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Les investissements étrangers en Pays de la Loire

Dernière mise à jour : avril 2017

Une présence modeste d’entreprises à capitaux étrangers

En Pays de la Loire, les entreprises sous contrôle étranger emploient 9 % des effectifs salariés marchands et réalisent 10 % du chiffre d’affaires. Ces proportions sont plus faibles qu’au niveau national. Auprès des investisseurs étrangers, la région a son socle industriel et ses nombreuses entreprises de tailles intermédiaires pour principaux atouts. D’autres facteurs, tels que sa localisation excentrée, jouent en revanche en sa défaveur. Pour 2016, le bilan des investissements étrangers en Pays de la Loire fait état de 64 projets créateurs de plus de 2 000 emplois sur trois ans. Évolution marquante, le nombre de créations est en forte progression. Ce type d’opérations représente désormais un investissement étranger sur deux.

Une contribution limitée à l’emploi, un fort impact sur les échanges commerciaux

En Pays de la Loire, 2 165 établissements dépendent d’une entreprise filiale d’un groupe étranger* en 2013. Ils emploient 76 300 salariés, soit 9,1 % des effectifs salariés des secteurs marchands. Le même taux atteint 12,4 % en France métropolitaine (11,2 % hors Île-de-France). Les établissements sous contrôle étranger génèrent 10 % du chiffre d’affaires en région, contre 19 % au niveau national.

Si leur contribution à l’emploi et à la richesse est modeste, ces établissements réalisent un tiers des exportations de la région. Investissements étrangers et flux commerciaux sont en effet étroitement liés, dans une économie mondiale où les échanges entre entreprises d’un même groupe sont croissants.

*Une entreprise est filiale d’un groupe étranger lorsqu’elle est détenue à plus de 50 %. Un groupe est lui-même dit étranger si l’entreprise à sa tête est localisée à l’étranger.

Champ : secteurs marchands hors agriculture et secteur financier

Un tissu économique attractif, une géographie moins favorable

En Pays de la Loire, comme en France (hors Île-de-France), la moitié des emplois contrôlés par un groupe étranger sont industriels. Les investissements concernent par ailleurs majoritairement des établissements de 50 à 499 salariés. La structure du tissu économique régional, à forte orientation industrielle et reposant sur une large proportion d’établisse¬ments de taille moyenne, est ainsi tout à fait favorable aux investissements étrangers.

Cependant, les territoires frontaliers de l’est et du nord du pays, ouverts sur l’Europe, ainsi que l’Île-de-France, où se concentrent les centres de décision, attirent en priorité les investissements. Dans les régions Grand Est, Île-de-France et Hauts-de-France, entre 15 % et 18 % des emplois salariés sont sous contrôle étranger. L’effet « géographique », prenant en compte les spécificités régionales hors structure productive (localisation, infrastructures, notoriété, acteurs économiques…), apparaît en effet négatif en Pays de la Loire. La région pâtit notamment de sa localisation excentrée au sein de la France et de l’Europe. Son important tissu d’entreprises familiales, ses faibles dépenses en recherche & développement sont d’autres facteurs explicatifs possibles.

Une moindre présence dans la plupart des secteurs, des disparités entre territoires

Un faible degré d’internationalisation dans l’agroalimentaire, première industrie régionale

Cette moindre contribution des entreprises étrangère à l’économie des Pays de la Loire se vérifie dans de nombreuses activités. Le secteur de la fabrication de biens d’équipement, le plus internationalisé, affiche une part d’emplois salariés sous contrôle étranger de 36 %, alors que la part est de 42 % au niveau national (hors Île-de-France). L’écart est particulièrement prononcé dans l’industrie agroalimentaire, avec 6 % de salariés sous contrôle étranger, contre 11 % en moyenne en province. En Pays de la Loire, l’emploi dans l’agroalimentaire est en effet majoritairement concentré dans de grands groupes au siège social régional. Cette particularité, conjuguée au poids élevé du secteur en région, explique en partie la moindre participation des groupes étrangers à l’économie des Pays de la Loire.

