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Rencontres 2011

L'analyse de filières : 15 septembre 2011

1- Analyse des filières, présentation par l'Insee

Définition

C’est l’ensemble des unités qui concourent à la production d’un produit fini homogène (optique « output ») ou à la valorisation d’une matière première (optique « input »). Une filière n’est pas un secteur, une branche, un pôle de compétitivité, un cluster…

Limite « amont » : les filières sont définies sur la base des mesures d’échanges monétaires marchands entre les unités qui la constituent, en prenant en compte les échanges de biens et services intermédiaires. Les biens d’équipement sont inclus dans la filière. On exclue donc la coopération, la formation, le partage de compétences ainsi que les activités générales (nettoyage, sécurité…).

Limite « aval » : mise sur le marché. On n’intègre pas le devenir des produits (réparation, recyclage).

Le repérage des éléments d'une filière

Détermination des activités détaillées (niveau 732 de la nomenclature) qui composent la filière.

Distinction entre activités de type noyau, partiel ou potentiel.

Détermination des entreprises de la filière :

  • Base : liste des codes d’activités.
  • Source complémentaire possible dans le domaine industriel : enquête annuelle de production à partir d’une liste des produits de la filière.
  • Avis d’experts au niveau régional.
Les informations statistiques utilisées
  • localisation des unités de la filière,
  • concentration, spécialisation,
  • centres de décision,
  • caractéristiques de la main d’œuvre,
  • analyse financière de la filière,
  • contextes national et international.

Mais il est nécessaire d’aller au-delà des informations statistiques pour décrire le fonctionnement de la filière ainsi que le type de relations entre les acteurs par des interviews d’acteurs et d’experts.

Notion de filière régionale

Le périmètre intègre toutes les unités de la zone étudiée, même si elles n’ont pas d’échanges entre elles. S’il n’y a pas d’échange régional, la filière est « potentielle ».

Plusieurs études régionales ont déjà été réalisées : la filière automobile dans le Nord-Pas-de-Calais (données statistiques + enquête, depuis 3 ans), la filière aéronautique en Aquitaine et Midi-Pyrénées (par enquêtes annuelles), la filière bois dans les Pays de la Loire (données statistiques).

Un groupe de travail est en cours pour fournir un cadre d’analyse statistique aux directions régionales de l’Insee avec quatre filières privilégiées : automobile, aéronautique, bois et lait. Ce cadre méthodologique sera prêt en fin d’année.

Au niveau national, la DGCIS (Direction générale de la compétitivité, de l'industrie et des services - Ministère de l’Économie, des finances et de l’industrie) a lancé une étude sur la filière automobile en septembre 2011, les résultats sont prévus pour juin 2012, avec des données qui pourront être exploitables au niveau régional. Le projet est de poursuivre par la filière aéronautique.

Télécharger la présentation de l'Insee

2 - Analyse de filières réalisée par les Chambres de Commerce et d'Industrie

Présentation des travaux réalisés par les Chambres de Commerce et d’Industrie pour l’ACEL (Association communautaire de l’estuaire de la Loire) en 2009 sur les filières industrielles.

20 filières ont été étudiées :

Des filières définies par leur « marché » Des filières définies par leur « métier »
Aéronautique Électrique – électronique
Agencement Emballage
Ameublement Manutention – levage
Automobile Mécanique
Biotechnologies et sciences du vivant Métallurgie
Bois Navale – nautisme
BTP Nutrition animale et humaine – Agro équipement
Composites Plasturgie
Éco-industries Textile
Énergie Végétal – Agri équipement
Étape 1 : Utilisation de l’enquête « entreprises »

Les données utilisées proviennent de la base entreprises de la CCIR, alimentée par l’enquête de juin-juillet 2008 auprès de 8 662 entreprises en Pays de la Loire. Le champ concerne :

  • Industrie, 5 salariés et plus
  • Commerce inter-entreprises, 5 salariés et plus
  • BTP, 20 salariés et plus
  • Services professionnels (Ingénierie, études techniques – Analyse, essais, inspections techniques – Services annexes à la production) : 0 salarié et plus.

Le taux de réponse est de 68 % soit 5 913 entreprises.

Étape 2 : Informations complémentaires

Recherche d’informations complémentaires sur les secteurs clients des entreprises de 100 salariés et plus n’ayant pas répondu à l’enquête (environ 400).

