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Aéronautique

Dernière mise à jour : mars 2017

© Airbus

 

  • 5e région française de la filière aéronautique en nombre de salariés (5% des effectifs totaux de l’aéronautique française), à égalité avec la Normandie (source données sociales GIFAS 2015),
  • 2e région française pour la construction de structures aéronautiques civiles (source Agence régionale des Pays de la Loire 2015),
  • 111 établissements, dont 101 sous-traitants (source base Astrée 2013),
  • Nantes, 1er aéroport international du Grand Ouest de la France. En 2015, la part du trafic de passagers de l’aéroport Nantes Atlantique sur l’ensemble du trafic de passagers de la France métropolitaine est de 3 % (source Union des aéroports français).

 

Des entreprises en Pays de la Loire figurent parmi les plus remarquables de la filière au niveau national et/ou mondial : Airbus Group (siège France à Toulouse en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, 2 sites en Loire-Atlantique), Stelia aerospace (filiale à 100 % d’Airbus, siège à Toulouse en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, un site en Loire-Atlantique), Daher (siège en Centre-Val de Loire, 4 sites en Loire-Atlantique et Sarthe), Thales Communication & Security (siège en Île-de France, 2 sites en Maine-et-Loire et en Mayenne), Souriau (filiale du groupe américain Esterline, 2 sites en Sarthe), FAMAT, Duqueine Atlantique, We are Aerospace, Loiretech (sièges en Pays de la Loire). Airbus Group et Duqueine Atlantique sont deux grands donneurs d’ordres en région.

Plusieurs structures d’innovation liées à l’aéronautique sont présentes sur le territoire régional avec :

  • deux pôles de compétitivité, EMC2 et Élastopôle et un cluster, Neopolia,
  • l’Institut de Recherche Technologique (IRT) Jules Verne à Nantes,
  • des Plateformes Régionales d’Innovation (PRI) dont Technocampus composites à Nantes, Technocampus Smart Factory à Saint-Nazaire en réalité virtuelle notamment, Cemcat sur les matériaux composites près de Laval et Proxinnov en robotique à La Roche-sur-Yon.

Les caractéristiques de la filière aéronautique

Le secteur aéronautique et spatial comprend « les industries des secteurs de l’aéronautique et de l’espace, mais également l’industrie de la défense et de la sécurité » (source : Gifas - Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales).

Les industries aéronautiques et spatiales sont très proches. L’industrie aéronautique couvre les activités de la conception, de la fabrication et de la commercialisation d’aéronefs (avions, hélicoptères, drones…) et de leurs équipements (propulsion, systèmes de bord…). L’industrie spatiale consacre son activité aux vols dans l’espace, à la production d’astronefs (engins spatiaux) et de lanceurs (fusée capable d’envoyer une charge utile dans l’espace : un satellite artificiel en orbite ou une sonde spatiale). Ces deux industries ont des applications à la fois civiles et militaires. Elles font appel à une sous-traitance industrielle diversifiée (métiers de la mécanique, de la métallurgie, de la plasturgie, des composites, de l’ingénierie, de l’électronique…).

La filière aéronautique est un secteur de pointe à l’origine de nombreuses innovations, avec des technologies très élaborées, des principes de sécurité très poussés, du personnel hautement qualifié et d’importants investissements, en particulier en R&D. C’est le 2e secteur français pour les dépenses en R&D (3,5 milliards d’euros) derrière l’automobile (4,4 milliards d’euros) et devant la pharmacie (3 milliards d’euros). Il occupe également la 2e place française en nombre de chercheurs et personnels R&D derrière l’automobile. Les entreprises de l’aéronautique française sont parmi les premiers pourvoyeurs de brevets nationaux. Pour accompagner cette dynamique d’innovation, de nombreux pôles de compétitivité et clusters se sont développés sur cette filière en France.

Très sujette aux cycles, l’activité de l’industrie aéronautique, aussi bien militaire que civile, fluctue au gré des environnements géopolitiques, de l’évolution du PIB mondial et de la santé économique des pays mais aussi des choix budgétaires des pays en matière de défense.

Cette industrie se structure autour de :

  • Donneurs d’ordre : ce sont des « systémiers », qui conçoivent l’architecture des grands systèmes et les assemblent (Airbus Group, Boeing, Dassault…), ou des motoristes, qui conçoivent et fabriquent les moteurs (SNECMA et FAMAT en Pays de la Loire),
  • Sous-traitants de rang 1 : ils posent les produits directement sur l’appareil (exemples : Daher, Duqueine Atlantique …),
  • Sous-traitants d’autres rangs : ils travaillent sur les produits et services constructifs d’ensembles.

