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Dynamique de l'emploi dans le bâtiment (CERC)

Les informations figurant dans ce zoom sont extraites d’une publication de l’Insee (décembre 2017), réalisée en partenariat avec la Cellule Économique Régionale de la Construction (CERC) des Pays de la Loire et la Direccte. Elle analyse plus particulièrement l’impact de la crise sur le secteur.

BTP : un recul de l’emploi salarié observé depuis la crise économique et financière

En Pays de la Loire, début 2016, le secteur du bâtiment travaux publics (BTP) représente 10 % de l’emploi salarié non agricole, soit une part relativement proche de celles des autres régions françaises. Après plusieurs années marquées par le dynamisme des mises en chantiers, la crise de 2008 a causé un recul brutal de l’activité, marquant une rupture dans la croissance de l’emploi.

Dans le gros oeuvre* malgré les fortes diminutions de mises en chantier observées dès 2008, les pertes d’emplois sont restées relativement modérées durant les quatre premières années (200 emplois de moins en moyenne par an). À partir de 2013, les effets de la crise économique sont plus marqués. De nombreux établissements pérennes décident de réduire leurs effectifs. Ils contribuent ainsi à la perte de 1 200 postes entre 2013 et 2014. Cette période s’avère également délicate dans les travaux publics, les collectivités territoriales réduisant sensiblement leurs investissements.

L’impact de la crise s’est avéré plus précoce pour le second oeuvre. Les pertes d’emplois s’intensifient pour les années 2011 et 2012. Le second oeuvre perd ainsi 1 200 salariés chaque année. Les diminutions sont encore plus nombreuses en 2013 et 2014, soit –1 800 postes par an.

Globalement, le choc sur l’emploi est plus défavorable dans le secteur du bâtiment et des travaux publics que dans les autres secteurs de l’économie. La situation s’améliore toutefois en 2017 avec la reprise d’activité.

*Activités de construction de maisons individuelles, travaux de montage de structures métalliques et travaux de maçonnerie générale et de gros oeuvre. 

Une réduction de la marge et de la rentabilité des entreprises

Le recul de l’activité a eu un impact direct sur les résultats financiers des acteurs économiques. Ainsi, entre 2009 et 2014, le taux de marge des entreprises employeuses régionales baisse de 7 points tandis que la rentabilité économique diminue de 14 points.

Sur une période de dix ans, l’appareil productif au sein du secteur s’est modifié pour les plus petites structures. Ainsi, depuis 2004, le nombre d’établissements sans salarié (hors micro-entrepreneurs) augmente constamment alors que les établissements d’un à deux salariés diminuent. La mise en place du statut de micro entrepreneur en 2009 contribue à la nouvelle configuration de l’appareil productif dans les petites structures. Fortement utilisé à sa création, le statut a dynamisé les créations d’entreprises même s’il tend désormais à s’essouffler.

En 2016, environ un quart des créateurs d’entreprises dans le secteur du BTP choisissent le statut de micro-entrepreneur. Ce statut reste cependant moins prisé dans la région en comparaison à la France métropolitaine.

Source : www.insee.fr