Sources principales :

  • Sites Internet des entreprises,
  • Kompass,
  • Observatoire Industrie – BTP – Commerce inter-entreprises 2005,
  • Conseillers CCI.

Pour des filières spécifiques d’autres recherches ont été menées.

Étape 3 : Analyse des filières – Rédaction des fiches
  • Classement des entreprises dans une ou plusieurs filières « marchés »
  • Constitution du cœur de filière au travers des codes NAF des entreprises
  • Identification et classement par métiers des entreprises servant le cœur de filière
  • Repérage des entreprises « emblématiques » de la filière
  • Dessin de « l’arbre » de la filière
  • Analyse des réponses aux questions qualitatives
  • Cartographie régionale de la filière
Les limites de l’exercice 
  • l’absence d’information sur les secteurs clients des entreprises de moins de 100 salariés n’ayant pas répondu à l’enquête
  • le manque de précision dans les réponses sur les secteurs clients
  • des codes NAF ne correspondant pas à l’activité réelle de l’entreprise
  • les activités de sièges sociaux ou de holdings, non « raccrochées » à leurs filiales industrielles
  • l’impossibilité d’affecter les effectifs proportionnellement à l’activité que les entreprises déploient pour la ou les filières « marché »s auxquelles elles appartiennent
  • l’approche empirique sur les filières atypiques (biotechnologies, composites).

L’enquête «entreprises» a été relancée en septembre 2011, et pourra être exploitée début 2012. Elle est envoyée aux 30 000 établissements de plus de 10 salariés inclus dans le répertoire des entreprises des Chambres de Commerce.

Les Chambres de Commerce vont ensuite définir des actions stratégiques par filières sur la base de ces travaux.

Télécharger la présentation de la CCI Nantes St-Nazaire

Questions et débat

Prenez-vous en compte les changements technologiques qui modifient de fait le périmètre des filières (par exemple utilisation de matériaux composites ou bois au lieu de métal) ?

C’est difficile car il faut à la fois garder une continuité des séries statistiques et s’adapter aux évolutions.

Les liens inter-régionaux sont-ils mesurables ?

Pas par les travaux statistiques seuls, il faut une enquête en complément.

Comment traitez-vous les entreprises classées en holdings ou sièges sociaux ?

Elles ne sont pas réintégrées dans les données statistiques, ce serait trop complexe.

Fournisseurs

Les fournisseurs peuvent être de niveaux 1, 2 ou 3, ce qui est repéré dans les relations identifiées dans la méthode des Chambres de Commerce.

Utilisation de l’étude

L’analyse de filière pourrait être utilisée pour définir, au niveau régional ou départemental, le type d’entreprises (activité) à prospecter pour les faire venir. Mais attention, les entreprises veilleront à disposer également d’un environnement recherche et formation.

3 - Suites de la réunion sur l'ouverture des données publiques

Éric Murie présente les dernières informations sur ce projet. Comme cette problématique relève de l’État et de la Région, le projet a été confié à Synapse, et intégré à l’étude sur l’e-administration. Un livre blanc est en préparation, comprenant 18 propositions dont l’ouverture aux données, avec un Portail régional des données publiques. Ce livre blanc sera présenté au comité de pilotage du 28 septembre 2011.

Cette proposition intègre le projet Etatlab de l’État. Ce ne serait pas un entrepôt de données mais un portail de liens.

Le projet de Livre blanc, une fois validé par les commanditaires, sera présenté au cours de cinq réunions de concertation dans les départements. La publication du Livre blanc est envisagée fin 2011 ou début 2012.

4 - Thèmes pour la prochaine réunion

Deux thèmes ont été évoqués :

  • la diffusion et appropriation des travaux des observatoires. Ce thème pourrait également être relié à l’ouverture des données publiques.
  • l’évolution des zonages, dont les nouvelles zones d’emploi. Modalités de définition, usages possibles.
Cette réunion sera programmée au 1er trimestre 2012.

L'ouverture des données publiques : 20 janvier 2011

Contexte

L’État et les collectivités locales s’engagent dans l’« ouverture » de leurs données publiques. Il s’agit ainsi de permettre à d’autres acteurs de réutiliser les masses de données que les collectivités produisent dans leur activité quotidienne : informations géographiques, statistiques, localisation des services, informations sur les transports.

