

Le montant de la collecte de la TVA, qui traduit à la fois les effets volume et prix, diminue depuis le début de l’année. L’écart mensuel de collecte par rapport au mois correspondant de l’année précédente est passé de - 20 millions d’euros en début d’année à - 40 millions d’euros au cours de l’été, pour atteindre - 60 millions d’euros au mois d’octobre 2009 par rapport à octobre 2008. La recette de la TIPP est inférieure de 60 millions d’euros sur les dix premiers mois de l’année.

 

N°8 octobre 2009

Données de septembre 2009

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Synthèse

Les secteurs de l'agroalimentaire (viandes, boissons) et des biens intermédiaires (matières plastiques, composants électriques et électroniques, bois et papier) montrent des signes de reprise de la production, bien que les carnets de commandes restent à un niveau estimé encore trop faible. Dans le secteur des biens de consommation les chefs d'entreprise estiment que les carnets de commande faiblissent. Dans l'industrie automobile, le niveau des carnets de commande restent bas mais en amélioration, alors que les stocks demeurent importants.

Consommation et fiscalité

Les ventes de produits alimentaires en grandes surfaces augmentent de 3 % en volume et en prix (donc à prix constants) sur un an. Le montant de la TVA collectée diminue de 1,8 % sur 12 mois. L'écart provient des baisses d'activité dans l'industrie et le bâtiment.

Les ventes de voitures neuves particulières se maintiennent à un niveau supérieur à l'an dernier, tirées par la prime à la casse et le bonus écologique, mais sont orientées vers des modèles moins puissants. La moitié (50,3 %) des ventes concerne des voitures de marques françaises, la moitié des marques étrangères. Les recettes fiscales sont en baisse de 1,5 % à 2 % sur les 6 premiers mois de l'année. Les transports routiers de marchandises sont en chute, de 28 % sur un an, aussi bien pour les flux entrants et sortants de la région que pour les flux internes régionaux. Au total, la consommation de carburant diminue, les recettes de TIPP sont en baisse de 10 % sur 12 mois.

Emploi et chômage : des évolutions contrastées

Les conséquences de la réduction de l'activité économique se traduisent de façon limitée sur l'emploi salarié privé, qui baisse de 0,9 % sur un an (France - 2,3 %). L'emploi salarié privé est stabilisé depuis début 2009 autour de 953 000 salariés, alors que l'on compte 16 000 demandeurs d'emploi de plus depuis janvier 2009. La stabilisation de l'emploi peut provenir d'une priorité donnée au maintien dans l'emploi des salariés, en particulier par l'usage du chômage partiel et les prises des soldes de congés et jours de RTT. L'augmentation du chômage peut provenir en partie du blocage à l'embauche des jeunes d'une part, et de l'évolution dans les autres secteurs (agriculture, organismes publics… qui représentent 500 000 emplois) d'autre part.

Les jeunes sont en effet les plus touchés par cette augmentation du chômage, en particulier les jeunes hommes pour lesquels le taux d'augmentation du chômage est de 66  % en un an. Le mois de septembre sera un mois important dans ce domaine, avec les entrées en contrats d'alternance. Au cours des mois de juillet et août, il y a eu plus de 2 100 contrats d'alternance signés (1 600 pour les mois correspondants de 2008).

 

Note N°7 septembre 2009

Données d'août 2009

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Synthèse

La consommation alimentaire est en croissance en juin et juillet, et les ventes de voiture ont atteint un niveau exceptionnel en juin (plus de 10 000 véhicules vendus), pour revenir à un niveau normal en juillet. L'opinion des chefs d'entreprise sur le niveau des carnets de commande s'améliore dans le secteur des biens de consommation.

On peut mettre en parallèle cette hausse des achats avec la hausse des encours des crédits bancaires (+ 0,4 % en juin), après 5 mois de quasi stagnation. Il s'agit prin­ci­pa­lement d'une hausse de crédits à l'habitat et d'une augmentation des comptes débiteurs. Mais le taux de progression des encours demeure inférieur de moitié à celui de début 2008.

Dans le secteur industriel et commercial, par contre, on constate une diminution des encours des crédits d'appui à la production, créances commerciales et crédits à l'export.

L'industrie a fortement diminué sa production au cours de l'été, mais les chefs d'entreprises considèrent que les stocks restent légèrement élevés. Ceci pourrait se traduire par des difficultés de trésorerie à terme.

