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Evolution des échanges

En 2018, les échanges commerciaux toujours en hausse

En 2018, les échanges commerciaux des Pays de la Loire avec le reste du monde poursuivent leur hausse entamée en 2016. Importations et exportations progressent de 10,6 % sur un an, nettement plus rapidement qu'à l'échelle nationale (+ 3,8 %).

En 2018, les exportations s'envolent de 16,5 %...

En 2018, les exportations régionales ont été nettement plus dynamiques qu'en moyenne dans l'Hexagone où les ventes à l'étranger progressent de 3,8 %. Ce résultat s'explique par les performances exceptionnelles des industries navale et aéronautique : 

  • Deux paquebots ont été livrés par les Chantiers de l'Atlantique à l'armateur américain Royal Caribbean Cruises, le "Symphony of the Seas" en mars et le "Celebrity Edge" en octobre.
  • Le groupe Airbus a ouvert en mai une ligne maritime entre le terminal roulier de Montoir-de-Bretagne et l'usine Airbus de Mobile en Alabama.

 

En revanche, l'industrie agroalimentaire est en retrait avec des ventes à l'étranger en recul de 3 %. Les exportations d'équipements électriques sont en baisse (-4 %), en particulier les matériels électriques (-5 %).

 ... Et les importations s'accroissent de 6,2 %

En 2018, en Pays de la Loire, les importations progressent plus vite qu'en France (+3,8 %). Les achats d'hydrocarbures naturels sont en hausse de 21,7 % et ceux de produits pétroliers raffinés explosent (+60 %). Ces évolutions impactent lourdement le solde commercial régional qui reste déficitaire. Pour autant, rien ne permet de conclure à une dégradation de l'activité des entreprises régionales. Au contraire, la hausse des importations de produits métallurgiques et métalliques traduit une activité dynamique dans les entreprises où la production s'organise à l'échelle mondiale (les produits importés sont utilisés dans le processus de production des établissements ligériens, cf encadré à droite).

Exportations par grands secteurs d'activité en 2018
  Montant
(millions d'euros)
Evolution
2017-2018
Fab. de matériels de transport
6 707 + 61 %
Fab. de machines et équipements 3 643 + 11 %
Agroalimentaire2 685 - 3 %
Cokéfaction et raffinage
1 322 - 3 %
Métallurgie et fab. de produits métalliques
1 114 + 7 %
Fab. de produits en caoutchouc et en plastique
1 067 + 1 %
Fab. d'équipements électriques 1 046 - 4 %
Agriculture, sylviculture et pêche
940 + 5 %
Textile, habillement, cuir, chaussure 712 + 1 %
Industrie chimique
 705+ 21 %
Fab. de produits informatiques, électroniques et optiques
640+ 19 %
Industrie pharmaceutique
277
- 6 %
Total des exportations 22 024 + 16,5 %
  Source : Douanes
Importations par grands secteurs d'activité en 2018 
  Montant
(millions d'euros)
Evolution
2017-2018
Industries extractives (houille, hydrocarbures naturels) 4 974 + 20,4 %
Fab. de matériels de transport 4 572
+ 1,7 %
Agroalimentaire2 836 + 3,7 %
Fab. de machines et équipements
2 331
+ 0,1 %
Métallurgie et fab. de produits métalliques
2 134
+ 9,6 %
Fab. de produits en caoutchouc et en plastique
1 567 + 3,8 %
Textile, habillement, cuir, chaussure 1 523 - 0,4 %
Industrie chimique
1 421
+ 4,0 %
Fab. d'équipements électriques
1 169 + 3,6 %
Fab. de produits informatiques, électroniques et optiques 916+ 1,0 %
Autres industries
872+ 8,4 %
Travail du bois, papier et imprimerie
 769 + 5,6 %
Agriculture, sylviculture et pêche
 628- 3,2 %
Industrie pharmaceutique
581
- 16,1 %
Cokéfaction et raffinage
 574 + 60,0 %
Total des importations 26 952 + 6,2 %
  Source : Douanes

  
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Les échanges commerciaux régionaux : des données à interpréter avec précaution

Les données sur les importations et les exportations publiées par la Direction générale des douanes et droits indirects à l’échelle de la région doivent être interprétées avec précaution, pour plusieurs raisons :

  • Elles portent indifféremment sur des biens d’équipements ou de consommation (consommation finale) et des biens intermédiaires destinés, à être réintroduits dans un processus de production.

Conséquence de la fragmentation des processus de production à l’échelle internationale, les échanges de biens intermédiaires représentent désormais environ la moitié de l’ensemble des échanges commerciaux de la France. Le contenu en importations des exportations augmente au fur et à mesure de l’internationalisation de l’économie et notamment de la croissance des échanges intragroupes.

En Pays de la Loire, une très large part des échanges du secteur aéronautique s'inscrivent dans le cadre d'un processus de fabrication coordonné à l'échelle européenne voire mondiale entre les unités de production du groupe Airbus et leurs fournisseurs et sous-traitants. Les tronçons d’avions produits dans les usines Airbus de Nantes et Saint-Nazaire sont envoyés à Hambourg ou Toulouse pour assemblage final. Dans ce dernier cas, les flux domestiques n’apparaissent pas dans les chiffres régionaux du commerce international.

  • Les échanges sont décrits au lieu de destination ou au lieu de départ des marchandises, qui peuvent respectivement différer des lieux de consommation finale ou de production.

Les résultats à l’échelle régionale dépendent non seulement des caractéristiques de la demande régionale et du tissu productif local mais aussi de la localisation géographique de la région (présence d'un port, région frontalière) ou de choix logistiques des entreprises (plateforme de distribution).

Exemple : si le terminal de Montoir réceptionne à lui seul une grande partie des importations françaises d’aliments pour le bétail, il approvisionne tout l’ouest de la France et, plus largement, le territoire national.

Le solde commercial régional ne peut donc pas être interprété sans tenir compte de l'ensemble de ces éléments. Un déficit commercial n'est donc pas systématiquement lié à des performances médiocres des entreprises locales à l'international.