Cette mise à disposition vise à améliorer les services aux habitants ou en inventer de nouveaux, faire émerger de nouvelles connaissances, enrichir le débat public… Il s’agit d’un enjeu important pour les observatoires, spécialistes de longue date du traitement, de l’analyse et de la diffusion de données (produites en internes ou provenant de partenaires). Comment s’appuyer sur cette expérience pour s’inscrire pleinement dans ce mouvement ? D’un point de vue technique, une diffusion plus large des données nécessitent l’application de normes d’interopérabilité. En quoi l’application de ces normes peut-elle réduire les coûts de collecte, de traitement, de stockage, de mise à jour ?

Introduction sur l’ouverture des données publiques

Télécharger la présentation au format PDF 

Jacques-François Marchandise intervient en tant que directeur de la recherche et de la prospective de la Fing. La Fing est une association créée en 1999 sur les questions de l’information numérique. Parmi les projets en cours il cite celui de la 27e région de France sur les technologies numériques, et un projet sur les monnaies. Elle est également éditeur du site de référence internet-actu.net .

La complexité de la question de l’ouverture des données est illustrée par les dénominations utilisées : on parle d’ouverture ou de partage, de libération (tendance libertaire) ou de libéralisation (tendance marché)… C’est un processus en tension entre les possibilités techniques, toujours plus importantes, et les enjeux sociaux.

Cette question n’est pas seulement théorique ou sociétale, la directive européenne Inspire impose l’accès aux données publiques du domaine de l’environnement un coût qui ne soit pas supérieur à la mise en œuvre technique de cet accès. Les responsables de SIG se sont impliqués rapidement dans ce processus. La démarche pose de nombreuses questions :

  • peut-on aller au-delà de l’accès, à la possibilité de réutilisation ?
  • est-ce un nouveau marché générateur de valeur, ou est-ce plus rentable de libérer les données de façon gratuite ? Il y a peu d’études sur le sujet sauf celle de Cambridge qui montre que les externalités d’une mise à disposition gratuite sont supérieures à ce qui pourrait être facturé en paiement des mises à disposition. Il semble que la position de l’API (agence du patrimoine immatériel, Ministère des finances) évolue en ce sens,
  • qu’est-ce qu’une donnée publique ? Par exemple les données de gestion du Velib à Paris ont été récupérées par des développeurs qui ont créé des applications permettant de connaître les disponibilités de places et de vélos, et maintenant si des vélos sont cassés… La donnée de base est privée/publique, les données ajoutées par les usagers… La Ville de Paris a considéré qu’elle avait intérêt à laisser faire.

On va rentrer dans un monde dans lequel la production de données, de capteurs deviendra dominante. Il y a 1 000 fois plus d’appareils connectés au web, qui peuvent générer des informations, que d’humains. On va vers le web sémantique (partage de données).

Des collectivités ont lancé des concours sur ce thème : « que feriez-vous si on vous mettait à disposition des données publiques ? » à la CU de Brest, Landerneau, Rennes, Paris, en Aquitaine… D’autres collectivités se sont engagées dans des expérimentations : Région Bretagne, Aquitaine, CU de Bordeaux, Marseille, Toulon, les pôles numériques Drôme-Ardèche, Manche… Cette démarche produit : de nouveaux services (concurrents des services existants ?)

  • du développement économique,
  • de la création culturelle,
  • des perspectives pour l’aménagement du territoire,
  • du débat démocratique (mais c’est en soi un sujet de débat)
  • de la connaissance.

En conclusion, il y a donc plein de possibles, mais aussi des risques de captation par le secteur privé sur les territoires et auprès des populations les plus riches, ce qui pourrait engendrer une dégradation de la qualité de la production des données publiques, ce que l’on nomme la data lassitude. À lire sur le sujet : L’ouverture des données, et après ? Par Daniel Kaplan

Débat

On note une tendance à donner accès à deux niveaux, par exemple l’IGN met à disposition des photos aériennes mais avec une résolution de 50 cm, les photos avec une résolution de 25 cm étant payantes. Jacques-François Marchandise complète avec l’exemple de Rennes qui libère 90 % de ses données mais vend les 10 % restants (par exemple les réseaux souterrains pour les entreprises de travaux publics).

Le RGI (référentiel général d’interopérabilité)

Gaëtan Gaborit (Société publique régionale / Ores) fait une présentation rapide du RGI.

Il s’agit d’une démarche portée par l’État (Direction générale de la modernisation de l’État) en direction des autorités administratives. Cette démarche a abouti à la publication d’un document évolutif : la v1.0 du 12/05/2009 est téléchargeable sur le site de la DGME .