Dans la construction, les carnets de commande sont peu remplis mais la fin de l'année pourrait être meilleure avec l'effet des soutiens publics à l'investissement et des crédits pour les économies d'énergie. En revanche les carnets de commandes continuent de se dégrader dans les travaux publics. Dans l'agroalimentaire, la demande apparaît faible dans le secteur des produits laitiers, plats cuisinés et boissons, alors que le secteur de la viande a plus de perspectives (projets d'investissement annoncés en Maine-et-Loire et en Vendée). La situation économique des producteurs se dégrade, les prix des produits à la production baissent en moyenne de 15 % sur un an, et plus fortement pour les céréales (32 %) et le lait (25 %). L'aéronautique est également en phase d'investissements forts sur le bassin de Nantes Saint-Nazaire.

Les importations reviennent au niveau de l'année 2005 (hors hydrocarbures), avec une baisse sensible des importations des équipements mécaniques, matériel électrique, électronique, produits métallurgiques et produits chimiques.

Le chômage marque une pause en juillet, qui pourrait être de courte durée et due en partie à des phénomènes annexes comme le report des examens universitaires : le chômage augmente encore en données brutes. L'intérim semble se stabiliser à son plus bas niveau : 35 000 intérimaires fin juin 2009 contre 55 000 en février 2008.

Les offres d'emploi se situent à un niveau inférieur de 13 % à celui de l'an dernier, la diminution portant essentiellement sur les offres de contrats de longue durée (plus de 6 mois) qui diminuent de 33 % en un an.

Les recettes fiscales sur douze mois diminuent de 6 % pour la TIPP et de 25 % pour les droits de mutation à titre onéreux.

 

Note N°6 juillet 2009

Données de juin 2009

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Des trésoreries d'entreprises qui se dégradent

La situation de trésorerie est actuellement tendue pour un certain nombre d'entreprises. Selon la note de conjoncture de l'artisanat (page 6) 36 % des entreprises de ce secteur ont eu des difficultés de trésorerie au 1er semestre 2009 (contre 29 % en 2008). Le taux de progression des crédits distribués par des établissements bancaires situés en Pays de la Loire est passé de 0,8 % par mois entre septembre 2007 et août 2008 à moins de 0,2 % en moyenne depuis le début 2009.

Dans ce contexte les évolutions de prix pourront être déterminantes pour les marges des entreprises. Pour les biens intermédiaires (électronique, plasturgie...) les prix des produits finis sont à la baisse alors que les prix des matières premières se maintiennent. En agriculture l'écart entre les prix des intrants et les prix à la production reste défavorable. Dans la distribution les consommateurs privilégient les produits moins élaborés et moins coûteux.

Forte augmentation du chômage des jeuness

Le chômage des jeunes de moins de 25 ans a augmenté de 66 % en un an (page 4), et plus pour les jeunes hommes (+ 98 %) que pour les jeunes femmes (+ 41 %, soit la tendance moyenne). L'intérim, qui représente une part importante de l'entrée des jeunes sur le marché du travail, reste à environ 40 % au-dessous de son niveau du 1er semestre 2008. Les contrats en alternance ont diminué de 40 % depuis le début 2009 par rapport à début 2008. Si ces niveaux se confirment à la rentrée de septembre 2009, cela pourrait peser fortement sur le chômage des jeunes, sachant que chaque année environ 46 000 jeunes quittent le système éducatif pour le marché du travail.

Reprises plus techniques que durables ?

Le nombre de logements neufs vendus a doublé au 1er trimestre 2009 par rapport au dernier trimestre 2008, retrouvant le niveau des années précédentes. Il y a plus de 9 300 immatriculations de voitures neuves en mai 2009 soit le niveau le plus élevé depuis trois ans (7 000 en mai 2007).

Les campings et les lieux de visite ont connu un bon début de saison touristique (contrairement aux hôteliers) et prévoient une fréquentation satisfaisante pour cet été (page 6).
Le trafic du port de Nantes Atlantique a augmenté en juin du fait des importations, malgré une baisse des exportations, mais reste inférieur de 25 % à son niveau de l'année précédente.
Le trafic aérien intérieur régulier revient au niveau 2008 en mai (contrairement au trafic international et au trafic vacances qui continuent de diminuer), tandis que l'industrie aéronautique investit fortement sur les sites de Nantes et Saint-Nazaire.

