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Robotique

Dernière mise à jour : mars 2017

© Sepro Robotique

Les chiffres clés de la filière robotique en région Pays de la Loire

 

  • Une des premières régions de France en robotique et cobotique (source Technologies clés 2020 - Direction Générale des Entreprises) - (voir l'encadré « définitions » ci-contre) ,
  • 60 établissements, 1 500 salariés, 150 chercheurs (source ADIT 2016),
  • Un marché de la robotique en région estimé à 165 millions d'euros de chiffre d'affaires (source : estimation ADIT),
  • Principaux marchés cibles des entreprises régionales liées à la robotique : industrie automobile et équipementiers (30 %), agroalimentaire (14 %), agriculture (9 %) et industrie mécanique et de fabrication (8 %) (source ADIT).

 

Des entreprises en Pays de la Loire figurent parmi les plus remarquables de la filière au niveau national et/ou mondial : SEPRO Robotique (85), seul fabricant français de robotique industrielle, ECMA, Axiome, Europe Technologies, Huguet ingénierie, SITIA, Gobio, Robotique expertise, ARD72 (sièges en Pays de la Loire), Yaskawa France (siège au Japon), Europlacer (siège en Grande-Bretagne)... Ces deux dernières entreprises sont implantées en région.

Il faut également noter la présence de la PRI PROXINNOV, située en Vendée, dont l’objet est la sensibilisation et l’accompagnement des entreprises à la robotisation.

Trois pôles de compétitivité se trouvent en région et se sont investis dans le secteur de la robotique : le pôle EMC2, qui a labellisé des projets en robotique industrielle, le pôle Végépolys, dans le domaine de la robotique agricole et le pôle Valorial en agroalimentaire qui a aussi des projets dans ce domaine.

Les caractéristiques de la filière robotique

La « robotique » se définit comme la science et technique de la robotisation, de la conception et de la construction des robots, le robot étant un appareil automatique capable de manipuler des objets ou d’exécuter des opérations selon un programme fixe, modifiable ou adaptable. La robotique s’appuie sur l’ingénierie mécanique, l’électronique et l’informatique.

Ses domaines d’application couvrent deux secteurs :

  • La robotique industrielle : elle fait appel à un manipulateur (machine pouvant saisir et/ou déplacer des objets plus ou moins lourds ou encombrants), « multi-application » (adaptabilité à des applications différentes avec modification du système mécanique), reprogrammable (sans modification du système mécanique), sur trois axes ou plus (spécification du mouvement du robot en mode linéaire ou rotatif) qui peut être fixé sur place ou mobile, destiné à être utilisé dans des applications d’automatisation industrielle. La robotique industrielle est présente dans les industries automobile, agroalimentaire, électronique, notamment pour des opérations de soudage, manutention, chargement et déchargement, mise en peinture, assemblage…
  • La robotique de service : elle concerne l’utilisation de robots pour l’exécution de tâches utiles pour l’homme à l’exclusion des applications industrielles. Elle est de deux sortes : professionnelle (BtoB : assistance au travailleur pour le soulager de tâches répétitives, difficiles et/ou dangereuses, dans les domaines de l’agriculture, du nettoyage professionnel, de la construction et démolition, du médical, de la défense…) et personnelle (BtoC : pour des tâches domestiques, télésurveillance, assistance à la personne…). 

 

Photographie de la filière robotique en Pays de la Loire

Chiffres clés, spécificités

La robotique est un axe de développement important des politiques régionales pour l’amélioration de la compétitivité des entreprises par la robotisation. Une articulation avec le plan « Industrie du futur » est recherchée.

La plateforme régionale d’innovation Proxinnov en Vendée fait l’interface entre les PME, les intégrateurs (voir l'encadré « définitions » ci-contre) et les fabricants de robots afin de sensibiliser et accompagner les entreprises à la robotisation.