De manière schématique, l’industrie aéronautique mondiale peut se résumer à un affrontement aussi bien économique que technologique entre les constructeurs américains et européens, avec la concurrence que se livrent l’américain Boeing (96 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2015, 160 000 salariés) et l’européen Airbus Group (73 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2015, 140 000 salariés).  

Photographie de la filière aéronautique en Pays de la Loire

Chiffres clés, spécificités

Avec 5 % du total des effectifs en aéronautique française, la région des Pays de la Loire est la 5e région française de la filière aéronautique. Elle se situe derrière les régions Île-de-France, qui est ex-aequo avec la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (28 % des effectifs chacune), Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes (14 %) et Provence-Alpes-Côtes d’Azur (9 %). C’est la 2e région pour la construction de structures aéronautiques civiles.

La région compte 111 établissements de la filière aéronautique sur son territoire, dont 101 sous-traitants, représentant plus de 14 000 salariés. Elle dispose d’une forte expertise en composites pour l’aéronautique grâce au site de Technocampus composites et aux entreprises du secteur des composites. On y trouve également des acteurs majeurs en électronique tels que Thales Communication & Security, Tronico, Éolane… qui travaillent notamment pour l’aéronautique militaire. Le secteur des drones civils commence à se développer en Pays de la Loire. Le poids des activités et le nombre d’acteurs dans le domaine spatial et de l’armement y sont en revanche négligeables (excepté pour l’électronique).

La filière aéronautique civile en Pays de la Loire est mise en avant par la présence sur son territoire de deux sites Airbus à Nantes et Saint-Nazaire et de nombreux sous-traitants.

Marchés, panorama des entreprises

En Pays de la Loire, la part d’emplois salariés de la filière aéronautique représente un peu plus d’1 % de l’emploi salarié marchand régional. Les établissements et les salariés de la filière sont situés majoritairement en Loire-Atlantique en raison de la concentration d’activités autour des sites d’Airbus à Nantes et Saint-Nazaire.

Parmi les entreprises phares de la filière aéronautique en région, figurent deux principaux donneurs d’ordre :

  • Airbus group : leader mondial de la filière avec Boeing. Avec deux sites en Loire-Atlantique (Airbus Nantes et Saint-Nazaire) et Stelia aerospace (filiale à 100 % d’Airbus Group) à Saint-Nazaire, c’est le 2e pôle industriel d’Airbus en France, après celui de Toulouse. Son activité est en constante augmentation et plusieurs années de production sont assurées grâce aux commandes. Des investissements réguliers interviennent en région (180 millions d’euros en 2016). Airbus Nantes-Bouguenais emploie 2 600 salariés. L’activité principale est la conception et la fabrication des caissons centraux de voiture de tous les Airbus, des poutres ventrales (pour les A340-500/600), des ailerons (pour les A330, A340 et A380), des entrées d’air de nacelles (pour les A340-500/600 et A380) et des radômes (coupole protégeant l’antenne d’un radar, le radôme constitue généralement la pointe avant d’un avion) pour tous les appareils. Airbus Saint-Nazaire-Montoir-de-Bretagne emploie 2 850 salariés. Son activité principale est l’assemblage, les équipements et les essais des fuselages avants et centraux des Airbus, la fabrication de composants systèmes et structuraux. Stelia aerospace, née de la fusion en 2015 d’Aerolia (entreprise toulousaine d’Airbus Group) avec Sogerma, emploie 6 100 personnes, dont 4 500 en France et environ 800 salariés qui travaillent dans l'unité de production de Saint-Nazaire. Parmi les enjeux primordiaux du site nazairien d’Airbus, la question de la logistique est centrale et nécessite le recours à des opérateurs et des modes de transports spécialisés : trafics avec l’avion-cargo Beluga, flotte de navires rouliers adaptée, barges fluviales vers l’usine de Nantes, convois routiers, plate-forme Logistique Loire Estuaire (2LE) à proximité immédiate des terminaux portuaires…
  • FAMAT (Fabrications Mécaniques de l’Atlantique) : localisé à Saint-Nazaire (siège), ce fabricant de carters de turboréacteurs (pièces fixes qui constituent les structures principales des moteurs civils de General Electric et Safran Snecma, équipant les avions d’Airbus et Boeing) emploie 450 salariés. Il est étroitement associé au succès du CFM56, le moteur d’avion le plus répandu dans le monde.

