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Géomorphologie, géologie et hydrologie

Dernière mise à jour : novembre 2016

Un relief peu élevé

La région des Pays de la Loire est caractérisée par son relief doux et de basse altitude. Elle constitue à ce titre la région administrative française avec le relief le moins élevé : l’altitude moyenne étant de 78 mètres. Le point culminant régional se situe au Mont des Avaloirs en Mayenne, à une hauteur de 416 mètres. À titre de comparaison, le point culminant ligérien ne fait pas un dixième du Mont Blanc (4 808 m), plus haut sommet français situé dans les Alpes.

Le relief des Pays de la Loire est donc majoritairement composé de plaines qui se caractérisent par des surfaces planes, avec des dénivellations relativement faibles et des vallées peu encaissées. Les faibles pentes produisent ainsi des paysages de collines, comme dans le val de Loire par exemple.

Le relief est cependant plus élevé au nord de la Sarthe et de la Mayenne, ce qui correspond aux Alpes Mancelles, une terminaison orientale du Massif Armoricain dont l’altitude peut atteindre en certains points plus de 350 mètres. Ce sont des plateaux fragmentés avec des versants plus abrupts qui forment ainsi des vallées plus encaissées. Le plateau des Mauges, qui marque l’extrémité sud du Massif Armoricain est partagé entre la Vendée, le Maine-et-Loire ainsi que les Deux-Sèvres. Il constitue également l’un des espaces les plus vallonnés de la région avec des points culminants à plus de 250 mètres.

Carte 1 : Un territoire largement dominé par la plaine

 

Source : ORES

Une localisation sur trois grands domaines géologiques

Les Pays de la Loire se situent au croisement de trois grands domaines géologiques à l’échelle de la France, ce qui en fait un territoire contrasté. Le Massif Armoricain constitue la plus grande partie de la région (57 %), le Bassin Parisien est localisé sur la frange nord-est de la région et le Bassin Aquitain au sud de la Vendée.

Le Massif Armoricain est une ancienne chaîne de montagne qui s’étend du Finistère à la Sarthe, et de la Manche aux Deux-Sèvres. Il est le deuxième plus grand massif ancien de France, après le Massif Central et est constitué de roches caractéristiques : granites, gneiss, schistes. Ce massif s’est formé au cours de l’ère primaire (lors de l’orogenèse hercynienne) et s’est constitué sur un socle dont certaines roches datent d’environ deux milliards d’années. Les premières montagnes se sont érigées il y a environ 250 millions d’années et sont depuis 40 millions d’années soumis à divers processus d’érosion, ce qui explique que ce relief soit aujourd’hui doux et peu élevé.

Le Bassin Parisien est né au cours de l’ère secondaire, grâce à l’alternance entre des périodes d’envahissement de la mer et des périodes d’émersion. Ce bassin sédimentaire s’est formé en couches de roches successives qui se sont accumulées. Les roches les plus récentes se situant au centre du Bassin Parisien (datant du tertiaire), les roches les plus âgées se trouvent dans ses marges (notamment à l’est des Pays de la Loire). Les couches sédimentaires du Bassin Parisien sont dominées par des roches calcaires (liées aux formations calcaires en milieu autrefois marin ou liés à des organismes fossilisés), mais sont également composées d'argiles (marnes ou craies marneuses). Le relief du Bassin Parisien situé dans la région est surtout marqué par la présence de cuestas dans le nord-est de la Sarthe.

Le Bassin Aquitain s’est constitué au cours de l’ère secondaire sur un socle ancien totalement nivelé par l’érosion. Il a alors été marqué par deux périodes d’envahissement de la mer et une longue période d’émersion entre les deux, tout comme le Bassin Parisien. Cela a permis une sédimentation marine (constituée de roches calcaires ou marneuses) jusqu’au pied du Massif Armoricain. Pendant l’ère tertiaire et quartenaire, les incursions marines se sont limitées à seulement quelques espaces : le Marais Poitevin était alors ennoyé dans le Golfe du Poitou. Aujourd’hui en partie asséché, le Marais Poitevin constitue en quelque sorte la partie du Bassin Aquitain présente dans les Pays de la Loire.