L’IRT Jules Verne, le Technocampus Smart Factory, le laboratoire IRCCyN de l’Ecole Centrale de Nantes (ce dernier faisant partie de l’Equipex Robotex, équipement d’excellence financé depuis 2014 dans le cadre des investissements d’avenir), qui sont plus centrés sur la R&D, le CEA Tech à Bouguenais et le CETIM, tous deux impliqués dans le programme Robot Start PME, développent aussi leurs compétences en robotique.

Marchés, panorama des entreprises

Les activités de la filière robotique sont concentrées principalement dans trois départements de la région : la Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire et la Vendée. Ce sont aussi dans ces départements que se trouvent les structures d’innovation, de développement, de recherche et de formation en lien avec la filière.

Dans la chaîne de valeur régionale, les maillons les plus représentés en Pays de la Loire sont les intégrateurs (42 entreprises) et les bureaux d’études (26 entreprises). Beaucoup d’entreprises ligériennes ont une activité principale (automatisme ou équipementier) et se diversifient dans la robotique. Le tissu industriel est composé en majorité de petites entreprises. Toutefois, la plus importante, SEPRO Robotique, dépasse les 400 salariés.

Le chiffre d’affaires de la filière robotique régionale est d’environ 165 M€, dont 66 M€ sont réalisés par SEPRO Robotique.

Les principaux marchés des entreprises régionales liées à la robotique sont l’industrie automobile et les équipementiers (30 %), l’agroalimentaire (14 %), l’agriculture (9 %) et l’industrie mécanique et de fabrication (8 %).

Des entreprises phares du secteur de la robotique se situent en région :

  • SEPRO Robotique : sur 430 salariés en France, 200 travaillent à La Roche-sur-Yon (85), siège de l’entreprise. C’est l’une des premières entreprises au monde à avoir développé des robots cartésiens (voir l'encadré « définitions » ci-contre) pour des presses à injection plastique. Seul fabricant français de robotique industrielle, SEPRO Robotique est le premier vendeur indépendant de robots cartésiens en Europe et le premier fournisseur de robots de l’industrie automobile en Europe et en Amérique du Nord. 
  • Yaskawa France : filiale de Yaskawa Electric Corporation (Japon), acteur majeur de la robotique industrielle (14 600 salariés et plus de 290 000 robots installés dans le monde). L’établissement de Saint-Aignan-de-Grandlieu (44), 61 salariés, est spécialisé dans la fabrication de produits mécatroniques, et détient 10 % du marché de la robotique en France. C’est un des leaders mondiaux en matière de dispositifs de commande.
  • Europlacer : entreprise du groupe britannique Blakell, 140 salariés dans le monde dont 70 à La Rocheservière (85). Elle équipe les électroniciens (industriels ou sous-traitants) de robots intelligents (voir l'encadré « définitions » ci-contre) et fournit notamment les géants Airbus et Boeing, l’électronique militaire de BAE ou Thalès Satellite, et commercialise également ses produits à des entreprises locales comme Tronico (systèmes électroniques, 85), Atlantic (chauffage, 85) et Sercel (industrie high-tech, 44).


D’autres entreprises sont également présentes sur le territoire (liste non exhaustive) :

  • Axiome (Aizenay, 85), intégrateur privilégié du suédois ABB, géant mondial de la fabrication de robots,
  • ECMA (Le Pin-en-Mauges, 49), intégrateur,
  • Europe Technologies (Boufféré, 85), intégrateur,
  • Huguet Ingénierie (Luçon, 85), équipementier,
  • SITIA (Bouguenais, 44), bureau d’études,
  • Gobio (Carquefou, 44), robotique de services,
  • Robotique expertise (Mouzillon, 44) et ARD72 (Guécélard, 72), entreprises spécialisées dans les services de réparation et de maintenance.

L'état des lieux de la filière robotique en France et dans le monde

Au niveau national 

En France, 66 % des robots industriels sont intégrés dans les ETI et grands groupes, 17 % dans les PME.

L’outil industriel perd en compétitivité. C’est en partie lié à un fort retard en matière d’investissement robotique et de numérisation des entreprises.