À noter que Boeing a adhéré en septembre 2016 au pôle EMC2 (Pays de la Loire, Bretagne).

D’autres grandes entreprises de la filière sont aussi présentes sur le territoire (liste non exhaustive) :

  • Duqueine Atlantique : filiale de Duqueine Rhône-Alpes, cette société emploie plus de 700 salariés dont 230 salariés sur son site de Malville (44). Spécialiste du composite pour l’aéronautique, c’est un fournisseur de rang 1 pour Airbus Group et Safran.
  • Daher : cet équipementier de rang 1 européen, intégrateur de solutions « Industries et Services », spécialisé en aéronautique et défense, nucléaire et énergie, biens d’équipement, détient 13 établissements en Pays de la Loire (4 principaux) représentant environ 1 700 salariés.
  • We are Aerospace : ce groupe de quatre sous-traitants de l’aéronautique (Chatal, Farella, Espace et Armor Méca) créé en 2016, emploie environ 1 000 salariés. Son siège est à Herbignac (44).
  • Souriau : ce groupe international filiale du groupe américain Esterline emploie 600 salariés à son siège France à Champagné (72) et 100 salariés dans son autre établissement à La Ferté-Bernard. Il conçoit, produit et commercialise des solutions de connectique pour l’aéronautique, l’aérospatiale, la défense et l’industrie.
  • Loiretech : ce sous-traitant de rang 1 de 55 salariés implanté à Mauves-sur-Loire (44) conçoit et fabrique des moules destinés aux pièces thermoplastiques et composites complexes et de grandes tailles. En 2015, il a racheté son activité de réalisation d’outillages métalliques à Allio (Malville, 44, 100 salariés).
  • Thales Communication & Security : leader mondial français des hautes technologies pour les marchés de la défense et de la sécurité, de l’aérospatial et du transport, Thales est présent sur deux sites en Pays de la Loire : à Cholet (1 100 salariés, activité axée sur la communication radio sécurisée) et à Laval (200 employés, centre de compétence unique en Europe pour les solutions d’identification et les communications aéronautiques et navales).

L’activité de la filière aéronautique est en croissance dans la région depuis 2010, se traduisant notamment par d’importants recrutements.

Au niveau des infrastructures, l’aéroport de Nantes, avec une augmentation du nombre de passagers, une centaine de destinations desservies dans le monde et plus de 50 % du trafic à l’international, est le premier aéroport international du Grand Ouest (n°1 en Europe pour la qualité de services, n°1 en France pour le trafic des charters).

Dans le domaine du transport de passagers, le Groupe Dubreuil en Vendée (3 500 salariés dans tous les secteurs économiques) investit dans la création de compagnies aériennes : Air Caraïbes, créée en 2005, qui propose 34 vols quotidiens et en 2016, avec le lancement de la compagnie low cost long courrier, French Blue.

L'état des lieux de la filière aéronautique en France et dans le monde

Au niveau national 

© Groupe Safran, moteur CFM56

La France est la 1ère puissance aéronautique d’Europe et la 2e au niveau mondial. C’est le seul pays avec les États-Unis à posséder une filière aéronautique complète. Des avionneurs français sont présents sur tous les marchés (civil, militaire, spatial) et tous les produits (satellites, avions, hélicoptères, fusées, drones) : c’est le cas d’Airbus, Dassault et Eurocopter. La filière française est composée d’un important tissu d’équipementiers et de motoristes, dont certains sont leaders mondiaux sur leurs marchés comme Safran et Thales. De nombreux sous-traitants, fournisseurs et prestataires de services, sont présents sur le territoire national. Portée par un chiffre d’affaires en hausse et un carnet de commandes record, l’industrie française aéronautique se porte bien. Le chiffre d’affaires (civil et militaire) en 2014 s’élève à 49 milliards d’euros (+5 % par rapport à 2013). L’industrie est tirée par le secteur civil qui représente 77 % du chiffre d’affaires et 83 % des commandes.

L’industrie aéronautique constitue le 1er solde excédentaire de la balance commerciale française. En 2015, la progression record de 11 % des exportations pour un montant total de 58 milliards d’euros est à souligner. Les exportations françaises sont pour un tiers vers l’Europe, un quart vers les États-Unis et 10 % vers la Chine, le Japon et le Moyen-Orient. Quelques difficultés demeurent néanmoins liées au recrutement. En effet, satisfaire les besoins en personnels qualifiés sur certains métiers est l’un des défis majeurs que doivent relever les entreprises aéronautiques françaises. Le manque de fonds de roulement lié notamment à la frilosité des organismes de crédits est également un frein au développement.