Malgré quelques signes de reprise de la production cités ci-dessus, la situation globale est caractérisée par la baisse des stocks et la stagnation des carnets de commande.

La prochaine note de conjoncture paraîtra le 20 septembre.

 

Note N°5 juin 2009

Données d'avril 2009

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Une convergence d'indicateurs en stabilisation basse

Dans l'industrie les chefs d'entreprise considèrent depuis le mois de février que les carnets de commande sont à un niveau très bas, et que les stocks sont un peu élevés, bien qu'inférieurs à fin 2008.

Indicateur de l'activité pour le bâtiment et les travaux publics, la consommation de béton prêt à l'emploi se situe en moyenne à 20 % au-dessous de l'activité 2008.

Les créations d'entreprises se situent autour de 500 par mois depuis décembre 2008, pour une moyenne de 1 000 par mois au premier semestre 2008. Les inscriptions d'auto-entrepreneurs aux Chambres de Métiers, après la mise en place de janvier à mars, se situent à 450 par mois en moyenne depuis 3 mois.

Depuis janvier les offres d'emploi sont à un niveau inférieur de 30 % au niveau de l'année 2008.

L'encours des crédits attribués en Pays de la Loire (p. 5) est pratiquement stable depuis juillet 2008, avec un taux de progression de 0,1 % à 0,2 % par mois depuis août 2008 (sauf en octobre), contre 0,6 % à 0,8 % par mois au premier semestre 2008. Cela signifie qu'il y a moins de nouveau crédits accordés.

La fréquentation des hôtels reste inférieure à 2008 depuis le début de l'année, de 4,4 % en avril. La recette de TVA est en moyenne en baisse de 1,7 % sur les six derniers mois.

Les droits de mutation à titre onéreux semblent se stabiliser à un niveau de 2,3 millions d'euros par mois (pour 8 millions par mois en 2007/2008).

L'emploi continue de se dégrader, en particulier pour les jeunes

Le chômage continue d'augmenter, mais moins rapidement : 3 100 demandeurs d'emploi de plus en avril, contre 5 400 en mars. Il a augmenté sur un an de 37 % pour l'ensemble des classes d'âges. Le nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans a augmenté de 62 % sur un an, beaucoup plus fortement pour les hommes (+ 91 %) que pour les femmes (+ 36 %). Face à cette situation, la Région et les trois chambres consulaires lancent une campagne en faveur du recrutement des jeunes.

En agriculture les prix poursuivent leur baisse, plus fortement à la production qu'en approvisionnement, le ciseau des prix est donc défavorable.

Les importations au port de Nantes Saint-Nazaire continuent de diminuer, de 800 000 tonnes par mois en novembre 2007 à la moitié en mai 2009 (hors produits énergétiques).

Des signes positifs

Dans ce contexte difficile, quelques indicateurs sont en amélioration. Pour l'emploi, l'intérim avait cessé de baisser en mars et augmente en avril. La consommation de produits alimentaires en grandes surfaces augmente de 4 % en valeur et de 2 % en volume. Le trafic de l'aéroport de Nantes Atlantique revient au niveau 2008 pour le trafic « affaires » domestique (vols réguliers nationaux).

 

Note N°4 mai 2009

Données de mars 2009

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Plusieurs signes de stabilisation

Globalement l'orientation est à la stabilisation, en situation basse. Ceci vaut pour l'opinion sur les carnets de commande de l'industrie et des travaux publics, la création d'entreprises artisanales, les stocks, ainsi que pour l'intérim qui est stable en mars (au contraire du niveau national où l'emploi intérimaire diminue encore de 4,5 %).

Deux secteurs annoncent une augmentation de la production du fait de la forte diminution de leurs stocks (malgré des carnets de commande bas) dans l'automobile et les biens intermédiaires (plasturgie en particulier). La diminution de l'activité se confirmerait néanmoins pour le tourisme : 40 % à 50 % des hôteliers et restaurateurs ont indiqué une saison d'avril en baisse, et des réservations pour l'été également en diminution, alors que les campings, déclarent une aug­men­ta­tion des réservations (page 4).