Champ : secteurs avec une part de l'emploi salarié dépendant de groupes étrangers supérieure à 5 %

Le classement des secteurs selon leur taux de contrôle étranger peut être rapproché du classement des secteurs selon leur taux d’exportation (cf. secteurs exportateurs), au moins pour l’industrie. Le secteur de la fabrication de biens d’équipement, comprenant notamment la fabrication de machines et d’équipements électriques et électroniques, ainsi que le secteur de la fabrication de matériels de transport affichent à la fois les taux de contrôle étranger les plus élevés et les plus forts taux d’exportation. Inversement, l’industrie agroalimentaire, sous faible contrôle étranger, est peu exportatrice.

Ces constats illustrent l’interdépendance et la complémentarité entre investissements étrangers et échanges commerciaux. Avec la fragmentation des processus de production, les entreprises multinationales fabriquent des biens intermédiaires et finaux dans différents pays, aux différents stades de production, afin d’exploiter la diversité des avantages comparatifs. Les investissements à l’étranger contribuent ainsi à accroître les échanges de biens intermédiaires et de produits finis entre la société-mère et ses filiales, et plus globalement à accroître les échanges intragroupes.

Moins de 6 % des salariés sous contrôle étranger en Vendée, 12 % en Sarthe

À l’intérieur des Pays de la Loire, la part des salariés travaillant pour un groupe étranger varie en fonction des territoires, et notamment selon les caractéristiques de leur tissu productif. Elle est inférieure à 6 % en Vendée et en Mayenne, qui sont aussi les départements où l’industrie agroalimentaire pèse le plus dans l’économie. La part des effectifs sous contrôle étranger se rapproche en revanche de la moyenne nationale en Loire-Atlantique et en Sarthe. Dans ces deux départements, des secteurs plus internationalisés comme la fabrication de machines ou la fabrication de matériels de transport, sont fortement représentés. Plus localement, comme dans les zones d’emploi de La Flèche, La Ferté-Bernard et Châteaubriant, la part des salariés travaillant pour un groupe étranger peut dépasser 15 %.

Des groupes européens pour la plupart

Les groupes étrangers présents sur le territoire sont majoritairement européens : allemands ou britanniques dans plus d’un tiers des cas, mais également suisses, belges, néerlandais, suédois, italiens… Les groupes américains concentrent 19 % des salariés dépendant d’entreprises sous contrôle étranger en Pays de la Loire.

Source : Insee - Direccte Pays de la Loire, La région attire plus d’investissements étrangers que ses voisines de l’Ouest, octobre 2016.

 

Pour en savoir plus :

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Bilan 2016 des investissements étrangers

Les Pays de la Loire ont attiré 64 décisions d’investissement étranger* en 2016, permettant la création ou le maintien d’environ 2 150 emplois sur trois ans. Ces projets sont pour la plupart des créations ou des extensions. La dynamique des créations est forte : passées de 16 en 2015 à 30 en 2016, les implantations ont presque doublé en un an.

Un projet d’investissement sur trois porte sur des activités de production, contre un sur quatre en France. En région, il s’agit principalement d’investissements d’entreprises des secteurs des matériels aéronautiques et navals, de l’automobile, de l’agroalimentaire et des machines et équipements mécaniques. Un projet sur cinq concerne des activités de services aux entreprises.

Plus de deux tiers des investissements enregistrés en Pays de la Loire en 2016 proviennent d’Europe, Allemagne en tête avec 15 projets, devant l’Italie et le Royaume-Uni. Les États-Unis sont les premiers investisseurs non européens en région, avec 8 projets. Ils devancent le Japon et la Chine.

* Investissements étrangers physiques et créateurs d’emploi durable : créations, extensions, reprises, reprises-extensions, rachats-extensions

Sources : Agence régionale - Pays de la Loire Territoires d’Innovation ; Business France