La France s’est donc donné pour objectif de rattraper son retard dans le secteur de la robotique industrielle. En effet, elle est dépassée par l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni en termes d’acquisition de robots industriels. Cette baisse de ses acquisitions s’explique par une diminution considérable des investissements en solutions robotisées de tous les secteurs industriels et notamment le secteur automobile. À l’échelle nationale, le plan Robot Start PME a été lancé par l’État dans ce sens. En 2015-2016, 170 contrats ont été signés avec des PME françaises. La répartition géographique montre que les régions Rhône-Alpes, Pays de la Loire (21 entreprises avec en premier l’agroalimentaire et les équipements en agri-agro, programme géré par le CETIM) et Bretagne étaient en tête avec une vingtaine d’entreprises accompagnées dans chacune de ces régions. Ce plan n’a néanmoins pas connu le succès escompté.

L’industrie automobile est la principale utilisatrice de la robotique industrielle (40 %) suivie par la métallurgie, l’industrie des plastiques, parachimie et chimie, les industries agroalimentaires et enfin les industries électriques et électroniques.

SEPRO Robotique, en Vendée, est le seul fabricant français de robots industriels.

 

Alors que le marché de la filière robotique industrielle en France est en retard, celui de la robotique de service à usage professionnel est en plein essor. En effet, les ventes ont augmenté de 40 % entre 2009 et 2012 et le taux de croissance moyen annuel estimé est de 7 % entre 2013 et 2015. Cependant, les entreprises françaises dans ce domaine sont majoritairement sous-capitalisées et s’arrêtent le plus souvent au stade des prototypes.

 

Le tissu industriel français de la robotique de service est varié grâce à :

  • De grands industriels de la défense (Dassault Aviation, Sagem, Thalès en région parisienne…),
  • De grands groupes industriels dans différents secteurs,
  • Un groupe de PME historiques (Cybernetix à Marseille, Robosoft à Bidart ou BA Systèmes à Mordelles),
  • Plusieurs TPE/PME, souvent spin-off de laboratoires académiques (Gobio à Nantes, Wany Robotics à Montpellier…).


Les filiales françaises des principaux constructeurs étrangers dans l’industrie robotique se situent en Île-de-France (ABB, Adept, Comau…), en Pays de la Loire (Yaskawa, Europlacer, Staübli) et en Rhône-Alpes (Stäubli). Dans la chaîne de valeur de la robotique, on trouve en France un grand nombre d’intégrateurs (environ 400).

Il est à noter une forte dynamique dans les activités de R&D liées à la robotique de service (défense, médical…).

La région Pays de la Loire est l’une des régions françaises les plus dynamiques en matière de R&D. Elle est aussi l’une des régions ayant le plus de chercheurs impliqués dans la robotique.

Dans le cadre de l’industrie du futur, la robotique industrielle est un acteur majeur de la 3e révolution industrielle et un outil indispensable à la modernisation des installations et à la conception de nouveaux processus de production.

Au niveau mondial et européen

La robotique industrielle

Au niveau mondial, l’année 2013 fut une année record pour la vente de robots industriels (+12 % par rapport à 2012, soit un marché représentant 8,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires). Les principaux marchés mondiaux sont l’Asie (avec plus de 50 % d’unités vendues, la Chine est le premier acquéreur de robots industriels en 2013 et le Japon est le premier fabricant mondial de robots industriels), l’Europe (26 % d’unités vendues) et l’Amérique (18 %). Malgré une croissance plus faible entre 2012 et 2013, l’industrie automobile reste la plus demandeuse en termes de robots industriels, devant l’électricité/électronique, la métallurgie, les industries chimiques, du caoutchouc et de la plasturgie et l’industrie agroalimentaire.