Ce document contient les règles d’interopérabilité auxquelles les autorités administratives doivent se conformer, afin d’atteindre les objectifs suivants :

  • Améliorer la qualité des services fournis aux administrés.
  • Promouvoir les services en ligne en réduisant les délais de mise en œuvre.
  • Maîtriser les coûts de développement et de maintenance.
  • Favoriser l'interopérabilité des systèmes d’information en respectant l’autonomie des acteurs.
  • Contribuer à l’ouverture des systèmes d’information dans leur écosystème (relations avec les citoyens et les entreprises et avec d’autres organismes publics).
  • Adopter un langage et une sémantique communs lors des échanges d’information.
  • Diffuser les bonnes pratiques entre administrations européennes et converger vers un cadre d’interopérabilité commun.
  • Favoriser l’intégration et guider les administrations dans leurs choix de solutions.
  • Garantir la neutralité de l’administration en s’appuyant sur des normes et standards.
  • Favoriser la standardisation et l’innovation.

Références réglementaires

  • Directive 98/34/CE du Parlement européen
  • Ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005
  • Décret n°2007-284 du 2 mars 2007
  • Arrêté du 9 novembre 2009

À propos de la notion d’interopérabilité : l’interopérabilité est la capacité que possède un produit ou un système, dont les interfaces sont intégralement connues, à fonctionner avec d'autres produits ou systèmes existants ou futurs et ce sans restriction d'accès ou de mise en œuvre.

Source du graphique : Association April

La directive Inspire

Télécharger la présentation au format PDF. 

Patrice Lascostes, de la division des systèmes d’information sur les territoires à la DREAL, présente la directive Inspire. Cette directive concerne les données environnementales (au sens large, par exemple, les données démographiquesy sont intégrées), elle a été transposée en droit français fin 2010, avec un retard qui a valu à la France le paiement d'une amende. En ce qui concerne son application, la région est en avance sur d’autres régions françaises avec Géopal qui offre l'ensemble des outils et l'organisation nécessaire pour y répondre.

  • Les obligations de la directive Inspire :
  • respecter les normes d’interopérabilité des données (format des données),
  • constituer un catalogue des données, avec leur description (metadonnées),
  • respecter l’interopérabilité,
  • donner un accès gratuit aux métadonnées,
  • mettre à disposition les données,
  • mettre en place des géoservices,
  • mettre en place une organisation pour pouvoir échanger les données.

Le processus est donc lancé pour la France, ce qui va imposer de faire un effort de normalisation des données. Pour libérer il faut normaliser.  

Les normes d’échange des données géographiques : WMS/WFS

Télécharger la présentation au format PDF (cette présentation contient des modes d'emploi pour accéder aux serveurs WMS-WFS à partir d'applications SIG).  

Éric Murie (Région Pays de la Loire) présente ces deux normes.

Web Feature Service ou WFS et Web Map Service ou WMS sont des protocoles décrits dans des spécifications maintenues par l‘Open Geospatial Consortium (OGC). Ils visent à la communication de données géographiques via l’internet.

L'Open Geospatial Consortium, ou OGC, est un consortium international pour développer et promouvoir des standards ouverts, « les spécifications OpenGIS® », afin de garantir l’interopérabilité des contenus, des services et des échanges dans les domaines de la géomatique et de l’information géographique.

En 2009, l'OGC compte 371 partenaires du monde entier : structures commerciales et industrielles, agences gouvernementales et internationales, universités...

Web Feature Service ou WFS est un des protocoles décrits dans des spécifications maintenues par l‘OGC. Le service WFS permet, au moyen d'une URL formatée, d'interroger des serveurs cartographiques afin de manipuler des objets géographiques (lignes, points polygones...). Le protocole permet d’interroger la donnée affichée, et de réaliser des requêtes sur les couches affichées.

Web Map Service ou WMS permet de produire des cartes de données géoréférencées à partir de serveurs de données. Ces cartes seront ensuite visualisées sous la forme d’un service Web (URL) qui retournera une image visualisable sur un écran d'ordinateur. Le serveur produit des cartes aux formats image comme le JPEG, le PNG ou le GIF.

Ces données visualisées sous la forme d’une image ne sont pas interrogeables. Elles servent de support, de fond de plan, à la constitution de nouvelles cartes.