Sur la période 2005-2014 le chiffre d’affaires de l’activité aéronautique française est en progression de 73 %.

En 2015, l’industrie aéronautique emploie en France environ 180 000 salariés, plus de 310 000 en comptant les sous-traitants. 42 % des recrutements concernent des ingénieurs-cadres, 33 % des ETAM et 25 % des ouvriers. Les régions leaders en France en termes d’emplois dans ce secteur sont l’Île-de-France (28 % des effectifs), ex-aequo avec la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

Au niveau mondial et européen

Au niveau mondial, l’industrie aéronautique et spatiale concerne un cercle restreint de territoires spécialisés. En effet, peu de pays ou régions du monde sont dotés d’une envergure internationale dans ce domaine. Pour le secteur de l’aéronautique, les principaux pays aux perspectives de croissance importantes à moyen ou long terme sont les États-Unis, l’Europe (France, Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Allemagne, Pays-Bas, Suède), le Canada, le Brésil, la Russie, Israël, la Chine et le Japon. Pour le secteur du spatial, seuls les États-Unis, l’Europe, la Russie, la Chine et le Japon ont des compétences et activités significatives dans ce domaine.

Les États-Unis et le Canada occupent la première place mondiale de la filière aéronautique. La France, pays pionnier avec les États-Unis, occupe la 1ère place européenne, la 2e à l’échelle mondiale.

Au cours des dernières années, la filière aéronautique mondiale s’est restructurée, à l’initiative des grands donneurs d’ordres, soucieux de se recentrer sur leurs cœurs de métiers. Pour faire face à la mondialisation de la filière aéronautique, les équipementiers, mais aussi les sous-traitants et les sous-équipementiers, doivent produire à moindre coût, ce qui les contraint de plus en plus à s’implanter dans les pays émergents. À l’horizon 2020, la flotte mondiale aura quasiment doublé par rapport à 2000.

En 2014, le marché mondial de l’aéronautique et de la défense représente environ 709 milliards de dollars de chiffre d’affaires dont 315 milliards de dollars dans la construction aéronautique civile (+8 % par rapport à 2013). En revanche, celui de l’aéronautique militaire est en baisse sur l’année 2014 (-2 % par rapport à 2013), en raison notamment de coupes dans le budget militaire américain. Toutefois, sur ce marché concurrentiel et éminemment politique, la reprise des commandes pourrait intervenir plus tôt que prévu, avec l’augmentation des budgets de défense pour faire face aux menaces internationales actuelles.

Le trafic aérien mondial de passagers est en progression de 6,5 % en 2015. Dans ce contexte, Airbus et Boeing affichent un niveau de production record en 2015 : sur les 1 397 avions de plus de 100 places livrés par les deux constructeurs, 635 avions ont été livrés par Airbus et 762 avions par Boeing. En termes de carnets de commandes, Boeing et Airbus Group totalisent chacun sept à dix années de production en janvier 2016.

Une augmentation de 20 % de l’activité de la filière est prévue au cours des dix prochaines années. Cette croissance sera surtout portée par le développement des activités aéronautiques civiles puisque les activités « défense » seront amenées à stagner sur la période. La hausse sera essentiellement soutenue par l’augmentation de la demande venue d’Asie et de Chine notamment, qui devrait représenter un peu plus de 35 % des demandes d’avions dans les 20 ans. Elle est également soutenue par le besoin d’aéronefs moins gourmands en énergie et plus conformes aux nouvelles contraintes environnementales. En effet, les organisations représentatives du transport aérien mondial se sont engagées sur des objectifs très ambitieux. À l’horizon 2020, la future génération d’avions devra émettre 50 % de dioxyde de carbone en moins que la moyenne des avions des années 2000, 80 % d’oxydes d’azote en moins et générer 50 % de nuisances sonores en moins.

Il est à noter que le marché de l’aviation d’affaires est en fort développement : plus de 13 000 avions d’affaires devraient être livrés sur les dix prochaines années. Avec des prévisions de livraisons de 800 unités par an d’ici 2017, la croissance est également soutenue sur le segment des hélicoptères civils, qui représente un tiers du marché total des hélicoptères.