En Europe, environ 43 000 robots industriels ont été acquis en 2013, soit 5 % de plus qu’en 2012. C’est l’Allemagne qui est en tête des achats de robots industriels (18 300 unités, +4 %), en raison de la présence sur son territoire d’industries automobiles et électroniques de pointe. Elle devance l’Italie (4 700 unités, +7 %), l’Espagne (2 770 unités, +38 %), le Royaume-Uni (2 490 unités, -16 %), la France (2 160 unités, -27 %) et la République Tchèque (1 340 unités, +29 %). C’est la seule nation européenne qui rivalise avec les autres grandes puissances que sont le Japon, la Chine, les États-Unis et la Corée du Sud. En Europe, les installations robotisées ont augmenté de 17 % chez les constructeurs automobiles, alors qu’on note une baisse des investissements en robotique dans les autres secteurs.

Entre 2008 et 2013, le taux de croissance annuel moyen européen du marché de la robotique industrielle, est de 4,5 %, soit presque trois fois moins que les deux autres continents.

La robotique de service à usage professionnel

Au niveau mondial, les ventes dans ce domaine ont peu de croissance (+4 % en 2013). Les principaux secteurs utilisateurs sont la défense et la robotique de terrain (exploration, agriculture, élevage) avec 75 % des robots vendus en 2013 dans ces deux secteurs.

Malgré une baisse des acquisitions en 2013, la défense reste le secteur majoritaire (45 % du total), dans lequel les drones comptent pour 90 %, malgré une décroissance de 12 % entre 2012 et 2013. Le marché des drones de combat est dominé par les États-Unis (45 % de la demande mondiale) et Israël.

La vente de robots de terrain est en progression de 4 % par rapport à 2012. Ces robots sont constitués à 86 % par des robots de traite.

Avertissement

Les données collectées au niveau régional, national, européen ou mondial ne peuvent être mises en relation en raison des périmètres d’études qui peuvent s’avérer différents selon le niveau géographique (exemple : le calcul des effectifs salariés au niveau national peut avoir un périmètre d’études différent du périmètre de niveau régional).

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Définitions

  • Cobotique : Située entre la robotique industrielle et la robotique de service à usage professionnel, la cobotique se définit comme étant la coopération entre l’être humain et des systèmes intelligents, tenant ensemble le même objet ou outil ; l’homme garde son pouvoir décisionnel et le robot apporte une force supplémentaire ou une plus grande précision du geste (source Technologies 2020 de la Direction Générale des Entreprises).
    Exosquelette Hercule développé par la société RB3D
    Exosquelette Hercule développé par la société RB3D
  • Intégration d'un robot : L’intégration permet de connecter le robot à l’automate, aux réseaux, de réaliser la programmation, l’implantation physique du bras ainsi que de déterminer et mettre en œuvre tous les systèmes utiles au robot pour remplir sa fonction (source : Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche).
  • Robot cartésien : On appelle robot cartésien, un robot dont le porteur assure des déplacements de l'organe terminal selon les trois axes d'un repère orthonormé (source : INRIA - institut national de recherche dédié au numérique).
  • Robot intelligent : Un robot intelligent est un assemblage complexe de pièces mécaniques et de pièces électroniques, le tout pouvant être piloté par une intelligence artificielle. Les robots intelligents sont capables de prendre des décisions d’après leur état et celui de leur environnement, et sont dotés pour cela de capteurs évolués et d’une grande capacité de traitement de l’information (source : Encyclopédie Larousse).

Quelques entreprises régionales phares

Les principales entreprises régionales leaders au niveau national ou international :

  • SEPRO Robotique, premier vendeur indépendant de robots cartésiens en Europe, premier fournisseur de robots de l'industrie de l'automobile en Europe et en Amérique du Nord (site à La Roche-sur-Yon, 85) ;
  • Yaskawa France, spécialisée dans la fabrication de produits mécatroniques (site à Saint-Aignan-de-Grandlieu, 44) ;
  • Europlacer, principale entité du groupe britannique Blakell : équipe les électroniciens (industriels ou sous-traitants) de robots intelligents (site à La Rocheservière, 85).

Les principaux évènements en région

  • Robot4Manufacturing à La Roche-sur-Yon (octobre 2016) : rendez-vous d’affaires dédiés à la robotique industrielle.
  • Laval Virtual à Laval (mars 2017) : salon international annuel en réalité virtuelle.