Les nouvelles normes d’échanges de données statistiques : TJS et SDMX

Présentation par Gaëtan Gaborit

Les géomaticiens ont bénéficié depuis quelques années du développement des normes d’interopérabilité pour l’information géographique, telles que WFS et WMS. Le projet régional Géopal s’appuie ainsi sur ces normes pour favoriser l’accès à l’information géographique et développer sa diffusion et son partage.

S’agissant des données purement statistiques (mais le plus souvent localisées), les avancées sont plus modestes. Si l’accès physique aux données est désormais plus aisé (téléchargement, envoi par mail), la documentation des données, la stabilité des modèles de données, les formats de fichiers demeurent de qualité très variable. À l’heure actuelle, l’intégration de données socio-économiques et leur réutilisation engendrent des coûts importants, et mobilisent les professionnels au détriment du temps pouvant être consacré à l’analyse.

Cependant les questions de normalisation et d’interopérabilité apparaissent désormais d’actualité.

Par rapport aux données géographiques, les données statistiques apparaissent plus complexes et hétérogène. Sur ce point on pourra consulter l’article « Opérationnalisation d’un profil ISO 19115 pour des données socio-économiques » qui étudie l’adaptation de la norme portant sur les métadonnées géographiques.

Si jusqu’alors la logique prédominante était celle du transfert pur et simple de données (récupération des données dans leur intégralité puis traitement ad hoc en local), l’interopérabilité se situe plus dans la logique de l’envoi d’une requête et de la récupération des résultats, via des services web.

Rappelons que les services web sont des composants informatiques exposant des fonctions sur le réseau (Internet, intranet). Ils doivent supporter des interactions et des échanges de données normalisées dans un environnement distribué, de manière indépendante des technologies d’implémentation utilisées. On peut citer comme exemple de service web Googlemaps qui a rendu public son API (interface de programmation), ce qui a entraîné un développement sans précédent de mashup.

La norme TJS (Georeferenced Table Joining Service), élaboré par l’OGC (Open Geospatial Consortium) et datée du 22 novembre 2010, propose les outils nécessaires au développement de service web permettant d’associer à une carte existante des données tabulées dotées d’un identifiant géographique. Elle a été implémentée par la société EMC3 sur son produit Géoclip, et peut être testée sur l’atlas de la région Basse-Normandie.

La norme SDMX (Statistical Data and Metadata eXchange), dont le développement a été initié en 2001, est portée par plusieurs organismes internationaux : BCE, OCDE, Eurostat, FMI, ONU, Banque mondiale, BRI. Elle est moins orienté vers la cartographie que TJS et prévoit le traitement de données complexes (hypercubes). Son usage est plus étendu mais sa mise en œuvre est apparemment plus complexe.

Elle contient :

  • un modèle de métadonnées ;
  • un modèle de données ;
  • des définitions de concepts, domaines, variables, codes ;
  • un modèle de registre et ses fonctions d’alimentation et d’interrogation ;
  • un modèle de service web.

Le site du SDMX : www.sdmx.org

L’utilisation du SDMX est testée dans le cadre du Census European Hub Project qui prévoit la diffusion des résultats des recensements nationaux 2011 par Eurostat. La France est associée à ce projet.

Quelles suites à cette réunion ?

Le CG 44 considère qu’il est bien dans le champ de la directive Inspire, et qu’il faut effectivement travailler sur les questions de savoir ce que l’on a, ce que l’on peut mettre à disposition, ce que l’on peut échanger.

Le Comité d’expansion économique de l’Anjou indique que leur SIG est réalisé et met en œuvre ces normes.

L’Insee indique qu’il s’engage dans l’application de la norme SDMX, et qu’il prépare la mise en œuvre du TJS pour 2012.

La DREAL effectue actuellement un travail de recensement de ses propres données, ce qui est un premier objectif important. Ensuite, pour la diffusion, cela sera fait en application des directives nationales et du respect du secret statistique.

Ce qui apparaît à l’issue de la réunion, c’est qu’il y a un réel besoin de recensement des données publiques pouvant et devant être mises à disposition, et que cela va demander un effort important de normalisation, description, création de catalogues. Plusieurs des participants sont intéressés par un groupe de travail sur ce sujet. Le thème devant nécessairement être traité en partenariat État-Région, des contacts vont être pris avec Géopal et Synapse pour envisager les suites à donner. Tous les participants seront informés des suites.

 

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Présentations de la réunion du 15 septembre 2011 sur l'analyse de filières à télécharger :

Insee : les filières économiques régionales

 

CCI Nantes Saint-Nazaire : approche filières industrielles régionales