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Santé financière des entreprises (Banque de France)

L’objet de ce zoom est d’apporter un éclairage sur la santé économique des entreprises en région. L’analyse s’appuie sur les indicateurs produits par la Banque de France (base Acsel). Le champ de l’observation porte sur un peu plus de 14 000 entreprises ligériennes et réalisant plus de 750 000 euros de chiffre d’affaires.

Six secteurs “bien orientés” et trois “en difficulté”

L’évolution du résultat courant avant impôt sur le chiffre d’affaires (RCAI/CA)1 entre 2009 et 2013 est un bon indicateur de la performance des entreprises. Au regard de cet indicateur, deux familles de secteurs économiques ressortent : les secteurs “bien orientés”, caractérisés par une amélioration du RCAI/CA entre 2009 et 2013 et trois secteurs “en difficulté” caractérisés à l’inverse par une diminution de la performance économique. Dans le secteur de l’habillement-cuir-textile, l’innovation a favorisé la réalisation de bonnes performances économiques en permettant de se positionner sur le haut de gamme. L’exportation a été le moteur de la croissance du secteur de la fabrication de machines et équipements.

Le redressement du secteur de la fabrication de matériels de transport après 2009 s’explique avant tout par la bonne santé de l’aéronautique.

Le secteur de la construction peine à sortir de la crise : éclatement de la bulle immobilière, diminution de la commande publique en raison des contraintes budgétaires des collectivités… En conséquence, l’emploi salarié a diminué de 3 % entre 2012 et 2013.

Les PME-PMI entre 50 et 249 salariés un peu plus résilientes

Conséquence directe des effets de la crise économique sur les très petites entreprises (effectif compris entre 0 et 9 salariés), le chiffre d’affaires par entreprise a diminué entre 2009 et 2010 dans 9 des 17 secteurs observés par la Banque de France. La baisse a été particulièrement forte (supérieure à 15 %) dans l’agroalimentaire, l’imprimerie et la fabrication de meubles.

En revanche, pour les entreprises dont l’effectif salarié est compris entre 50 et 249 salariés, seul le chiffre d’affaires par entreprise a diminué dans la fabrication de matériel de transport.

(1) Le RCAI correspond au bénéfice ou à la perte de l’entreprise avant l’intégration du résultat exceptionnel et le paiement de l’impôt sur les sociétés.

 

Graphique : Écart entre le RCAI/CA en 2009 et 2013 (en point de %)

Des possibilités de financements bancaires encore disponibles

Le tableau ci-dessous recense les secteurs pour lesquels la part des crédits mobilisables dans l’ensemble des encours a augmenté entre 2009 et 2013.

Plusieurs hypothèses peuvent être avancées pour expliquer cette évolution :

  • À côté du financement bancaire, les entreprises utilisent également d’autres sources de financement (fonds propres, fonds en provenance de leur holding, appel aux marchés financiers pour les grandes entreprises…)
  • Certains projets d’investissements ont pu être reportés.
  • Enfin, sur la période observée, les entreprises de ces secteurs ont eu tendance à rembourser leur dette sans en contracter de nouvelles.
Tableau : Part des crédits mobilisables dans le total des encours (en %)

 

Crédits mobilisables : les possibilités de crédit ne sont pas toujours activées par les entreprises et il reste parfois des crédits non utilisés pour le développement de projets.

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