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Migrations résidentielles

Plus d'arrivées que de départs

Comme les autres régions du littoral atlantique, les Pays de la Loire bénéficient d’une forte attractivité résidentielle. Les arrivées de population dans la région sont bien plus nombreuses que les départs. Cet excédent explique la moitié de la croissance démographique. L’apport de population se fait principalement depuis les régions limitrophes et l’Île-de-France.

Les Pays de la Loire, bénéficiaires au jeu des migrations résidentielles

Entre 2009 et 2014, la population des Pays de la Loire augmente en moyenne de 0,8 % par an, soit de 30 300 personnes chaque année. La moitié de cette augmentation résulte de la différence entre le nombre des naissances et le nombre des décès : il s'agit du solde naturel (croissance endogène). L'autre moitié provient de la différence entre les nouveaux-venus dans la région et ceux qui la quittent : il s'agit du solde migratoire (croissance exogène).

Ces phénomènes de déplacement de la population sont appelés migrations ré­si­den­tielles. Celles-ci peuvent être mesurées et analysées grâce au recensement.

Un exemple ici : les personnes interrogées en 2006 ont déclaré où elles résidaient le 1er janvier 2001, soit cinq ans auparavant.

Carte : Pays de la Loire, cinq ans d'entrées et de sorties

 Cartes des migrations résidentielles interrégionales

Trois principales logiques sont en œuvre dans les migrations résidentielles :

  • Les migrations de proximité
  • Les échanges avec la capitale
  • L'héliotropisme (attirance des populations vers des régions plus ensoleillées)

Les migrations résidentielles de proximité

Les migrations résidentielles sont nombreuses entre les Pays de la Loire et les régions voisines : Bretagne, Centre, Poitou-Charentes, Basse-Normandie.

Les échanges migratoires apparaissent particulièrement fournis avec La Bretagne, c'est par ailleurs la seule région périphérique avec laquelle le solde migratoire est négatif (37 162 entrées contre 40 321 sorties). Ces échanges concernent plus particulièrement les départements limitrophes à la Bretagne que sont la Loire-Atlantique et la Mayenne. Parmi les entrants bretons on dénombre une part plus importante d'étudiants et de membres des professions intermédiaires que parmi l'ensemble des entrants. Par contre la part des retraités y est beaucoup plus faible (6 % contre 13 % chez l'ensemble des entrants). Le profil des sortants est légèrement différent : la part des ouvriers et des retraités est plus importante que chez l'ensemble des sortants, les actifs avec emploi sont légèrement moins nombreux.

Les entrants en provenance de Poitou-Charentes se caractérisent par une proportion importante d'étudiants ou de jeunes actifs (professions intermédiaires et ouvriers). Le profil des sortants est similaire, mais il est également marqué par la présence plus forte de retraités. Les échanges avec la région Centre concernent plus particulièrement des jeunes actifs (ouvriers et professions intermédiaires), et ce dans les deux sens. Pour la Basse-Normandie, la part des étudiants parmi les entrants est plus élevée que la moyenne,  tout comme les entrées et des sorties d'ouvriers et d'employés, et les sorties de retraités.

Les échanges avec la capitale

C'est avec l'Île-de-France que les échanges sont numériquement les plus nombreux mais aussi les plus déséquilibrés : 72 771 entrées contre 36 514 sorties. Les entrées se caractérisent par une surreprésentation des retraités, et d'actifs trentenaires des professions intellectuelles supérieures. Les sortants sont de jeunes actifs (moins de 30 ans), avec une surreprésentation des professions intellectuelles supérieures et des professions intermédiaires. Ils sont plus particulièrement originaire de Loire-Atlantique et du Maine-et-Loire.

L'inscription des Pays de la Loire dans le marché national des emplois supérieurs se remarque également à travers l'entrée de ménages de cadres ou de professions intermédiaires en provenance d'Aquitaine, de Rhône-Alpes et de Midi-Pyrénées.

Les effets de l'héliotropisme

Le solde des migrations résidentielles entre les Pays de la Loire et les autres régions apparaît positif pour les régions situées au dessus de la ligne Bordeaux - Lyon (à l'exception de la Bretagne), et négatif pour les régions situées au dessous. Il s'agit de la traduction régionale d'un phénomène observé à l'échelle nationale, à savoir l'attraction qu'exercent les régions du sud et – plus récemment – de l'ouest, au détriment en particulier du quart nord-est de la France. Ce phénomène, mêlant héliotropisme (attirance pour les régions ensoleillées) et haliotropisme (attirance pour le littoral) est peu ou faiblement corrélé avec les indicateurs sociaux-économiques.

Pays de la Loire : une région attractive sauf pour les 20-29 ans

Si globalement la région des Pays de la Loire apparaît attractive, ce n'est pas le cas pour toutes les tranches d'âge. Ainsi pour les 20-24 ans et les 25-29 ans, le solde des entrées-sorties est négatif. Hors entrées depuis l'étranger, il s'élève à − 1579 pour les 20-24 ans, et à -5551 pour les 25-29 ans. Cependant, on observe une différence marquée entre les sexes. Pour les 20-24 ans, la mobilité apparaît plus importante chez les femmes que chez les hommes, alors que c'est l'inverse pour les 25-29 ans. Une hypothèse restant à vérifier pourrait expliquer ce phénomène : il s'agit du rôle joué par les formations médico-sociales (infirmiers, assistants sociaux). Ces formations sont fortement féminisées (88% des élèves infirmiers sont des femmes), elles sont accessibles par concours après le baccalauréat ou une année de préparation, et certaines régions connaissent des difficultés de recrutement (Île-de-France et Nord – Pas-de-Calais en particulier).

 Graphique : Entrées et sorties des Pays de la Loire par tranches d'âge (dénombrement fondé sur le domicile 5 années auparavant)
 
 Source : RP 2006, hors entrées depuis l'étranger   

Au regard du contexte national, la situation des Pays de Loire apparaît similaire à celle des régions voisines. Seules les régions les plus méridionales sont à la fois suffisamment éloignées de la capitale pour ne pas en subir l'attractivité, et riches d'une offre en matière d'enseignement supérieur et d'emplois qualifiés. Elles peuvent ainsi conserver leur population de jeunes adultes, et en attirer depuis d'autres régions.

Carte : l'attractivité des régions selon les tranches d'âge (2004) 

 

  

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