Face au dynamisme actuel du marché, des constructeurs venus de Chine comme par exemple Commercial Aircraft Corporation of China (Comac) basé à Shanghaï, de Russie avec les sociétés Sukhoi basée à Moscou ou Irkut basée à Irkouts du Brésil (Embraer basée à Sao José dos Campos dans l’État de Sao Paulo), sans oublier le canadien Bombardier, viennent tenter à différentes échelles de concurrencer les deux géants mondiaux, notamment sur l’énorme marché des courts ou moyens courriers de 150 à 250 places. Le Cseries du canadien Bombardier devrait entrer en service en 2016. Le projet russe MS 21 du Russe Irkut serait, quant à lui, prévu pour 2017. Forte de son potentiel de marché - la région Asie-Pacifique devrait concentrer la moitié de la croissance du trafic aérien d’ici 2030 - la Chine affiche clairement sa volonté politique d'étoffer son industrie aéronautique avec son C-919 futur rival des Airbus A320 et Boeing B737 qui doit être mis en service en 2020 au plus tard. Ces derniers sont cependant confrontés à des défis tels que :

  • La certification (les BRIC – Brésil, Russie, Inde, Chine - doivent obtenir l’aval des autorités de certification),
  • proposer aux compagnies aériennes une gamme complète (maintenance de la flotte, formation des pilotes…).

Un important levier de croissance est à prévoir dans les années à venir sur le marché de la maintenance aéronautique mondiale, marché stratégique promis à un bel avenir. Avec le vieillissement des flottes civiles, la tendance va s’amplifier.

Sur le plan européen, l’industrie aéronautique est la principale source de rayonnement et d’attractivité à l’international. L’outil de production européen est performant en termes de coûts de développement et de production mais aussi de durée de vie des produits ; la productivité du travail est en hausse (+60 % en 20 ans, soit 3 % par an) et le chiffre d’affaires est en croissance continue (environ 200 milliards d’euros en 2014, 2e position après l’Amérique du Nord).

Le secteur de l’aéronautique civile est le principal marché de l’industrie européenne avec un chiffre d’affaires de 92 milliards d’euros en 2014 (aéronautique militaire : 49 milliards d’euros). Le marché européen est très concentré et partagé entre six pays : la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne (avec environ 480 000 emplois, ces trois pays assurent les deux tiers de l’emploi), l’Italie, l’Espagne et la Suède. L’industrie aéronautique européenne réalise plus de la moitié de son chiffre d’affaires à l’export. 90 % des ventes sont réalisées par les sept principaux groupes industriels : Airbus Group, BAE Systems, Finmeccanica, Thales, Rolls-Royce, Safran, Dassault Aviation.

L’industrie spatiale européenne est fortement dépendante du marché commercial : les investissements institutionnels sont faibles et Arianespace est prédominante (deux tiers des lancements de satellites de communication). La concurrence américaine et russe sur le marché des lanceurs commerciaux et l’émergence de nouveaux pays (Chine, Japon…) notamment a fragilisé la position de l’industrie spatiale européenne.

Avertissement

Les données collectées au niveau régional, national, européen ou mondial ne peuvent être mises en relation en raison des périmètres d’études qui peuvent s’avérer différents selon le niveau géographique (exemple : le calcul des effectifs salariés au niveau national peut avoir un périmètre d’études différent du périmètre de niveau régional).

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Quelques entreprises régionales phares

Les principales entreprises régionales leaders au niveau national ou international :

  • Airbus group, donneur d'ordre, leader mondial de la filière avec Boeing (sites à Nantes et Saint-Nazaire, 44) ;
  • Famat, donneur d'ordre, fabricant de carters de turboréacteurs (site à Saint-Nazaire, 44) ;
  • Daher, équipementier de rang 1 européen, intégrateur de solutions « Industries et Services », spécialisé en aéronautique et défense, nucléaire et énergie, biens d’équipement (13 sites en Pays de la Loire).

Les principaux évènements en région

  • Composites Meetings (novembre 2017) : convention d’affaires internationale des matériaux composites, organisée tous les deux ans à Nantes. Elle rassemble les fournisseurs et les donneurs d’ordres de nombreux secteurs d’activité : aéronautique, automobile, bâtiment, construction navale…
  • Drone Expérience (septembre 2016) : à Nantes, salon annuel des drones professionnels et de loisirs (drones civils). Cet évènement unique en France est labellisé dans le cadre de la French Tech.
  • Journée Robot4Manufacturing (octobre 2016) : rendez-vous d’affaires entre industriels et fournisseurs de solutions robotiques industrielles, à La Roche-sur-Yon.

Hors région, avec la participation de la Région Pays de la Loire :

  • SIAE Le Bourget (juin 2017) : tous les deux ans à Paris, salon International de l’Aéronautique et de l’Espace.
  • JEC World (mars 2017) : à Paris, salon annuel international dédié aux matériaux composites.