Les conséquences sur le commerce extérieur et l'emploi

La diminution du commerce extérieur, aussi bien pour les importations que pour les exportations, traduit la baisse d'activité au niveau mondial. Les importations ont diminué de 35 % par rapport au premier trimestre 2008, les exportations de 25 %. Ceci touche en particulier les machines industrielles et ordinateurs (importations et exportations), les produits agro­alimentaires à l'exportation, les produits chimiques à l'importation.

Le chômage continue de progresser rapidement (4,6 % soit 5 400 demandeurs d'emploi de plus en un mois) en particulier pour les jeunes (23 900 jeunes au chômage, soit 8 % en un mois et 62 % en un an au niveau régional, cette aug­men­tation étant de 37 % au niveau national).

Le risque d'un phénomène de ciseaux

Les recettes fiscales reflètent la baisse d'activité. La taxe intérieure sur les produits pétroliers se situe à 60 % du niveau correspondant de l'an dernier, les droits de mutation à titre onéreux à moins de 40 %. Ceci va peser sur les finances des collectivités au moment où la demande sociale augmente à l'endroit de la Région (formation et développement éco­no­mique) et plus encore des départements (RMI/RSA).

Les projets des entreprises

La veille sur l'actualité des entreprises que vous trouverez en page 7 de cette note illustre quelques unes des difficultés en particulier dans l'automobile, la mécanique et la métallurgie. Mais elle présente aussi des projets de développement : des entreprises agroalimentaires investissent et développent de nouveaux produits, des fournisseurs du bâtiment innovent dans l'énergie et l'isolation, des distributeurs adaptent de nouvelles formes de commerce.

 

Note N°3 avril 2009

Données de février 2009

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Dégradation de l'emploi

Le ralentissement de l'activité économique depuis juin 2008 pèse sur l'emploi. En février 2009, le nombre d'intérimaires continue de régresser avec 3 300 postes de moins en un mois (- 8 %), les offres d'emploi collectées par Pôle emploi diminuent de 30 %. On compte 117 800 demandeurs d'emploi inscrits en fin de mois (catégorie A). L'accélération de la progression du chômage est marquante : 25 000 demandeurs d'emploi de plus en un an, dont 6 700 en un mois.

Des signaux moins négatifs

Dans le bâtiment les mises en chantiers augmentent légèrement pour le logement individuel et les bâtiments industriels. Elles continuent de diminuer pour le logement collectif. Les immatriculations de voitures neuves se situent en janvier et février au même niveau qu'à la période équivalente de 2008, grâce en partie aux primes à la casse mises en place en France et en Allemagne. Dans l'industrie l'opinion sur les carnets de commande se stabilise, certes à son plus bas niveau.

L'activité économique se situe néanmoins toujours à un niveau globalement bas. Le trafic intérieur régulier de l'aéroport Nantes Atlantique est à 10 % au-dessous du niveau 2008, celui du port de Nantes Saint-Nazaire (hors énergie) diminue de 13 % en mars. Les créations d'entreprises sont à un niveau de 50 % inférieur à mars 2008, les droits de mutation à titre onéreux stagnent à 3,2 millions d'euros depuis quatre mois pour un niveau moyen de 6,6 millions d'euros un an auparavant.

Des projets de développement

Si des difficultés persistent en particulier pour les équipementiers du secteur automobile, de l'habillement-cuir et des biens de consommation, on relève dans l'actualité des projets de développement, par exemple dans les services aux entreprises et l'agroalimentaire.

 

Note N°2 mars 2009

Données de janvier 2009

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Augmentation du chômage et du nombre de bénéficiaires du RMI

La diminution de la demande de biens d'équipement, industriels (machines) et de voitures, la baisse du marché du logement individuel, entraînent la baisse de commandes dans les secteurs des biens intermédiaires. La baisse de la demande au niveau international accentue les difficultés, et commence à toucher l'industrie régionale des biens de consommation qui a connu la plus forte baisse sur un mois.

Les offres d'emploi ont baissé de 24 % sur un an, les prévisions de l'APEC annoncent une diminution d'un quart des recrutements de cadres. L'intérim a déjà baissé de 22 % en un an. Le chômage augmente de 3 % en janvier et le nombre de bénéficiaires du RMI de 3,5 % sur le dernier trimestre, après deux ans de baisse.

Les droits de mutation à titre onéreux, basés sur les transactions commerciales et les ventes de logements, ont diminué de 53 % sur un an.