Carte 2 : Un territoire situé au contact d’un massif ancien et de bassins sédimentaires

 

Un réseau hydrographique dense

La région est bordée à l’ouest par l’Océan Atlantique, ce qui lui permet de profiter d’une bande littorale de 368 kilomètres de longueur, soit environ 10 % des côtes françaises. La région dispose également d’un réseau hydrographique étoffé avec environ 18 000 kilomètres de cours d’eau sur son territoire. Un réseau qui s’organise autour de la Loire et de ses affluents, mais qui intègre aussi des fleuves côtiers et des zones humides. De ce fait, la région est presque entièrement située sur le bassin hydrographique Loire-Bretagne, à l’exception de l’extrémité nord-ouest appartenant au bassin Seine-Normandie.

Le réseau hydrographique est donc largement structuré autour de la Loire et de ses principaux affluents que sont la Maine et l’Erdre au nord ou le Thouet, le Layon, la Sèvre Nantaise et la Boulogne au sud. On retrouve néanmoins des fleuves côtiers indépendants du réseau hydrographique de la Loire, comme en Vendée (la Vie, le Lay, la Sèvre Niortaise). La Loire - qui débouche dans l’Océan Atlantique - est soumise à l’influence des marées depuis l’océan jusqu’à l’agglomération nantaise. Elle est donc marquée par la présence du sel et d’un « bouchon vaseux », caractéristique des grands estuaires à marée et qui brasse un million de tonnes de sédiments. Enfin, c’est un fleuve qui a connu une artificialisation de son cours à travers de multiples endiguements, dragages réalisés entre le Moyen-Âge et le XIXe siècle, transformant ce réseau hydrographique autrefois très complexe en un chenal principal.

L’hydrographie régionale est aussi marquée par l’importance des zones humides littorales et continentales, liée en partie à l’imperméabilité du sous-sol hercynien. La région possède ainsi un grand nombre de marais rétro-littoraux comme le Marais Poitevin, l’une des plus vastes zones humides françaises (80 000 hectares) ou encore le Marais Breton partagé entre la Loire-Atlantique et la Vendée. Ces marais rétro-littoraux se sont formés naturellement il y a 4 000 à 2 500 ans lorsque la mer s’est retirée pour la dernière fois et qu’un cordon dunaire s’est constitué à l’avant du front de mer, formant des dépressions marécageuses. D’autres ont été créés artificiellement grâce à la poldérisation du littoral. On trouve en outre des marais maritimes qui se situent le long de l’estuaire de la Loire. La région dispose enfin de zones humides continentales, composées d’eau douce à l’image des Marais de l’Erdre, des Marais de Goulaine, ou encore du Lac de Grand-Lieu en Loire-Atlantique. Ce dernier est le plus grand lac naturel de plaine de France, en hiver.

Carte 3 : Un réseau hydrographique dense et varié

 

Source : Ores

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Définitions

  • Plaine : un espace géographique se caractérisant par une surface plane, située à basse altitude et avec des pentes assez faibles.
  • Vallée : une dépression géographique façonnée dans le relief par un cours d’eau ou un glacier.
  • Versant : une surface topographique inclinée qui est située entre des points hauts (un pic, une crête, le sommet d’un relief) et des points bas (pied de versant).
  • Colline : une forme de relief de taille modérée qui s’élève au-dessus d’un plateau ou d’une plaine et qui se distingue dans le paysage.
  • Massif ancien : un relief d’altitude continu rassemblant des montagnes constitué pendant l’ère primaire.
  • Socle : une structure géomorphologique plate constituée d’un ensemble de roches magmatiques, sur lequel repose souvent de multiples couches sédimentaires.
  • Érosion : un processus de dégradation du relief. Elle peut être d’origine mécanique (éclatement dû au gel, abrasion par le vent…), chimique (dissolution, oxydation…) ou par d’origine biologique/humaine (érosion végétale, déforestation…).
  • Cuesta : une forme de relief constitué d’un plateau légèrement incliné en sens inverse (le revers) d’un côté, et d’un talus (le front) en pente raide de l’autre.
  • Bouchon vaseux : un phénomène résultant de la rencontre des eaux fluviales et marines dans un estuaire et où les sédiments fin en suspension sont très concentrés.
  • Poldérisation : un processus d’extension artificielle des terres sur des espaces ennoyées (littoral, lac, marais…), grâce à des systèmes de digues et d’étiers.