Mouvements croisés

Le nombre de créations d’entreprises diminue, le solde créations-radiations reste positif (mais moins qu'il y a un an, 260 en février 2009, près de 400 en février 2008). Le régime d'auto-entrepreneur progresse : 348 inscriptions auprès des chambres de métiers en février.

Dans l'agroalimentaire, les activités viande et lait sont en croissance alors que l'industrie de la boisson et des plats cuisinés sont plus en difficultés. Pour la production agricole les rapports de prix sont défavorables aux agriculteurs.

Les importations de produits pétroliers sont en baisse de 30 % au port de Nantes en février, en revanche la TIPP augmente et les immatriculations de voitures neuves ont rejoint en janvier leur niveau moyen des deux précédentes années.

La collecte de TVA a diminué (comme en 2008 à la même période), les ventes de produits alimentaires diminuent en valeur, celle des produits d'hygiène diminuent en volume.


Note N°1 février 2009

Données de décembre 2008

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Stabilité de la consommation

La consommation des produits de la vie quotidienne reprend en janvier, après une baisse en décembre, et le niveau de TVA perçue est stable. L'hôtellerie a un taux d'occupation équivalent à l'année précédente.

Limitation de la production industrielle et diminution des stocks

Dans l'industrie, les chefs d'entreprise considèrent que la tendance des carnets de commande est au plus bas, et que les stocks se réduisent. La diminution des investissements industriels, des achats de biens d'équipement et des marchés à l'exportation, pèse sur l'activité.

En conséquence, les prévisions de production pour février sont globalement à la baisse, sauf pour l'agroalimentaire dont les stocks sont bas et qui prévoit une augmentation de production de 12 %. Les deux secteurs déclarant des perspectives positives sont les services aux entreprises et, dans une moindre mesure, l'agroalimentaire, selon une enquête de la Banque de France sur les prévisions des chefs d'entreprise pour l'année 2009.

En agriculture, le prix des intrants (engrais, énergie, semences...) diminue, mais le prix de vente à la production baisse depuis plus longtemps, et plus fortement.

Dans le bâtiment et les travaux publics, le niveau d'activité reste à un niveau élevé pour les logements collectifs et les bureaux (en augmentation de 36 % par rapport à 2006). Il a diminué de 32 % pour les logements individuels depuis le maximum atteint en 2006.

Amélioration du solde commercial

La baisse des importations conjuguée à l'augmentation des exportations au 4e tri­mes­tre 2008 ont réduit le déficit commercial de 24 % par rapport à la moyenne 2008.

Dégradation de l'emploi

L'emploi est fortement touché par ces évolutions, l'intérim se contracte — moins 2 600 intérimaires en un mois — les offres d'emploi enregistrées en décembre 2008 sont en baisse de 14 % par rapport à décembre 2007, le nombre de demandeurs d'emploi en hausse de 2 % en un mois.

Les produits fiscaux sont en forte diminution en janvier 2009 par rapport à janvier 2008 pour la TIPP (- 20 %), les droits de mutation (- 65 %) et pour les recettes liées aux les cartes grises (- 12 % d'immatriculations sur un an).

Note N°0 janvier 2009

Données de novembre 2008

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Les carnets de commande de l'industrie diminuent globalement, plus fortement dans les industries produisant des biens liés aux investissements (automobile, biens d'équipement), que dans les industries liées à la vie quotidienne (biens de consommation : vêtements, journaux...) et alimentaires. L'agro-alimentaire a eu une production en hausse au mois de novembre.

Dans le bâtiment, on constate un maintien du volume des autorisations de construire pour le logement collectif et les bureaux (sans que les mises en chantiers soient au même niveau). En revanche, le logement individuel et les travaux publics reviennent au niveau d'activité de 2003/2004.

Malgré cette situation, le nombre de créations d'entreprises reste supérieur aux cessations d'activité, le solde reste positif.

La baisse de l'intérim et des offres d'emploi se traduit par une diminution de l'emploi depuis le second trimestre 2008. Le parallélisme remarquable entre les évolutions du taux de chômage régional et national se maintient. Le taux de chômage régional reste inférieur au taux de chômage national. Les conséquences sur les bénéficiaires du RMI ne se font pas encore sentir.

Certaines des ressources des collectivités connaissent déjà une diminution significative. La TIPP et les cartes grises pour la Région, les droits de mutation pour les départements et les communes.